mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2410367 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GRANGEON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 août 2024, Mme B C, représentée par Me Grangeon, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa légalité :
1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite de refus de délivrance d'un titre de séjour prise par le préfet de Seine-et-Marne le 13 février 2024 ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans l'attente de l'examen au fond ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat (préfet de Seine-et-Marne la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du
10 juillet 1991.
Elle indique, que de nationalité congolaise, elle est entrée en France le 10 août 2011 pour y solliciter l'asile, que sa demande a été rejetée, qu'elle a rencontré un compatriote, titulaire d'une carte de résident, avec qui elle a eu un enfant en juillet 2014, qu'ils sont séparés, qu'elle a eu un autre enfant avec un ressortissant français qui ne l'a toutefois pas reconnu, qu'une procédure en reconnaissance de paternité a été engagée, que son propre père a obtenu le statut de réfugié mais qu'elle n'a pu bénéficier de la procédure de regroupement familial, qu'elle a dû quitter le domicile de ses parents et a vécu en hôtel social à compter de novembre 2020, qu'elle a déposé une demande de titre de séjour en préfecture de Seine-et-Marne le 18 novembre 2022, qu'elle n'a eu aucune réponse, que, le 13 octobre 2023, il lui a été indiqué que son dossier était toujours en cours et qu'une décision implicite doit donc être réputée être intervenue le 13 février 2024.
Elle soutient que la condition d'urgence est satisfaite car elle se trouve dans une situation précaire, vivant avec ses deux enfants en hôtel alors qu'elle a déposé sa demande de titre de séjour il y a près de deux ans, et qu'elle ne peut engager la reconnaissance paternité de son enfant car il est nécessaire d'être en situation régulière pour déposer une demande d'aide juridictionnelle devant le juge judiciaire et, sur le doute sérieux, que la décision en cause est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation car elle est en France depuis 13 ans et que toute sa famille vit en France.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 août 2024, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique et le décret
n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 modifié pris pour son application ;
- le code de justice administrative.
Par une requête enregistrée le 21 août 2024 sous le n° 2410374, Mme C a demandé l'annulation de la décision contestée.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience du 4 septembre 2024, présenté son rapport en présence de Mme Dusautois, greffière d'audience et entendu les observations de Me Grangeon, représentant Mme C, présente, qui rappelle que son dossier est toujours à l'examen de la préfecture et qu'il ne lui a été fait aucune demande de pièces, qu'elle n'a eu aucune réponse, que sa demande est ancienne, qu'elle est elle-même fille de réfugiée, entrée en 2011, qu'elle est hébergée en hôtel, que le père de son premier enfant lui verse une pension alimentaire et que la demande d'aide juridictionnelle devant le tribunal judiciaire est soumise à la régularité du séjour et qui maintient qu'elle établit sa présence sur le territoire depuis 2011.
Le préfet de Seine-et-Marne, dûment convoqué, n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante congolaise née le 6 décembre 1986 à Brazzaville, entrée en France le 10 août 2011 pour y solliciter l'asile, a vu sa demande rejetée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 7 novembre 2013. Son père a été reconnu réfugié par une décision de la Commission de recours des réfugiés du 11 décembre 2006 et est titulaire, en dernier lieu, d'une carte de résident délivrée par le préfet de Seine-et-Marne valable jusqu'au 12 juillet 2027. Par un arrêté du 11 février 2014, le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de
trente jours. La requête formée contre cette décision a été rejetée par le présent tribunal le
20 novembre 2015. Le 29 juillet 2014, elle a donné naissance à un enfant, né de sa relation avec un compatriote, titulaire d'une carte de résident. Sa séparation d'avec le père de son enfant a été constatée par un jugement du juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Melun du 31 mars 2016. Elle a sollicité, le 20 juillet 2016, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de la vie privée et familiale. Par un arrêté du 26 octobre 2017, la préfète de Seine-et-Marne a refusé une nouvelle fois de faire droit à sa demande. La légalité de cette décision a été confirmée par un jugement du présent tribunal du 27 septembre 2018. Le 25 avril 2022, elle a donné naissance à un deuxième enfant que le père, selon elle de nationalité française, refuse de reconnaître. Le
18 novembre 2022, elle a déposé devant le préfet de Seine-et-Marne une troisième demande de titre de séjour, restée sans réponse, à l'exception d'un message du 13 octobre 2023 lui indiquant que son dossier " est actuellement en cours d'instruction ". N'ayant aucune réponse quatre mois plus tard, elle a donc considéré s'être vu opposer une décision implicite de rejet à sa demande à la date du
14 février 2024. Elle a présenté une demande d'aide juridictionnelle le 3 avril 2024, et par une requête enregistrée le 21 août 2024, elle a demandé au présent tribunal l'annulation de cette décision implicite et sollicite du juge des référés, par une requête du même jour, la suspension de son exécution.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
Sur l'urgence :
3. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la requérante est entrée en France en 2011, soit il y a 13 ans, que toute sa famille proche est en France, en situation régulière, qu'elle n'en a plus aucune dans son pays d'origine, qu'elle a deux enfants dont l'un né de sa relation avec un compatriote en situation régulière et l'autre, selon ses dires, de nationalité française, et qu'elle n'a pas de domicile, étant logée en hôtel social depuis le 23 novembre 2020. Dans ces conditions, elle doit être considérée comme faisant valoir les circonstances particulières mentionnées au point précédent, nonobstant le fait qu'elle ait fait l'objet par le passé de deux décisions des refus de séjour dont la légalité a été confirmée par le présente tribunal.
Sur le doute sérieux sur la légalité de la décision contestée :
5. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1,
L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
6. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ".
7. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, Mme C a déposé une demande d'admission au séjour, sur le fondement de la vie privée et familiale, le 22 novembre 2022. Le préfet de Seine-et-Marne, depuis cette date, ne fait valoir aucune demande de pièces complémentaires nécessaires à l'instruction de la demande de l'intéressée, ses services ayant seulement indiqué à celle-ci, le 13 octobre 2023, que " votre dossier est actuellement en cours d'instruction ". S'il soutient dans son mémoire en défense que l'intéressée " n'a pas démontré avoir déposé un dossier complet d'admission exceptionnelle au séjour ", il ne précise pas quels éléments seraient manquants dans le dossier communiqué le 22 novembre 2022 qui empêcheraient depuis près de deux ans l'instruction de cette demande. Dans ces conditions, il ne saurait soutenir qu'à la date du
14 février 2024, au plus tard, une décision implicite de rejet ne serait pas née dont la requérante serait fondée à demander l'annulation.
8. Par suite, et eu égard à la situation personnelle de la requérante, détaillée au point 4, le moyen tiré de ce que la décision contestée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
9. Dans ces conditions, il y a lieu de prononcer la suspension de l'exécution de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
10. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
11. Aux termes de l'article L. 414-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La possession d'une carte de séjour temporaire, d'une carte de séjour pluriannuelle ou d'une carte de résident par un étranger résidant sur le territoire métropolitain lui confère, sous réserve des exceptions prévues à l'article L. 414-11, le droit d'exercer une activité professionnelle, sur ce même territoire, dans le cadre de la législation en vigueur ". Aux termes de l'article
R. 431-12 du même code : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la
demande. () ".
12. La suspension prononcée par la présente ordonnance implique que le préfet de
Seine-et-Marne remette à Mme C un récépissé de demande de titre de séjour, portant autorisation de travail, valable, et éventuellement renouvelé sans discontinuité, jusqu'au jugement à intervenir sur la requête en annulation enregistrée le 21 août 2024.
13. Il y a donc lieu d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de procéder à cette remise dans un délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les frais irrépétibles :
14. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
15. Aux termes de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " () Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à payer à l'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, partielle ou totale, une somme qu'il détermine et qui ne saurait être inférieure à la part contributive de l'État, au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. Si l'avocat du bénéficiaire de l'aide recouvre cette somme, il renonce à percevoir la part contributive de l'État. S'il n'en recouvre qu'une partie, la fraction recouvrée vient en déduction de la part contributive de l'État. Si, à l'issue du délai de douze mois à compter du jour où la décision est passée en force de chose jugée, l'avocat n'a pas demandé le versement de tout ou partie de la part contributive de l'État, il est réputé avoir renoncé à celle-ci () ".
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfet de Seine-et-Marne) une somme de 1 500 euros qui sera versée à Me Grangeon, conseil de
Mme C, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet de Seine-et-Marne au plus tard le 14 février 2024 à Mme C est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de Seine-et-Marne de délivrer à Mme C un récépissé de demande de titre de séjour, portant autorisation de travail, dans un délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L'Etat (préfet de Seine-et-Marne) versera une somme de 1 500 euros à Me Grangeon, conseil de Mme C, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C, à
Me Grangeon et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera communiquée au préfet de Seine-et-Marne.
Le juge des référés,La greffière,
A : M. AymardA : O. Dusautois
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2410367
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026