mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409007 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Formation | Chambre Référés 13 |
| Avocat requérant | LOSSON |
Vu la procédure suivante :
Par une lettre du 12 décembre 2023, M. A C, représenté par Me Losson, a saisi le tribunal administratif de Melun d'une demande tendant à obtenir l'exécution de la décision du magistrat désigné par la présidente du présent tribunal en date du 17 août 2023, dans un délai de dix jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Elle indique que la préfète du Val-de-Marne n'a exécuté cette décision en aucun de ses points.
La demande initiale de M. C a été communiquée le 20 décembre 2023 à la préfète du Val-de-Marne qui n'a présenté aucune observation.
Des rappels en vue de l'exécution de la décision du 17 août 2023 ont été transmis à la préfète du Val-de-Marne les 30 janvier et 21 mars 2024.
Par une ordonnance du 4 juillet 2024, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d'exécution de la décision du 17 août 2023.
Le 31 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, a communiqué une pièce complémentaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision du magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Melun (requête n° 2301039) du 17 août 2023 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience du 27 août 2024, tenue en présence de Madame Darnal, greffière d'audience, M. Aymard a présenté son rapport, en l'absence du requérant et de la préfète du Val-de-Marne, ou de leurs représentants, dûment convoqués.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement du 17 août 2023, le magistrat désigné par la présidente du présent tribunal a, d'une part, annulé l'arrêté du 30 janvier 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait obligé M. A C, ressortissant ukrainien né le 16 mai 1981 à Ivano-Frankivsk, à quitter le territoire français sans délai, avait fixé le pays à destination duquel il pouvait être éloigné d'office et l'avait interdit de retour pour une durée de trois ans et, d'autre part, enjoint à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa situation dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour. Par une lettre du 12 décembre 2023, émanant du conseil de M. C, le présent tribunal a été informé que la préfète du Val-de-Marne n'avait exécuté cette décision en aucun de ces points. La préfète du Val-de-Marne n'ayant produit aucune observation lors de la phase administrative, une procédure juridictionnelle a été ouverte le 4 juillet 2024 à son encontre. Le 31 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne a communiqué au tribunal une copie d'écran du fichier national des étrangers indiquant qu'une autorisation provisoire de séjour avait été remise à l'intéressée le 22 mai 2024, valable trois mois.
2. Aux termes d'une part de 1'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 921-5 du même code : " Le président () du tribunal administratif saisi d'une demande d'exécution sur le fondement de l'article L. 911-4, ou le rapporteur désigné à cette fin, accomplissent toutes diligences qu'ils jugent utiles pour assurer l'exécution de la décision juridictionnelle qui fait l'objet de la demande. ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 921-6 de ce code : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, ou lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification du classement décidé en vertu du dernier alinéa de l'article précédent et, en tout état de cause, à l'expiration d'un délai de six mois à compter de sa saisine, le président de la cour ou du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. ".
3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a remis à M. C, le 22 mai 2024, un récépissé de titre de séjour valable jusqu'au 21 août 2024. L'intéressé, absent et non représenté à l'audience, ne soutenant ni que ce récépissé n'a pas été renouvelé après cette date, ni qu'une décision n'a pas été prise entretemps par la préfète du Val-de-Marne sur son droit au séjour, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'exécution de la décision du magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Melun en date du 17 août 2023.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution de la décision du 17 août 2023 du magistrat désigné par la présidente du présent tribunal présentée par M. C.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A C et à la préfète du Val-de-Marne.
Le magistrat désigné,, La greffière,
M. Aymard B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2409007
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026