lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2410488 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MARAS BILLARD AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 août 2024, complétée le 9 septembre 2024, M. B C, Madame D A, le comité de défense, d'action et de sauvegarde d'Avon et la commune d'Avon, représentées par Me Simon, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté en date du 12 janvier 2024 par lequel le maire de Fontainebleau a accordé un permis de construire à la société d'économie mixte du pays de Fontainebleau pour la construction d'une résidence sociale étudiante, d'un logement de régisseur et d'un parking de 41 places, sur un terrain sis rue des Archives et cadastré parcelles section AV n°0001 et n°0002 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Fontainebleau et de la société d'économie mixte du pays de Fontainebleau, la somme de 3.500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils indiquent que la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau a approuvé, le 28 septembre 2023, une modification du plan local d'urbanisme de la commune de Fontainebleau dont un projet de résidence étudiante faisait partie, malgré l'opposition du public, des associations locales et de la commune d'Avon et une réserve du commissaire-enquêteur portant sur la résidence étudiante de la rue des Archives, et que, par une décision du 12 janvier 2024, le maire de la commune de Fontainebleau a accordé un permis de construire à la société d'économie mixte du pays de Fontainebleau en vue de la réalisation d'une résidence étudiante de 168 places, 1 logement de régisseur et 41 places de parkings, et qu'ils ont demandé l'annulation de cette décision.
Ils soutiennent que leur intérêt à agir est établi car la commune d'Avon est limitrophe du terrain d'assiette et que M. C et Madame A en sont les voisins immédiats, car le terrain actuel accueille de la végétation et une large haie protégée alors qu'il est prévu la construction d'un immeuble de quatre étages culminant à plus de quinze mètres, en face de leurs habitations avec une vue directe et car l'occupation de ces logements emportera nécessairement des nuisances sonores importantes comme un accroissement significatif de la circulation automobile, que le comité de défense, d'action et de sauvegarde d'Avon est aussi recevable à agir selon ses statuts du fait de l'objet de la construction projetée, que la condition d'urgence est satisfaite au regard de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme et aussi en raison du lancement des travaux, et, sur le doute sérieux, que le formulaire de demande de permis de construire a méconnu les dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme car il ne mentionnait pas la sous-destination de l'immeuble présent sur la parcelle au sens de l'article R. 151-7 du même code, que le plan de situation produit ne permettait pas de connaître la situation du terrain au sein de la commune, que le plan de masse est lacunaire car il ne précisait pas la partie de haie protégée qui serait supprimée pour réaliser l'aide de ramassage des ordures ménagères et si les espaces de convivialité et d' " espace fitness " étaient imperméabilisés et donc si les dispositions de l'article UD 13 du plan local d'urbanisme étaient respectées, que les documents graphiques n'étaient pas sincères car ils ne représentaient pas correctement les constructions avoisinantes et la construction projetée était mal proportionnée, que la notice de gestion des eaux pluviales était erronée car le plan de composition des surfaces mentionnait comme de pleine terre des surfaces imperméabilisées, qu'il n'y avait aucun dossier de sécurité et d'accessibilité alors qu'il s'agit d'un établissement recevant du public, et donc aucun accord de l'autorité administrative compétente, que l'avis de la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau est entaché d'une erreur d'appréciation sur la question de la gestion des eaux pluviales, les ouvrages nécessaires ne respectant pas obligations réglementaires en la matière, qu'elle porte atteinte à la haie protégée par le plan local d'urbanisme, que les conditions de desserte du terrain méconnaissent l'article UD 3 du plan local d'urbanisme, la rue des Archives étant trop étroite, et l'accès véhicules et piétons trop large et en pente, que la gestion des eaux pluviales ne respecte pas l'article UD 4 du plan local d'urbanisme de même que l'aire de ramassage des ordures ménagères qui n'est pas dissimulée, que le projet est implanté à moins de 10 mètres par rapport à la rue des Archives et de la rue située au nord, que les ventilations du parking souterrain sont à moins de cinq mètres des limites séparatives, que l'aspect extérieur du bâtiment n'est pas compatible avec son environnement composé essentiellement de pavillons individuels, que les clôtures méconnaissent les dispositions de l'article UD 11 du plan local d'urbanisme, qu'une partie des places de stationnement est trop étroite, le nombre de ces places étant aussi insuffisant, que le projet est contraire aux dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme car des lignes électriques le traversent, qu'il n'y a aucune certitude sur la réalisation des travaux nécessaires aux réseaux notamment électriques, que le projet est contraire aux objectifs du futur plan local d'urbanisme intercommunal en implantant une résidence étudiante à l'écart des établissements d'enseignement et que le plan local d'urbanisme est illégal et a été contesté devant la cour administrative d'appel de Paris.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 septembre 2024, la société d'économie mixte du pays de Fontainebleau, représentée par Me Billard, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants d'une somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle oppose une fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir de M. C et Madame A, du comité de défense, d'action et de sauvegarde d'Avon et de la commune d'Avon.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 septembre 2024, la commune de Fontainebleau, représentée par Me Landot, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants d'une somme de 4000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle oppose une fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir de M. C et Madame A, du comité de défense, d'action et de sauvegarde d'Avon et de la commune d'Avon.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Par une requête enregistrée le 12 mars 2024 sous le numéro 2402973, M. B C, Madame D A, le comité de défense, d'action et de sauvegarde d'Avon et la commune d'Avon ont demandé l'annulation de la décision contestée.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience du 11 septembre 2024, présenté son rapport en présence de Madame Nodin, greffière d'audience et entendu :
- les observations de Me Ziemendorf, représentant les requérants, qui rappelle qu'est en cause une résidence sociale étudiante à Fontainebleau en limite de la commune d'Avon, que le permis de construite a été accordé en janvier 2024 et modifié en août, qui maintient que leur intérêt à agir n'est pas contestable, que les travaux ont débuté, qu'il n'existe aucun intérêt public à ne pas suspendre les travaux, qu'il n'y a aucune étude concluant à la nécessité de logements étudiants à Fontainebleau, que cette résidence ne sera pas intégrée dans le tissu urbain et le réseau d'enseignement supérieur de la ville, que cette résidence comporte des locaux accessibles au public et n'a pas fait l'objet d'un dossier d'établissement recevant du public, que le contraire n'est pas démontré par les défendeurs, qu'il est porté atteinte à la haie protégée du pourtour, que l'aide de ramassage des ordures ménagères est construite sur la rue et qu'il a fallu abattre une partie de la haie mais pas pour des raisons phytosanitaires, qu'aucune pièce du dossier n'a justifié cet abattage, que le permis modificatif n'a pas corrigé toutes les irrégularités, que le dispositif de gestion des eaux pluviales est irrégulier, la notice étant trompeuse, que le bâtiment ne respecte pas les règles d'alignement et de retrait du plan local d'urbanisme, qu'il n'y a aucun retrait au nord du projet, que cette voie dessert le stade et une habitation, que le bâtiment ne s'insère pas dans son environnement composé de nombreuses maisons individuelles, que de nombreuses places de parking sont insuffisantes, que le règlement du plan local d'urbanisme qui traite des résidences étudiantes est illégal, qu'il n'y a pas suffisamment de places de parkings, et qui relève que la modification du plan local d'urbanisme a été contestée en raison de l'insuffisance de l'enquête publique ;
- les observations de Me d'Andrea, représentant la commune de Fontainebleau, qui soutient qu'il y a urgence à exécuter le projet car le plan local de l'habitat montre que l'offre actuelle de logement étudiant est insuffisante sur la zone de l'agglomération, qu'un diagnostic a montré qu'en 2025 la ville accueillerait plusieurs milliers d'étudiants supplémentaires, qui indique que les réserves du commissaire enquêteur ont été motivées par les pressions de la commune d'Avon, que le comité de défense, d'action et de sauvegarde d'Avon ne dispose d'aucun intérêt à agir et que les nuisances invoquées existent déjà et que le permis modificatif a corrigé les irrégularités ;
- les observations de Me Billard, représentant la société d'économie mixte du pays de Fontainebleau, qui rappelle que le projet a fait l'objet d'une consultation, que le terrain est déjà occupé et est à proximité d'un stade et avec un couvert végétal intégral, que les locaux ne seront pas accessibles aux tiers, que la haie protégée ne donne pas sur la rue des archives, que seuls 3 ou 4 sujets ont dû être abattus pour des raisons phytosanitaires pour être revégétalisés, que les édifices techniques ne sont pas concernés par les règles de recul du plan local d'urbanisme de même que ceux qui ne dépassent pas du sol de manière significative le sol naturel, que la ruelle au nord n'est pas mentionnée sur le cadastre car c'est une voie de la commune qui n'est pas nommée, avec un usage qui n'est pas établi et qui n'existe pas sur les plans graphiques de la commune et que le moyen tiré de l'exception d'illégalité est irrecevable dès lors qu'il n'est pas démontré quelles règles seraient remises en vigueur et qu'il existe des normes de stationnement spécifiques pour les résidences étudiantes.
Considérant ce qui suit :
1. Par une demande en date du 21 novembre 2023, la société d'économie mixte du Pays de Fontainebleau a déposé une demande de permis de construire portant sur l'édification d'une résidence de 168 chambres, d'un logement pour le régisseur et de 41 places de parking. Par un arrêté du 12 janvier 2024, le maire de la commune de Fontainebleau a délivré le permis de construire sollicité. Par une requête enregistrée le 12 mars 2024, M. B C, Madame D A, le comité de défense, d'action et de sauvegarde d'Avon et la commune d'Avon ont demandé l'annulation de la décision contestée. Le 17 mai 2024, la société pétitionnaire a déposé une demande de permis modificatif qui a été délivré le 23 août 2024. Par une requête enregistrée ce même jour, les requérants ont demandé au juge des référés la suspension de l'arrêté du 12 janvier 2024.,
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
3. Aux termes de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme : " Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. / La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite ".
4. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. La construction d'un bâtiment autorisée par un permis de construire présente un caractère difficilement réversible. Par suite, lorsque la suspension de l'exécution d'un permis de construire est demandée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence est en principe satisfaite ainsi que le prévoit l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Il ne peut en aller autrement que dans le cas où le pétitionnaire ou l'autorité qui a délivré le permis justifie de circonstances particulières. Il appartient alors au juge des référés, pour apprécier si la condition d'urgence est remplie, de procéder à une appréciation globale de l'ensemble des circonstances de l'espèce qui lui est soumise.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le plan local de l'habitat de la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau s'est fixé comme objectif, dans son action 12 de son orientation 4, de " proposer une offre adaptée à la spécificité des jeunes et des étudiants ", dans la mesure où il est prévu que le Cœur urbain de l'agglomération accueille plus de 5.285 étudiants à l'horizon 2025 pour lesquels seules 2000 places sont disponibles dans les résidences étudiantes existantes. La commune de Fontainebleau fait ainsi valoir que l'offre actuelle ne comprend que 350 logements étudiants en 2023 et 478 autres en cours de construction, que l'offre local dans le secteur privé est saturée et entraîne des tensions sur le marché locatif et que le projet en litige, qui prévoit la réalisation de 168 nouvelles chambres, s'inscrit dans ce cadre d'accroissement de l'offre destinée à ce public particulier.
6. Si les requérants soutiennent à l'audience que cette résidence ne serait pas intégrée au tissu urbain de la ville, étant éloignée des établissements d'enseignements supérieur que ses occupants seront susceptibles de fréquenter, cette circonstance n'est pas de nature à remettre en cause l'utilité du projet au regard de la nécessité de répartition spatiale des logements pour étudiants au sein du territoire de la commune dès lors que le projet permettra à ceux-ci de s'insérer dans leur environnement urbain à des prix inférieurs à ce qu'ils seraient susceptibles de trouver dans le secteur privé à proximité immédiate de leurs établissements et est situé à une distance raisonnable de ces derniers.
7. Il résulte de ce qui précède que, en l'état de l'instruction, la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est, au cas d'espèce, pas satisfaite car il existe un intérêt public qui s'attache à l'exécution de l'arrêté contesté, tel que modifié le 23 août 2024.
8. Par suite, la requête ne pourra qu'être rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir soulevées par la commune de Fontainebleau et la société d'économie mixte di pays de Fontainebleau.
Sur les frais irrépétibles :
9. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
10. La commune de Fontainebleau et la société d'économie mixte du pays de Fontainebleau n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les conclusions des requérants tendant à ce qu'une somme soit mise à leur charge sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne pourront qu'être rejetées.
11. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux demandes sur le même fondement présentées par la commune de Fontainebleau et de la société d'économie mixte du pays de Fontainebleau.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B C, de Madame D A, du comité de défense, d'action et de sauvegarde d'Avon et de la commune d'Avon est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Fontainebleau et de la société d'économie mixte du pays de Fontainebleau sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, à Madame D A, au comité de défense, d'action et de sauvegarde d'Avon, à la commune d'Avon, à la commune de Fontainebleau et à la société d'économie mixte du pays de Fontainebleau.
Copie en sera communiquée au préfet de Seine-et-Marne.
Melun, le 21 octobre 2024.
Le juge des référésLa greffière
Signé : M. E : M. NODIN
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026