LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2413153

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2413153

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2413153
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Cette requête, examinée par le Tribunal administratif de Melun, concerne une demande de référé-liberté présentée par Mme A, ressortissante iranienne, qui sollicite la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour afin de justifier de la régularité de son séjour et de pouvoir travailler. La juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête comme manifestement mal fondée. Elle estime que la condition d’urgence n’est pas caractérisée, la requérante ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une intervention dans les quarante-huit heures, et que l’administration n’a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. La décision s’appuie notamment sur l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui distingue l’attestation de dépôt de l’attestation de prolongation d’instruction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2024, Mme B A, représentée par Me Casagrande, demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour lui permettant de justifier de la régularité de son séjour, l'autorisant à travailler et à voyager, dans un délai de vingt-quatre heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, est remplie dès lors qu'elle est seulement titulaire d'une attestation de dépôt d'une demande de titre de séjour ne l'autorisant pas à séjourner et à travailler régulièrement sur le territoire français

- cette mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir et sa liberté de travailler.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Billandon, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante iranienne née en 1988, s'est mariée en France à un ressortissant français en 2021 et s'est vu délivrer plusieurs titres de séjour successifs en cette qualité, le dernier d'entre eux expirant le 1er septembre 2024. Le 27 juin 2024, elle a demandé le renouvellement de son titre de séjour à la préfète du Val-de-Marne qui a classé sans suite sa demande le 30 septembre 2024 au motif qu'elle n'avait pas renseigné les informations personnelles relatives à son époux. Mme A a alors formé une nouvelle demande de titre de séjour et s'est vu délivrer une attestation de dépôt le 11 octobre 2024. Par la présente requête, Mme A demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour lui permettant de justifier de la régularité de son séjour, l'autorisant à travailler et à voyager.

2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le dépôt d'une demande présentée au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 donne lieu à la délivrance immédiate d'une attestation dématérialisée de dépôt en ligne. Ce document ne justifie pas de la régularité du séjour de son titulaire. / Lorsque l'instruction d'une demande complète et déposée dans le respect des délais mentionnés à l'article R. 431-5 se poursuit au-delà de la date de validité du document de séjour détenu, le préfet est tenu de mettre à la disposition du demandeur via le téléservice mentionné au premier alinéa une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande dont la durée de validité ne peut être supérieure à trois mois. Ce document, accompagné du document de séjour expiré, lui permet de justifier de la régularité de son séjour pendant la durée qu'il précise. Lorsque l'instruction se prolonge, en raison de circonstances particulières, au-delà de la date d'expiration de l'attestation, celle-ci est renouvelée aussi longtemps que le préfet n'a pas statué sur la demande. () ".

4. Lorsqu'un requérant fonde son action sur la procédure de protection particulière instituée par l'article L. 521-2 de ce code, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l'article L. 521-2 soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

5. Pour établir l'existence d'une urgence particulière caractérisant la nécessité pour elle de bénéficier à très bref délai de la mesure d'injonction qu'elle demande, Mme A fait valoir qu'elle est seulement titulaire d'une attestation de dépôt de sa demande de titre de séjour présentée le 11 octobre 2024, qui ne l'autorise pas à séjourner ni travailler régulièrement sur le territoire français, et produit à ce titre le courriel du 21 octobre 2024 par lequel l'entreprise qui l'emploie par lettres d'engagement d'un collaborateur rémunéré à la pige lui indique qu'elle ne sera plus en mesure de la recruter à compter du 25 octobre 2024. Toutefois, et alors que, s'agissant de sa seconde demande de titre de séjour déposée seulement le 11 octobre 2024, Mme A ne peut prétendre se voir délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans les conditions mentionnées à l'article R. 415-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son titre de séjour était expiré antérieurement à ce dépôt, l'intéressée ne justifie pas ainsi de l'existence d'une situation d'urgence particulière, au sens des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative nécessitant que le juge des référés prenne une mesure dans le délai de quarante-huit heures.

6. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner si la préfète du Val-de-Marne a porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale de Mme A, il y a lieu de rejeter la requête dans son ensemble pour défaut d'urgence par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Melun, le 25 octobre 2024.

La juge des référés,

Signé : I. Billandon

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745

01/07/2026

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258

01/07/2026

← Retour aux décisions