LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2410990

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2410990

vendredi 18 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2410990
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la demande de rendez-vous était dépourvue d'utilité, dès lors que Mme A avait déjà pu déposer avec succès sa demande de changement de statut via la plateforme ANEF le 24 juin 2024. Par conséquent, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'étant pas remplie, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 septembre 2024, Mme B C A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui donner un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme A soutient que :

- elle est entrée en France le 15 février 2024 au titre du regroupement familial pour rejoindre son conjoint de nationalité française ; une erreur a été faite sur son visa de long séjour, valide du 11 février 2024 au 10 février 2025, qui porte la mention " visiteur " au lieu de " établissement familial " ; elle n'a toutefois pas eu d'autre choix que de le valider pour obtenir un justificatif de séjour régulier valide ; le 27 mai 2024, elle a déposé une demande de changement de statut sur la plateforme " démarches simplifiées ", qui a été clôturée en la redirigeant sur l'ANEF ; le 24 juin 2024, elle a déposé sa demande de changement de statut pour un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de conjointe d'un ressortissant français sur la plateforme ANEF ; elle n'a depuis obtenu aucune réponse, sa demande étant toujours à l'état de " dépôt " sur son compte ANEF, en dépit de ses relances ;

- la condition d'urgence est remplie dès lors que l'impossibilité matérielle d'obtenir un rendez-vous afin de déposer sa demande de titre de séjour fait obstacle à l'exercice d'une activité professionnelle ;

- la mesure sollicitée est utile compte tenu des dysfonctionnements administratifs qu'elle rencontre ;

- elle ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Il ressort des écritures et des pièces jointes à la requête que Mme A a pu effectivement et " avec succès " présenter sa demande de changement de statut le 24 juin 2024 ainsi qu'il résulte de l'attestation de confirmation du dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour versée au dossier. Par suite, la demande de rendez-vous en préfecture pour le dépôt de cette demande de titre de séjour ne revêt le caractère d'aucune utilité et les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées à ce titre par Mme A doivent en conséquence être rejetées.

3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions que Mme A présente sur leur fondement à l'encontre de l'Etat qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C A.

Fait à Melun, le 18 octobre 2024.

La juge des référés,

Signé : C. Ledamoisel

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745

01/07/2026

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258

01/07/2026

← Retour aux décisions