LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2409632

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2409632

vendredi 23 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2409632
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantRAULT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait le refus du département de Seine-et-Marne de renouveler son contrat jeune majeur. La requérante s'est désistée de sa demande de suspension de cette décision, après avoir obtenu une prolongation de sa prise en charge jusqu'au 13 août 2024 et un hébergement par un centre d'hébergement et de réinsertion sociale. Aucune solution au fond n'a donc été retenue sur la légalité de la décision initiale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er août 2024, Mme A B, représentée par

Me Desenlis, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article

L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre les effets de la décision du 5 juillet 2024 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a rejeté sa demande de contrat jeune majeur ;

2°) d'enjoindre au département de Seine-et-Marne de lui assurer une solution d'hébergement comportant le logement dans une structure adaptée à sa situation et la prise en charge de ses besoins alimentaires quotidiens, et de mettre en place une prise en charge éducative lui permettant d'accéder à un emploi ou une formation, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du département de Seine-et-Marne une somme de

1 500 euros, à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance prend fin le 31 juillet 2024 ;

- en l'absence de titre de séjour, sa scolarité ne peut pas être envisagée et elle ne peut bénéficier ni d'un hébergement, ni d'un accompagnement social ;

- la décision en litige la prive de la possibilité d'obtenir la régularisation de son séjour ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation alors que, isolée en France, elle est dépourvue de toute solution d'hébergement et que l'interruption de sa prise en charge réduit à néant ses efforts d'insertion sociale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 août 2024, le département de Seine-et-Marne, représenté par Me Rault, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- Mme B ne démontre pas l'urgence de sa demande, alors qu'elle a été accompagnée dans l'élaboration d'un dossier de candidature auprès de l'institut de formation du lycée d'Alembert pour la rentrée 2024, qu'elle est hébergée par le centre d'hébergement et de réinsertion sociale et de prolongation et que son contrat jeune majeur a été prolongé jusqu'au 13 août 2024 ;

- il appartient au centre d'hébergement et de réinsertion sociale de l'accompagner dans le dépôt d'une demande de titre de séjour, après la réalisation de six mois de formation qualifiante ;

- Mme B ne justifie de la réalisation d'aucune démarche pour obtenir le bénéfice des aides de droit commun, alors qu'elle était informée depuis décembre 2023 de la date de fin de sa prise en charge par ses services ;

- la prise en charge de la requérante a permis de la rendre autonome.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 22 août 2024 à 11h00 en présence de

Mme Schilder, greffière d'audience, ont été entendus :

- le rapport de Mme Letort ;

- les observations de Me Desenlis, représentant Mme B, absente, qui déclare se désister de sa requête ;

- et les observations de Me Geoffroy, substituant Me Rault, représentant le département de Seine-et-Marne, qui prend acte de ce désistement.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

2. Mme B, ressortissante libanaise née le 8 janvier 2006 à Beyrouth (Liban), entrée en France au cours de l'année 2021, a été prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du département de Seine-et-Marne le 20 décembre 2023, par la signature d'un contrat jeune majeur arrivé à expiration le 31 juillet 2024. Le 11 juin 2024, la requérante a présenté une demande de renouvellement de ce contrat, rejetée par une décision du

5 juillet 2024. Mme B demande la suspension de l'exécution de cette décision.

3. Toutefois, le conseil de Mme B a déclaré à l'audience que la requérante se désiste de sa requête, en conséquence de la prolongation de son contrat jeune majeur jusqu'au 13 août 2024 et de sa prise en charge par le centre d'hébergement et de réinsertion sociale. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de

Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au département de Seine-et-Marne.

La juge des référés, La greffière,

C. Letort S. Schilder

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions