lundi 29 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409350 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DIRAKIS CHRISTINA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Me Dirakis, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé ou une attestation de dépôt ou de prolongation d'instruction, avec autorisation de travail, dans l'attente de la délivrance de sa carte de résident renouvelée ou de sa carte de résident permanent, dans un délai de 48 heures à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- par décision du 4 décembre 1991 il s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et a depuis bénéficié de trois cartes de résident, dont la dernière a expiré le 4 décembre 2021 ; il est marié et père de quatre enfants français ; le 27 décembre 2021 il a obtenu un rendez-vous en préfecture mais les services préfectoraux ont refusé sans motif d'enregistrer sa demande de renouvellement de sa carte de résident ; après avoir engagé deux procédures de référé liberté et suspension, il a obtenu une convocation pour le 4 avril 2022 et s'est vu remettre un récépissé valable jusqu'au 3 octobre 2022 ; ses demandes de renouvellement de ce récépissé sont restées dans réponse ; il a en conséquence engagé un référé liberté qui a été rejeté ; le 2 mai 2024 son employeur a suspendu son contrat de travail jusqu'au 31 juillet 2024 ; la nouvelle demande de renouvellement de son récépissé présentée le 17 mai 2024 est restée sans réponse, de même que les mises en demeure de lui délivrer une carte de résident qu'il a adressées à la préfecture ;
- la condition d'urgence est remplie eu égard au délai écoulé depuis le dépôt de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, qui est de plein droit, et les multiples tentatives qu'il a engagées pour voir son récépissé renouvelé ; il est marié et père de quatre enfants français, il risque de perdre son emploi et de se faire expulser de son logement ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de mener une vie privée et familiale normale, à sa liberté d'aller, à sa liberté de travailler et de subvenir aux besoins de sa famille et venir et également à l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures (.) ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. Il ressort des écritures et des pièces jointes à la requête que M. A a déposé sa demande de renouvellement de sa carte de résident le 4 avril 2022 ainsi qu'en atteste le récépissé versé au dossier. En vertu des dispositions combinées des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et à défaut de décision explicite prise dans ce délai, cette demande doit être regardée comme ayant été implicitement rejetée par la préfète du Val-de-Marne à l'issue d'un délai de quatre mois. Il ressort des pièces jointes à la requête que M. A s'est depuis lors borné à demander le renouvellement du récépissé qui lui a été délivré, dont la validité a expiré le 3 octobre 2022, ou la remise d'une demande d'attestation de prolongation d'instruction. La décision implicite de rejet de la demande de renouvellement du titre de séjour de M. A a eu pour effet de mettre fin à l'instruction de cette demande en la rejetant. Par suite, M. A n'a plus droit, depuis l'intervention de cette décision implicite de rejet, à la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction, qui n'ont d'autre objet que d'autoriser leur détenteur à séjourner régulièrement durant l'instruction de leur demande de titre de séjour, en vertu des articles R. 431-12 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il apparaît manifeste que la circonstance qu'à la date de la présente ordonnance, alors qu'il n'est ni établi ni allégué qu'une nouvelle demande de titre de séjour aurait été présentée et serait en cours d'instruction, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées. Par suite les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. A ne sont pas fondées. Il y a en conséquence lieu de les rejeter par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions que M. A présente sur leur fondement à l'encontre de l'Etat qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et à M. A et à la préfète du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 29 juillet 2024.
La présidente,
Signé : C. LEDAMOISEL
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026