jeudi 25 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2408502 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ROSIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Rosin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé sa demande de délivrance d'une carte de résident ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer, à titre provisoire, une carte de séjour pluriannuelle valable quatre ans, dans un délai de quinze jours et sous astreinte de cent-cinquante euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer et statuer sur sa demande de titre de séjour dans le même délai et sous la même astreinte et de le munir d'un document provisoire de séjour assorti d'une autorisation de travail le temps de ce réexamen dans un délai de quarante-huit heures, sous la même astreinte ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros hors taxes en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, à défaut, du seul article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que sa demande de carte de séjour pluriannuelle en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire a été enregistrée il y a près de sept mois et qu'il est resté placé depuis sous attestation de prolongation d'instruction non renouvelée, que ces circonstances le placent dans une situation de précarité administrative et psychologique ainsi qu'en situation irrégulière et l'empêchant de travailler ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision dès lors que cette dernière est insuffisamment motivée et que cette situation porte atteinte à son droit en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire alors qu'il devrait bénéficier de la carte de séjour pluriannuelle de plein droit, en méconnaissance des dispositions des articles L. 424-1 à L. 424-4 et R. 424-1du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par le cabinet Actis Avocats, conclut au non-lieu à statuer.
Elle fait valoir avoir délivrer au requérant une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 15 janvier 2025.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 23 juillet 2024, M. A, représenté par Me Rosin, demande au juge des référés :
1°) de donner acte du désistement de ses conclusions à fins de suspension et d'injonction ;
2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros hors taxes en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, à défaut, du seul article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A fait valoir que suite à la communication de la requête en référé, la préfète du Val-de-Marne a décidé de lui remettre une nouvelle attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à séjourner et à travailler en France. Il précise que c'est grâce aux recours précités que cette issue a pu être obtenue.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 modifié pris pour son application ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Par une requête enregistrée le 11 juillet 2024 sous le numéro 2408525, M. A a demandé l'annulation de la décision contestée.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Guillemard, greffière d'audience, ont été entendus :
- le rapport de M. Girard-Ratrenaharimanga ;
- et les observations de Me El Assaad, représentant la préfète du Val-de-Marne, absente, qui maintient ses conclusions tendant au non-lieu à statuer.
M. A n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique à 14h52.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant afghan né le 10 mai 2001 à Baghlan (République islamique d'Afghanistan) bénéficie, par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 8 décembre 2023, du bénéfice de la protection subsidiaire. L'intéressé a par la suite déposé auprès de la préfète du Val-de-Marne une demande de carte de séjour pluriannuelle et s'est vu remettre une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 25 juin 2024. Cette attestation n'a pas été renouvelée malgré plusieurs demandes en ce sens tant par l'Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) qu'auprès des services de la préfète du Val-de-Marne. Il a donc considéré qu'une décision implicite de rejet avait été opposée à sa demande de carte de séjour pluriannuelle par la préfète du Val-de-Marne dont il a demandé l'annulation au présent tribunal par un recours pour excès de pouvoir enregistré le 11 juillet 2024, assorti de la présente requête en référé suspension. Postérieurement à sa requête, soit le 22 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne lui a remis une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 15 janvier 2025.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
4. Par son mémoire en réplique enregistré le 23 juillet 2024, M. A a indiqué se désister des conclusions de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
10. M. A est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle par la présente ordonnance. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. En application de ces dispositions, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 2 000 euros à Me Rosin au titre des honoraires et frais que le requérant aurait exposés s'il n'avait pas bénéficié de l'aide juridictionnelle. Dans l'hypothèse où la demande d'aide juridictionnelle serait rejetée, cette somme sera versée directement à M. A.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il est donné acte à M. A de son désistement des conclusions de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Article 3 : L'État versera une somme de 2 000 euros à Me Rosin, conseil de M. A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée. Dans l'hypothèse où la demande d'aide juridictionnelle serait rejetée, cette somme sera versée directement à M. A.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Rosin.
Copie en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
M. Girard-RatrenaharimangaLa greffière,
V. Guillemard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°240850
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026