lundi 2 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2410155 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | HAJJI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 14 et 27 août 2024, Mme A B demande, dans le dernier état de ses écritures, au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'a mise en demeure, avec les autres occupants de l'appartement
60 situé 3C rue de Paris à Boissy-Saint-Léger, de quitter les lieux dans un délai de sept jours ;
2°) de reconnaître l'illégalité de son expulsion et de réviser la décision d'octroi du concours de la force publique qui a précédé celle-ci ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de la reloger.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2024, la préfète du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Vu :
-la requête n° 2410168 tendant à l'annulation de l'arrêté dont la suspension de l'exécution est demandée ;
-les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Les parties ont été régulièrement informées de la date et de l'heure de l'audience publique.
Le rapport de M. Zanella a été entendu au cours de cette audience, tenue le 29 août 2024 à 10h00 en présence de Mme Aumond, greffière d'audience, les parties ayant alors été informées, en application des articles R. 522-9 et R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'ordonnance à intervenir était susceptible d'être fondée sur deux moyens relevés d'office, tirés, l'un, de l'irrecevabilité des conclusions à fin de suspension présentées par Mme B, dès lors que, celle-ci ayant été expulsée du local à usage d'habitation qu'elle occupait à Boissy-Saint-Léger et l'arrêté en litige ayant ainsi été entièrement exécuté antérieurement à l'introduction de l'instance, ces conclusions sont dépourvues d'objet, l'autre, de l'irrecevabilité du surplus des conclusions de la requête, dès lors qu'il n'appartient pas au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner, à titre principal, une mesure autre que la suspension de l'exécution d'une décision administrative.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. "
2. Mme B a été mise en demeure, avec les autres occupants de l'appartement
60 situé 3C rue de Paris à Boissy-Saint-Léger, de quitter les lieux dans un délai de sept jours par un arrêté de la préfète du Val-de-Marne pris le 23 juillet 2024 au titre de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale. Sa requête, présentée sur le fondement des dispositions citées au point précédent, tend, dans le dernier état de ses écritures, non seulement à la suspension de l'exécution de cet arrêté mais aussi, d'une part, à la reconnaissance de l'illégalité de son expulsion et à la révision de la décision d'octroi du concours de la force publique qui a précédé celle-ci, d'autre part, à ce qu'il enjoint à la préfète du Val-de-Marne de la reloger.
Sur les conclusions à fin de suspension :
3. Il résulte de l'instruction que Mme B a été expulsée du local à usage d'habitation mentionné au point précédent le 29 juillet 2024 et que l'arrêté en litige a ainsi épuisé tous ses effets à cette date, soit antérieurement à l'introduction de l'instance, le 14 août 2024. Par suite, les conclusions de la requérante tendant à la suspension de l'exécution de cet arrêté sont dépourvues d'objet et, dès lors, irrecevables.
Sur le surplus des conclusions :
4. Il résulte des termes mêmes des dispositions, citées au point 1, de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qu'il n'appartient pas au juge des référés, lorsqu'il est saisi, comme en l'espèce, sur le fondement de ces dispositions, d'ordonner, à titre principal, toute autre mesure que la suspension de l'exécution d'une décision administrative. Par suite, les conclusions de la requête de Mme B tendant à la reconnaissance de l'illégalité d'une expulsion et à la révision de la décision d'octroi du concours de la force publique qui a précédé cette expulsion sont, par leur objet même, irrecevables. Il en va de même de celles tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de reloger la requérante.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée pour information à la préfète du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 2 septembre 2024.
Le juge des référés,
Signé : P. ZANELLALa greffière,
Signé : G. AUMOND
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026