vendredi 13 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409999 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | NAVARRO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 août 2024, Mme A B, représentée en dernier lieu par Me Dujoncquoy, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui donner un rendez-vous, pour la remise de son titre de séjour et débloquer son compte ANEF en vue du dépôt de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant " et a obtenu une décision favorable le 2 mars 2023, annonçant la mise en fabrication d'une carte de séjour portant la mention " étudiant " valable du 18 septembre 2022 au 17 septembre 2023 ; cette carte ne lui a pas été remise, ce qui bloque son compte ANEF pour ses démarches de demande de renouvellement de son titre de séjour ;
- la condition d'urgence est requise dès lors que la poursuite de ses études supérieures et l'exécution de son contrat d'apprentissage sont en péril ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Il résulte de l'instruction que la demande de renouvellement de carte de séjour présentée par Mme B a fait l'objet d'une décision favorable en date du 2 mars 2023 qui annonçait la remise d'une carte pluriannuelle de séjour portant la mention " étudiant - programme de mobilité " valable du 18 septembre 2022 au 19 septembre 2024. Mme B soutient, sans être contredite, que cette carte de séjour ne lui a jamais été remise et justifie de l'impossibilité de déposer sur l'ANEF une demande de renouvellement de ce titre en l'absence d'enregistrement dans son dossier informatique de la date de remise de ce document, alors qu'elle établit avoir engagé plusieurs démarches auprès de la préfecture pour obtenir un rendez-vous en préfecture pour retirer son titre de séjour et avoir signalé le blocage de son compte ANEF.
3. La demande de Mme B concernant le renouvellement d'un titre de séjour, la situation d'urgence est présumée. Par ailleurs, le préfet du Val-de-Marne n'a produit aucune observation ni aucun élément devant le tribunal en dépit de la communication de la requête et d'un rappel de conclusions. S'il n'y a plus lieu de remettre matériellement la carte pluriannuelle de séjour qui a été accordée à Mme B dès lors que sa période de validité est expirée à la date de la présente ordonnance, il résulte de l'instruction que la mesure sollicitée tendant à la remise informatique de ce titre en vue de débloquer le compte ANEF de l'intéressée et de lui permettre de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour est utile à la préservation de ses droits, en l'absence de toute réponse de l'administration durant un délai anormalement long, alors qu'aucun élément au dossier ne permet ne considérer que cette mesure serait de nature à faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
4. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de procéder à une remise informatique de la carte pluriannuelle de séjour valable 18 septembre 2022 au 19 septembre 2024 qui a été attribuée à Mme B et de prendre toute mesure utile pour permettre à cette dernière de présenter une demande de renouvellement de ce titre de séjour si elle le juge utile, le tout dans un délai de quinze jours suivant la notification de la présente ordonnance, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
5. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 200 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint au préfet du Val-de-Marne de procéder à une remise informatique de la carte pluriannuelle de séjour valable 18 septembre 2022 au 19 septembre 2024 qui a été attribuée à Mme B et de prendre toute mesure utile pour permettre à cette dernière de présenter une demande de renouvellement de ce titre de séjour si elle le juge utile, le tout dans un délai de quinze jours suivant la notification de la présente ordonnance.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à Mme B au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise au préfet du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 13 décembre 2024.
La juge des référés,
C. Ledamoisel
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026