mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2411346 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre Reconduite à la frontière 12 |
| Avocat requérant | LA CIMADE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2411540 du 11 septembre 2024, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Paris a renvoyé au tribunal, sur le fondement de l'article R. 221-3 du code de justice administrative et des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requête de M. A D enregistrée au greffe de ce tribunal le 10 mai 2024.
Par une requête, enregistrée le 13 septembre 2024, M. A D, retenu au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler les arrêtés du 6 mai 2024 par lesquels le préfet de police de Paris, d'une part, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination et, d'autre part, lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée de
trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de Paris, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai, de réexaminer sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler dans un délai d'une semaine à compter de la notification du jugement à intervenir et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil, sous réserve pour ce dernier de renoncer au bénéfice de la part contributive de l'Etat, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée de défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que sa présence en France ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que sa présence en France ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entre et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de police de Paris, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2 a produit des pièces, enregistrées le 23 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-637 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a désigné M. Bourgau en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bourgau, magistrat désigné ;
- les observations de Me Fresard, substituant Me Benoit-Grandière, représentant M. D, présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête ; elle reprend les moyens soulevés dans les écritures, qu'elle développe ;
- les observations de M. D, assisté de M. C, interprète en langue arabe, qui répond aux questions du tribunal ;
- le préfet de police de Paris n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant marocain né le 5 août 2005 à Casablanca (Maroc), alias M. E G, ressortissant tunisien né le 12 décembre 1998 à Sfax (Tunisie), déclare être entré en France en février 2024. Il a été placé en rétention administrative pour une durée de quatre jours par arrêté de la préfète de l'Essonne du 7 août 2024, notifié le 9 août suivant. Sa rétention a été prolongée d'une durée de vingt-six jours par ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire d'Evry-Courcouronnes du 14 août 2024 puis d'une durée de trente jours par ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux du 9 septembre 2024. Par la présente requête, M. D demande l'annulation des arrêtés du 6 mai 2024 par lesquels le préfet de police de Paris, d'une part, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination et, d'autre part, lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée de
trois ans.
Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / () ".
3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application des dispositions précitées, d'admettre provisoirement M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs soulevés contre l'ensemble des décisions attaquées :
4. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Par un arrêté du 18 mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du même jour, le préfet de police de Paris a donné délégation à M. F B, adjoint à la cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière et signataire des arrêtés en litige, à effet de signer notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés en litige manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, les arrêtés contestés, qui n'avaient pas à mentionner l'ensemble des éléments afférents à la situation personnelle du requérant, mentionnent, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement pour mettre utilement le requérant en mesure d'en discuter les motifs et le juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A D, ressortissant marocain né le 5 août 2005 à Casablanca (Maroc), alias M. E G, ressortissant tunisien né le 12 décembre 1998 à Sfax (Tunisie), déclare être entré récemment en France en février 2024. Célibataire et sans enfant à charge, il ne justifie ni avoir noué de liens familiaux ou privés d'une particulière ancienneté, stabilité et intensité sur le territoire français, ni d'une quelconque insertion professionnelle. S'il se prévaut à l'audience de sa présence dans l'espace Schengen depuis plusieurs années, des demandes d'asile qu'il a effectuées en 2021 au Danemark puis en Suède et en 2024 aux Pays-Bas puis en Allemagne, ces éléments ne permettent nullement de caractériser l'existence d'une vie privée et familiale en France. S'il se prévaut également d'un important stress post traumatique résultant des souffrances endurées durant son parcours de vie lequel nécessite, de l'avis du psychiatre suédois qui l'a examiné, un suivi médical régulier, un lourd traitement médicamenteux voire une intervention chirurgicale, il n'établit nullement qu'il ne pourrait effectivement bénéficier des soins appropriés dans les pays où il a demandé l'asile ou dans son pays d'origine. De plus, il n'établit ni être dépourvu de liens dans son pays d'origine, qu'il déclare avoir quitté en 2014, ni être dans l'impossibilité de s'y réinsérer socialement et professionnellement. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. D une atteinte disproportionnée au regard des objectifs pour lesquels il a été pris. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
Sur les autres moyens soulevés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police de Paris n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant avant de prendre la décision attaquée. Par suite le moyen doit être écarté.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre
public ; / () ".
10. Il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que cette dernière est fondée sur le 1° et non sur le 5° de l'article L. 611-1, de sorte que le requérant ne peut utilement se prévaloir de ce que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation ne peut qu'être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Sur l'autre moyen soulevé contre la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article
L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas
suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale (). ".
13. Il ressort des pièces du dossier que le requérant, arrivé en France en février 2024, a été signalé par les services de police pour des faits d'outrage, rébellion sur personne dépositaire de l'autorité publique, violences volontaires en état d'ivresse sur policiers avec ITT inférieure ou égale à huit jours et violences volontaires en état d'ivresse sans ITT à raison de l'identité de genre vraie ou supposée, commis le 6 mai 2024. Le requérant, qui se borne à soutenir à l'audience, de manière générale, que son inscription au fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), si elle implique qu'il a été interpellé et auditionné par les services de police pour les faits qui y sont mentionnés, ne suffit pas à établir qu'il est l'auteur de ces faits, et à relever que le préfet ne produit pas les condamnations qui auraient été prononcées à son encontre n'est toutefois pas contredit par le préfet qui n'est ni présent ni représenté et n'a produit ni écritures ni pièces. Dès lors, il ne peut être tenu pour établi que le requérant soit l'auteur de ces faits. Dans ces conditions, le préfet a entaché la décision contestée d'une erreur d'appréciation en considérant que la présence en France de M. D représentait une menace pour l'ordre public. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et n'est pas sérieusement contesté par le requérant, d'une part, qu'il est entré irrégulièrement sur le territoire français et n'a pas ultérieurement entrepris de démarches en vue de la délivrance d'un titre de séjour et, d'autre part, qu'il n'a pu, à la date de la décision attaquée, ni présenter de document de voyage ou d'identité en cours de validité, ni justifier d'une résidence effective et permanente dans un local à usage d'habitation, de sorte que le préfet n'a pas entaché la décision contestée d'erreur manifeste d'appréciation en retenant l'existence d'un risque que le requérant se soustraie à l'exécution de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre pour lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire. Et le préfet de police de Paris aurait pris la même décision en se fondant sur le seul risque de fuite du requérant. Par suite, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
14. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
Sur l'autre moyen soulevé contre la décision fixant le pays de destination :
15. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
16. M. D se borne à l'audience à faire état, dans des termes généraux et peu circonstanciés, de craintes en cas de retour dans son pays d'origine en raison de sa confession chrétienne, des demandes d'asile qu'il a présentées au Danemark, en Suède, aux Pays-Bas et en Allemagne ainsi que de son état de santé. Ce faisant, il n'établit nullement l'existence d'un risque réel et personnel d'être soumis à la torture ou à des peines ou traitements prohibés par les stipulations citées au point précédent en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Fresard et au préfet de police de Paris.
Lu en audience publique le 25 septembre 2024.
Le magistrat,
Signé : T. BOURGAULa greffière,
Signé : C. MAHIEU
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2411346
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026