mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409005 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | TCHIAKPE |
Vu la procédure suivante :
Par une lettre enregistrée le 5 mars 2024, M. C B, représenté par Me Tchiapke, a saisi le tribunal administratif de Melun d'une demande d'exécution de l'ordonnance du juge des référés du 20 février 2023.
Il indique que la préfète du Val-de-Marne n'a pas procédé au renouvellement des récépissés de demandes de titre de séjour le temps de l'instruction de sa demande de carte de résident en qualité de membre de la famille d'un réfugié.
La demande initiale de M. B a été communiquée le 4 avril 2024 à la préfète du Val-de-Marne, qui n'a présenté aucune observation.
Par une ordonnance du 10 juillet 2024, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d'exécution de l'ordonnance du 21 février 2023.
Le 24 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, a communiqué au tribunal un extrait du fichier national des étrangers indiquant qu'un nouveau récépissé de demande de titre de séjour avait été délivré à M. B le 19 février 2024 pour trois mois puis le 28 mai 2024 pour trois autre mois.
Par un mémoire enregistré le 27 août 2024, Me Tchiapke, représentant M. B, a informé le tribunal que ce dernier avait reçu un autre récépissé de demande de titre de séjour le 21 août 2024, valable jusqu'au 20 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun (requête n° 2300916) du 21 février 2023 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Après avoir, au cours de l'audience du 27 août 2024, tenue en présence de Madame Darnal, greffière d'audience, présenté son rapport, en l'absence de la requérante et de la préfète du Val-de-Marne, ou de leurs représentants, dûment convoqués.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 21 février 2023, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a, d'une part, constaté le non-lieu à statuer sur les conclusions présentées par M. B et tendant à la suspension de l'exécution de la décision de refus de lui accorder une date de rendez-vous en vue de lui permettre de déposer sa demande de carte de résident en qualité de membre de famille de réfugié et, d'autre part, avait enjoint à la préfète du Val-de-Marne de délivrer sans délai à M. B un récépissé de demande de titre de séjour, portant autorisation de travail, valable le temps de l'instruction de sa demande de carte de résident et de la remise effective de celle-ci. M. B s'est vu remettre un premier récépissé le 15 février 2023, valable six mois, qui n'a pas été renouvelé. Par une demande du 5 mars 2024, il a donc saisi le présent tribunal d'une demande d'exécution de l'ordonnance du 21 février 2023. La préfète du Val-de-Marne n'a formulé aucune observation tout au long de la procédure. Une phase juridictionnelle a été ouverte le 10 juillet 2024. Le 24 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne a communiqué au tribunal un extrait du fichier national des étrangers indiquant qu'un nouveau récépissé de demande de titre de séjour avait été délivré à M. B le 19 février 2024 pour trois mois puis le 28 mai 2024 pour trois autre mois. Celui-ci a ensuite informé le tribunal que ce récépissé avait été renouvelé le 21 août 2024 pour trois mois.
2. Aux termes de 1'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ".
3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a délivré au requérant des récépissés de demande de titre de séjour les 19 février 2024, 28 mai 2024 et 21 août 2024. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande présentée par M. B sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la demande présentée par M. B sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés, La greffière,
A : M. Aymard A : L. Darnal
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°2409005
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026