mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2411369 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | TAGAWA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 septembre 2024, M. B, représenté par Me Consigny, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner immédiatement l'annulation de l'exécution de la décision d'expulsion à son encontre prise par arrêté du préfet de Seine-et-Marne ;
2°) d'ordonner toutes mesures nécessaires pour garantir le respect de ses droits et éviter toute atteinte grave et immédiate à ses libertés fondamentales.
Il indique que, de nationalité algérienne, il a été condamné par un arrêté de la cour d'appel de Paris du 15 février 2024 à une peine de cinq ans d'emprisonnement assortie d'une interdiction définitive du territoire français, qu'il est incarcéré au centre pénitentiaire de Melun et que, par une décision du 9 septembre 2024, le préfet de Seine-et-Marne a fixé l'Algérie comme pays de renvoi.
Il soutient que la condition d'urgence est satisfaite car cet arrêté risque d'être exécuté à tout moment, et que cette exécution porte atteinte à son droit à une vie privée et familiale normale car toute sa famille est en France et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation car il est engagé dans un parcours de réinsertion.
Vu :
- la décision contestée,
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1 M. B, ressortissant algérien né le 24 mars 1976 à Sidi M'Hamed (wilaya d'Alger), incarcéré au centre pénitentiaire de Melun (Seine-et-Marne) fait l'objet, le
9 septembre 2024, d'un arrêté préfectoral fixant le pays à destination duquel il doit être éloigné en application de la peine d'interdiction définitive du territoire français à laquelle il a été condamné par l'autorité judiciaire le 15 février 2024. Par une requête enregistrée le 13 septembre 2024, il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, " d'ordonner immédiatement l'annulation de l'exécution de la décision d'expulsion " prise à son encontre ainsi que d'ordonner " toutes mesures nécessaires pour garantir le respect de ses droits et éviter toute atteinte grave et immédiate à ses libertés fondamentales ".
2 Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
3 Il ressort des pièces produites par l'avocat du requérant, que la requête doit être regardée comme tendant à ce que, sur le fondement de l'article L. 521-2 précité, le juge des référés ordonne la suspension de l'arrêté du 9 septembre 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a fixé l'Algérie comme pays à destination duquel M. B devrait être reconduit, décision prise pour l'exécution d'un arrêt en date du 15 février 2024 de la cour d'appel de Paris prononçant à son encontre une interdiction définitive du territoire français.
4 L'interdiction du territoire français prononcée par le juge pénal à l'encontre d'un ressortissant étranger emporte de plein droit reconduite du condamné à la frontière. Si la détermination par le préfet du pays de renvoi pour assurer l'exécution de la peine ainsi prononcée est une mesure prise au titre de la police des étrangers qui peut faire l'objet d'un recours devant le juge administratif, l'intéressé ne saurait soutenir utilement que cette dernière décision porte une " atteinte grave et manifestement illégale " à une liberté fondamentale en le privant du droit à une vie privée et familiale normale, dès lors que la privation de telles libertés découle en réalité du prononcé par le juge pénal de la peine d'interdiction du territoire. Par suite, le moyen tiré par M. B de l'atteinte grave à sa vie privée et familiale résultant de la décision de le renvoyer en Algérie est inopérant.
5 Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B ne pourra qu'être rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de Seine-et-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2411369
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026