mercredi 14 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409369 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ROUVET ORUE CARRERAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Rouvet Orue Carreras, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) de suspendre la décision par laquelle la préfète du Val-de-Marne a implicitement refusé son admission au séjour ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne, ou à tout préfet territorialement compétent, de réexaminer sa situation administrative dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer pendant cet examen un document l'autorisation à séjourner et à travailler en France ;
4°) de mettre à la charge de l'État, en cas d'admission définitive à l'aide juridictionnelle, au versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros hors taxes au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle, ou en cas de rejet de la demande d'aide juridictionnelle, à lui verser la somme de 1 500 euros hors taxes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 4 août 2024, M. A indique ne pas s'opposer au non-lieu à statuer sur ses conclusions relatives à la suspension de la décision implicite précitée, dès lors qu'il a obtenu un rendez-vous le 1er août pour le retrait de sa carte de résident, mais maintient les conclusions au titre des frais de justice.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 août 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête tendant à la suspension de la décision précitée et au rejet de la demande au titre des frais irrépétibles.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 13 août 2024, M. A maintient les conclusions au titre des frais de justice.
Vu :
- la requête au fond enregistrée sous le n° 2309386 ;
- les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Meyrignac, premier conseiller, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties de la date de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 août 2024 :
- le rapport de M. Meyrignac ;
- et les observations de Me Bagayoko, représentant la préfète du Val-de-Marne, qui maintient ses conclusions.
M. A n'était ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant malien né en 1974, était titulaire d'une carte de résident valable du 27 novembre 2013 au 26 novembre 2023 dont il a sollicité le renouvellement le 28 novembre 2023, après avoir obtenu un rendez-vous sur la plateforme " démarches simplifiées ". Un récépissé valable du 28 novembre 2023 au 27 mai 2024 lui a été accordé, mais non renouvelé, malgré une demande en ce sens. Par la requête précitée, il demande la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre.
Sur les conclusions au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accorder l'aide juridictionnelle provisoire à M. A.
Sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte :
3. Il résulte de l'instruction que le requérant s'est, après l'enregistrement de la requête, vu délivrer une carte de résident valable du 27 novembre 2023 au 26 novembre 2024, qui lui a été remise le 1er août 2024. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fin de suspension de la décision implicite contestée, d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais de justice :
4. L'Etat étant la partie perdante dans la présente affaire, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 700 euros à verser à M. A, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte de la requête présentée par M. A.
Article 2 : L'État versera à M. A la somme de 700 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie dématérialisée en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 14 août 2024.
Le juge des référés, La greffière,
P. MEYRIGNACV. TAROT
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026