mardi 6 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409431 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 juillet 2024, M. D B, retenu au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2, représenté par Me Fonteneau Nathalie, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 juillet 2024 par lequel le préfet de police de Paris a ordonné sa remise aux autorités espagnoles ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 juillet 2024 par lequel le préfet de police de Paris l'a interdit de circuler sur le territoire français pour une durée de 12 mois.
Il soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs à toutes les décisions :
- elles sont entachées d'incompétence ;
- elles ont été prises en méconnaissance du principe du contradictoire garanti par le paragraphe 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
En ce qui concerne la décision portant remise aux autorités espagnoles :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle viole l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle viole l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de 12 mois :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle viole l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle viole l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le préfet de police de Paris, représenté par Me Tomasi, n'a pas produit de mémoire en défense mais a communiqué des pièces enregistrées le 5 août 2024.
Le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2 a communiqué des pièces enregistrées le 5 août 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du Tribunal a désigné M. Cabal, conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cabal,
- et les observations de Me Fonteneau-Nathalie, qui soutient en outre que la décision de remise est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que requérant ne représente pas une menace pour l'ordre public et qu'il avait pour intention de retourner en Espagne moins de trois mois suivant son entrée en France et que la mesure d'interdiction de circulation est disproportionnée dès lors qu'elle l'empêche de voir son épouse,
- de M. B,
- et de Me Zerard représentant le préfet de police de Paris, qui conclut au rejet de la requête aucun des moyens soulevés n'étant fondés.
Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 15h04.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, né le 1er janvier 1995 et de nationalité malienne, est titulaire d'un titre de séjour espagnol. Il a été interpellé par les forces de l'ordre le 25 juillet 2024. Par deux arrêtés du 26 juillet suivant, le préfet de police de Paris a prononcé sa remise aux autorités espagnoles et l'a interdit de circuler sur le territoire français pour une durée de douze mois. M. B demande au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à toutes les décisions :
2. En premier lieu, par un arrêté du 8 juillet 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de police de Paris a donné délégation de signature à M. C E, attaché d'administration de l'Etat aux fins de signer les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre (). ". Aux termes de l'article 51 de la Charte : " 1. Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union (). ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été entendu à plusieurs reprises par les services de police tout au long des procédures dont il fait l'objet et notamment lors de l'audition du 25 juillet à 16 heures 42 par les forces de police alors qu'il était encore placé en garde à vue. Il résulte du procès-verbal de cette audition, signé par lui sans réserve, que l'intéressé a été entendu sur sa situation familiale, sa situation administrative et les perspectives de son éloignement. En outre, il a été invité à présenter ses observations sur sa remise aux autorités espagnoles le 26 juillet 2024. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ni qu'il ait été empêché de s'exprimer avant que ne soit pris la décision litigieuse. Il n'est par ailleurs ni établi, ni même allégué, que M. B aurait disposé d'autres informations pertinentes à cet égard qui auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de cette décision. Dès lors, M. B ne saurait être regardé comme ayant été privé du droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne tel qu'il est notamment énoncé au paragraphe 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant remise aux autorités espagnoles :
5. Aux termes de l'article L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation au refus d'entrée à la frontière prévu à l'article L. 332-1, à la décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 611-1 et à la mise en œuvre des décisions prises par un autre État prévue à l'article L. 615-1, l'étranger peut être remis, en application des conventions internationales ou du droit de l'Union européenne, aux autorités compétentes d'un autre État, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas prévus aux articles L. 621-2 à L. 621-7. / L'étranger est informé de cette remise par décision écrite et motivée prise par une autorité administrative définie par décret en Conseil d'État. Il est mis en mesure de présenter des observations et d'avertir ou de faire avertir son consulat, un conseil ou toute personne de son choix. ". Aux termes de l'article L. 621-2 du même code : " Peut faire l'objet d'une décision de remise aux autorités compétentes d'un Etat membre de l'Union européenne, de la République d'Islande, de la Principauté du Liechtenstein, du Royaume de Norvège ou de la Confédération suisse l'étranger qui, admis à entrer ou à séjourner sur le territoire de cet Etat, a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions des articles L. 311-1, L. 311-2 et L. 411-1, en application des dispositions des conventions internationales conclues à cet effet avec cet État, en vigueur au 13 janvier 2009. ". L'article L. 311-2 de ce code dispose que : " Un étranger ne satisfait pas aux conditions d'entrée sur le territoire français lorsqu'il se trouve dans les situations suivantes : / 1° Sa présence en France constituerait une menace pour l'ordre public ; () ".
6. En premier lieu, la décision attaquée vise les textes applicables et comporte les considérations de fait, relatives tant à l'ordre public qu'à la vie privée et familiale de l'intéressé, sur lesquelles le préfet de police de Paris s'est fondé pour prononcer la décision de remise du requérant aux autorités espagnoles. Elle précise notamment que M. B, ressortissant malien disposant d'une autorisation de séjour en Espagne, a eu un comportement constitutif d'une menace à l'ordre public en raison de sa mise en cause pour usage de faux document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité ou accordant une autorisation. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
7. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la motivation de la décision en litige, telle que rappelée au point précédent, laquelle fait état des principaux éléments caractérisant la situation personnelle et administrative du requérant, que le préfet de police de Paris n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation.
8. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a été interpellé le 25 juillet 2024 en possession d'une carte d'agent privé de sécurité au nom de M. F alors qu'il tentait de pénétrer sur la zone interdite au public d'un site des jeux olympiques de Paris. L'intéressé a fait l'objet d'un avertissement pénal probatoire le 26 juillet 2024 lui faisant interdiction de paraître à Paris pour une durée six mois. M. B soutient qu'il ne présente aucune menace pour l'ordre public, dès lors qu'il a été embauché par l'entreprise " respect sécurité " lui ayant fourni tant cette carte que le QR code nécessaire à ce qu'il puisse circuler sans entrave. Toutefois, M. B n'ignorait pas, comme il l'a par ailleurs confirmé lors de l'audience, qu'il ne disposait pas du droit de travailler en France. En outre, il ne pouvait davantage ignorer qu'il n'était pas habilité à exercer des missions d'agent privé de sécurité, l'exercice de cette profession étant subordonné à la délivrance d'une carte professionnelle en application du code de la sécurité intérieure au regard des responsabilités qui leur sont confiées. Dans ces conditions, compte tenu des enjeux de sécurité considérables que les jeux olympiques entrainent, c'est sans erreur d'appréciation que le préfet de police de Paris a estimé que le comportement de M. B devait être regardé comme constituant une menace pour l'ordre public.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. Si M. B soutient être marié avec Mme A, ressortissante ivoirienne séjournant en France, il ne l'établit pas dès lors qu'il se borne à produire une attestation d'hébergement de cette dernière datée du 1er août 2024 et provenant du centre d'action sociale protestant. En outre, il n'établit pas davantage se rendre régulièrement en France par la production d'une confirmation de réservation d'un vol sur laquelle son nom ne figure pas. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis par cette décision et méconnaîtrait, par suite, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté. Le préfet de police de Paris n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
11. En cinquième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur de droit ne sont pas assortis de précisions de nature à permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de 12 mois :
12. Aux termes de l'article L. 622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 622-2, l'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision de remise prise en application de l'article L. 621-1 à l'encontre d'un étranger titulaire d'un titre de séjour dans l'Etat aux autorités duquel il doit être remis, d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ". Aux termes de l'article L. 622-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'édiction et la durée de l'interdiction de circulation prévue à l'article L. 622-1 sont décidées par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
13. En premier lieu, la décision attaquée vise les textes applicables et comporte les considérations de fait, relatives tant à l'ordre public qu'à la vie privée et familiale de l'intéressé, sur lesquelles le préfet de police de Paris s'est fondé pour prononcer la décision d'interdiction de circulation. Elle précise notamment que M. B est entré sur le territoire français le 4 juillet 2024, sans toutefois l'établir, qu'il a eu un comportement constitutif d'une menace à l'ordre public et qu'il ne peut se prévaloir de liens suffisamment anciens, forts et caractérisés avec la France. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
14. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la motivation de la décision en litige, telle que rappelée au point précédent, laquelle fait état des principaux éléments caractérisant la situation personnelle et administrative du requérant, que le préfet de police de Paris n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation.
15. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France, selon ses déclarations, le 4 juillet 2024. Ainsi qu'il l'a été dit au point 8, en exerçant des missions de sécurité privé sous couvert d'une carte professionnelle ne lui appartenant pas sur un site sécurisé des jeux olympiques de Paris, l'intéressé a eu un comportement constitutif d'une menace pour l'ordre public. En outre, et ainsi qu'il l'a été dit au point 10, il n'établit pas, par les éléments qu'il produit, la réalité des liens qu'il entretient avec Mme A. Il suit de là que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
16. En quatrième lieu, il résulte de ce qui précède que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle, de l'erreur de droit, qui reprennent ce qui a été développé à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant remise aux autorités espagnoles, doivent être écartés pour les mêmes motifs que précédemment.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de police de Paris.
Lu en audience publique le 6 août 2024 à 16h35.
Le magistrat désigné,
Signé : P.Y. CABAL
La greffière,
Signé : S. AÏT MOUSSA
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
S. AÏT MOUSSA1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026