mercredi 14 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409931 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | NKOUNKOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 août 2024, Mme D C, représentée par Me Nkounkou, demande au tribunal :
1°) d'ordonner à l'administration de rapporter l'exécution de la décision de refus d'entrée ;
2°) d'enjoindre à l'administration de lever la mesure de maintien en zone d'attente ;
3°) de suspendre l'exécution de la mesure de réacheminement.
La requérante soutient que :
- la décision contestée porte atteinte à une liberté fondamentale et méconnaît les stipulations des article 3, 20 et 37 de la convention internationale des droits de l'enfant et des articles 3, 5 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'urgence est établie dès lors qu'elle doit être réacheminée vers son pays d'origine le 8 août 2024 ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision de refus d'entrée.
Vu :
- la requête au fond enregistrée sous le n° 2409885 ;
- les pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Meyrignac, premier conseiller, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties de la date de l'audience.
Le rapport de M. Meyrignac a été entendu au cours de l'audience publique du 13 août 2024, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Une note en délibéré a été produite par le ministre de l'intérieur et des outre-mer, le 13 août 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction intervenue à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante congolaise née le 8 janvier 2013, a fait l'objet d'un contrôle frontalier à l'aéroport d'Orly, alors qu'elle accompagnait Mme A B, compatriote née en 1985. Ayant constaté que les intéressées ne détenaient pas de documents appropriés attestant du but et des conditions de leur séjour et ne disposaient pas de moyens de subsistance suffisants correspondant à la période et aux modalités de séjour, la police aux frontières a pris à l'encontre de l'intéressée un refus d'entrée mineur le 22 juillet 2024. Par la requête précitée, elle demande notamment la suspension de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
3. Mme C soutient que la décision de refus d'entrée sur le territoire porte atteinte à une liberté fondamentale et méconnaît les stipulations des article 3, 20 et 37 de la convention internationale des droits de l'enfant et des articles 3, 5 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
4. Toutefois, dès lors notamment que la requérante réside dans son pays d'origine, séparée de sa mère qui, elle, réside en France, aucun des moyens ainsi soulevés n'est, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de suspension de la décision de refus d'entrée du 22 juillet 2024 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
O R D O N N E
Article 1er : La requête présentée par Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Melun, le 14 août 2024.
Le juge des référés,La greffière,
P. MEYRIGNACV. TAROT
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026