Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2412091
jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2412091 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL AVOCAT CHAVKHALOV |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er octobre 2024, Mme A B, représentée par Me Chavkhalov, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet résultant du silence gardé pendant deux mois par le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) sur sa demande de renouvellement de carte professionnelle ;
2°) d'enjoindre au directeur du CNAPS de renouveler sans délai sa carte professionnelle, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, ou, subsidiairement, de lui délivrer, dans le même délai et sous la même astreinte, une autorisation provisoire valable à compter du 23 octobre 2024 ;
3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 2 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2024, le CNAPS conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et les conclusions à fin d'injonction et au rejet du surplus des conclusions.
Vu :
- la requête n° 2412089 tendant à l'annulation de la décision dont la suspension de l'exécution est demandée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Les parties ont été régulièrement informées de la date et de l'heure de l'audience publique.
Le rapport de M. Zanella a été entendu au cours de cette audience, tenue le 16 octobre 2024 à 10h00 en présence de Mme Dusautois, greffière d'audience.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin de suspension présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les conclusions accessoires aux fins d'injonction et d'astreinte :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de l'instance, Mme B s'est vu délivrer une nouvelle carte professionnelle par une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) en date du 15 octobre 2024. Par suite, les conclusions à fin de suspension qu'elle a présentées sur le fondement de l'article
L. 521-1 du code de justice administrative sont, de même que ses conclusions accessoires aux fins d'injonction et d'astreinte, devenues sans objet.
Sur les frais liés au litige :
3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
4. En application de ces dispositions, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CNAPS une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par Mme B.
Article 2 : Le Conseil national des activités privées de sécurité versera une somme de 1 200 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Melun, le 17 octobre 2024.
Le juge des référés,La greffière,
Signé : P. ZanellaSigné : O. Dusautois
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Décisions similaires
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2618596
01/09/2026
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2618522
01/09/2026
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2604282
01/09/2026
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503670
01/09/2026