vendredi 27 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2411780 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Chambre Éloignement 12 |
| Avocat requérant | MIRGODIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 septembre 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler les décisions, contenues dans un arrêté en date du 22 septembre 2024, par lesquelles la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français, sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé, à son encontre, une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une durée de deux ans.
Il soutient que les décisions litigieuses :
- les décisions litigieuses sont entachées d'un vice d'incompétence et d'erreur de droit ;
- les décisions litigieuses sont insuffisamment motivées ;
- les décisions litigieuses ont été prises sans avoir été précédées d'un examen sérieux et particulier de sa situation et en méconnaissance du principe du contradictoire garanti par l'article 41-2 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- les décisions litigieuses sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation le leurs conséquences sur sa situation personnelle ;
- les décisions litigieuses ont été prises en méconnaissance des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Declercq, président honoraire, en application des articles L. 921-1 à L. 921-4 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Declercq,
- les observations de Me Mirgodin, représentant M. B, qui maintient ses conclusions et moyens et soutient, en outre, que son comportement personnel ne constitue pas, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ;
- et les observations de Me Bakayoko avocat, représentant la préfète du Val-de-Marne, qui conclut au rejet de la requête.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique à 15 h.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 22 septembre 2024, la préfète du Val-de-Marne a fait obligation à M. B, de nationalité belge, de quitter sans délai, le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé, à son encontre, une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une durée de deux ans. M. B demande au tribunal de prononcer l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société () " ;
4. Il ressort des pièces du dossiers et en particulier du procès-verbal d'audition du 22 septembre, figurant au dossier, que, d'une part, la personne ayant porté une accusation de viol à l'encontre du requérant, tout en apportant une précision sur la consommation en cocaïne de l'intéressé, qui montre qu'elle le connaissait, d'avant les faits qu'elle lui reproche, a en définitive, quitté les locaux de la police, en indiquant qu'elle ne voulait ni porter plainte, ni voir un médecin et que, d'autre part, il n'est pas contesté que les faits en cause n'ont fait l'objet d'aucune poursuite. Par suite, le moyen tiré de ce que les faits sur lesquels se fonde la décision attaquée ne peuvent être regardés comme établis et ne pouvaient conduire l'administration à conclure que M. B constituerait, du point de vue de l'ordre public et de la sécurité publique, une menace réelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société.
5. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer que les autres moyens de la requête, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 22 septembre 2024 obligeant M. B à quitter le territoire français doivent être accueillies. Par voie de conséquence, doivent également être annulées les décisions du même jour lui refusant l'octroi d'un délai pour quitter le territoire français, fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et lui interdisant la circulation sur le territoire français pendant deux ans.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 22 septembre 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne a obligé M. B à quitter le territoire français, sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé, à son encontre, une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une durée de deux ans est annulé.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Val-de-Marne.
Lu en audience publique le 27 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé : M. DECLERCQLa greffière,
Signé : MD. ADELON
La République mande et ordonne à la préfète du Val de Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
MD. ADELON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026