lundi 18 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409010 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BENTOLILA |
Vu la procédure suivante :
Par une lettre enregistrée le 13 décembre 2023, Mme B A, représentée par Me Bentolila, a saisi le tribunal administratif de Melun d'une demande d'exécution de l'ordonnance de la juge des référés du 12 décembre 2023.
Elle indique que la préfète du Val-de-Marne refuse d'exécuter cette ordonnance en ne renouvelant pas son autorisation provisoire de séjour délivrée le 13 juin 2023 au-delà du
12 décembre 2023.
La demande initiale de Mme A a été communiquée le 20 décembre 2023 à la préfète du Val-de-Marne.
Un rappel de cette demande a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne le
1er mars 2024.
Le 31 mars 2024, la préfète du Val-de-Marne a communiqué au tribunal un extrait du fichier national des étrangers indiquant qu'un nouveau récépissé avait été remis à Mme A le
15 décembre 2023.
Par une lettre enregistrée le 14 juin 2024, Mme A, représentée par Me Bentolila a informé le tribunal que la préfète du Val-de-Marne n'avait pas renouvelé son autorisation provisoire de séjour délivrée le 15 décembre 2023 au-delà du 12 juin 2024 et que l'ordonnance n'était donc pas exécutée.
Par une ordonnance du 19 juillet 2024, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d'exécution de l'ordonnance du 12 décembre 2023.
Le 26 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne a communiqué au tribunal un nouvel extrait du fichier national des étrangers indiquant qu'un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 14 décembre 2024 avait été remis à Mme A le 10 juillet 2024.
Le 29 juillet 2024, Mme A, représentée par Me Bentolila, a pris acte de cette remise, et demande que soit mise à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
L'affaire a été radiée du rôle de l'audience du 27 août 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun (requête n°2304725) du 6 juin 2023 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 6 juin 2023, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a, d'une part, suspendu l'exécution de la décision du 17 avril 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne avait refusé de renouveler le titre de séjour en qualité de conjoint de ressortissant français de Mme A et, d'autre part, enjoint à cette autorité de délivrer à celle-ci, dans un délai de quinze jours à compter de l'ordonnance, une autorisation provisoire de séjour portant autorisation de travail valable jusqu'au jugement à intervenir sur la requête en annulation présentée le 11 mai 2023. Une première autorisation provisoire de séjour a été délivrée à Mme A le 13 juin 2023, valable six mois, qui n'a pas été renouvelée à son échéance malgré une demande en ce sens. Par une lettre du 13 décembre 2023, Mme A a saisi le présent tribunal d'une demande d'exécution de cette ordonnance, le jugement sur la requête en annulation n'étant pas encore intervenu. La préfète du Val-de-Marne a remis à Mme A, le 15 décembre 2023, une seconde autorisation provisoire de séjour, valable six mois supplémentaires. Cette autorisation n'a à son tour pas été renouvelée à son échéance. Mme A a confirmé sa demande d'exécution le 14 juin 2024. Le 10 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne a délivré à Mme A une troisième autorisation provisoire de séjour valable du 16 juin 2024 au 14 décembre 2024. L'arrêté du 17 avril 2023 a été annulé par un jugement de la 7ème chambre du présent tribunal du 7 novembre 2024 qui a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de délivrer à Mme A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de deux mois à compter de la décision, soit avant le 7 janvier 2025.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de 1'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ".
3. Par son mémoire enregistré le 29 juillet 2024, Mme A doit être entendue comme se désistant des conclusions de sa requête en exécution de l'ordonnance du juge des référés du 6 juin 2023, eu égard à la remise, le 10 juillet 2024, d'une troisième autorisation provisoire de séjour. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
Sur les frais du litige :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 1 800 euros à verser à Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à Mme A de son désistement des conclusions de sa demande présentées sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : L'Etat (préfet du Val-de-Marne) versera une somme de 1 800 euros à Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au préfet du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2409010
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026