mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409022 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | GUEZ GUEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une lettre du 28 novembre 2023, Mme B A épouse C, représentée par Me Guez Guez, a saisi le tribunal administratif de Melun d'une demande tendant à obtenir l'exécution de l'ordonnance du juge des référés du 14 novembre 2023.
Elle indique que la préfète du Val-de-Marne n'a pas exécuté cette ordonnance dans les délais impartis.
La demande initiale de Mme C a été communiquée le 1er décembre 2023 à la préfète du Val-de-Marne, qui n'a présenté aucune observation.
Par une lettre du 21 décembre 2023, Mme B C, représentée par Me Guez Guez, demande qu'une astreinte de 250 euros par jour de retard soit mise à la charge de l'Etat pour l'exécution de l'ordonnance du 14 novembre 2023.
Des rappels en vue de l'exécution de l'ordonnance du 14 novembre 2023 ont été transmis à la préfète du Val-de-Marne le 11 janvier et le 11 avril 2024.
Le 24 janvier 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, a informé le tribunal qu'elle avait mis à disposition de Mme C, une attestation de prolongation d'instruction valable du 27 décembre 2023 au 26 mars 2024.
Par une lettre du 14 mars 2024, Mme B C, représentée par Me Guez Guez, demande qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer l'attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, laquelle attestation sera valable jusqu'au jugement de la requête au fond enregistrée le 18 octobre 2023.
Par une décision du 7 mai 2024, la 3ème chambre du présent tribunal a annulé la décision par laquelle la préfète du Val-de-Marne avait implicitement rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme C, et lui a enjoint de lui délivrer un certificat de résidence algérien en qualité de " visiteur " dans un délai de trois mois à compter de la mise à disposition au greffe du jugement.
Le 5 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, a communiqué au tribunal un extrait du fichier national des étrangers indiquant que, le 30 mai 2024, un certificat de résidence algérien valable du 22 mars 2023 au 21 mars 2025.
Par une ordonnance du 17 juillet 2024, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d'exécution de l'ordonnance du 14 novembre 2023.
Le 26 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, a de nouveau communiqué au tribunal un extrait du fichier national des étrangers indiquant que, le 30 mai 2024, un certificat de résidence algérien valable du 22 mars 2023 au 21 mars 2025 avait été remis à la requérante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun (requête n° 2311136) du 14 novembre 2023 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Après avoir, au cours de l'audience du 27 août 2024, tenue en présence de Mme Darnal, greffière d'audience, M. Aymard a présenté son rapport, en l'absence de la requérante et de la préfète du Val-de-Marne, ou de leurs représentants, dûment convoqués.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 14 novembre 2023, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet opposée par la préfète du Val-de-Marne à la demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien déposée par Mme B A épouse C le 17 novembre 2022 et lui a enjoint de mettre à sa disposition une attestation de prolongation d'instruction, l'autorisant à voyager en dehors de l'espace Schengen, dans un délai de dix jours à compter de la notification de l'ordonnance, laquelle attestation devait être valable jusqu'au jugement de la requête au fond enregistrée le 18 octobre 2023. La préfète du Val-de-Marne n'ayant pas exécuté cette ordonnance dans les délais impartis, par une lettre du 28 novembre 2023, son conseil a saisi le présent tribunal d'une demande d'exécution de cette ordonnance. La préfète du Val-de-Marne n'a formulé aucune observation mais a délivré, le 27 décembre 2023, une attestation de prolongation d'instruction valable trois mois uniquement, et qui n'a pas été renouvelée. Par une décision du 7 mai 2024, la 3ème chambre du présent tribunal a annulé la décision dont l'exécution avait déjà été suspendue par le juge des référés le 14 novembre 2023 et a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de délivrer à l'intéressée un certificat de résidence algérien en qualité de " visiteur " dans un délai de trois mois. La préfète du Val-de-Marne a communiqué au tribunal un extrait du fichier national des étrangers indiquant que, le 30 mai 2024, un certificat de résidence algérien valable du 22 mars 2023 au 21 mars 2025 avait été remis à Mme C. Une phase juridictionnelle a été ouverte le 17 juillet 2024.
2. Aux termes d'une part de 1'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ".
3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a délivré, le 27 décembre 2023, une attestation de prolongation d'instruction à Mme C et, le 30 mai 2024, un certificat de résidence algérien valable du 22 mars 2023 au 21 mars 2025. Elle doit être réputée avoir exécuté les termes de l'ordonnance du 14 novembre 2023. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur la demande présentée par Mme C sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la demande présentée par Mme C sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A épouse C et à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés, La greffière,
Signé : M. Aymard uuuuSigné : L. Darnal
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2409022
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026