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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2414351

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2414351

lundi 25 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2414351
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDECLERCQ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Declercq, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle et de désigner Me Declercq à ce titre ;

2°) d'enjoindre au président du conseil départemental du Val-de-Marne de lui proposer, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, un " contrat jeune majeur " comportant notamment un accès à une solution de logement adaptée et de prise en charge de ses besoins alimentaires et sanitaires, ainsi qu'un suivi éducatif, afin de lui permettre de poursuivre son projet de formation et d'insertion professionnelle, ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte, notamment en lui proposant un accompagnement comportant une solution de logement adaptée et de prise en charge de ses besoins alimentaires et sanitaires, ainsi qu'un suivi éducatif, afin de lui permettre de poursuivre son projet de formation et d'insertion professionnelle ;

3°) de mettre à la charge du département du Val-de-Marne la somme de 1 500 euros à verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à Me Declercq, sous réserve que celle-ci exerce l'option prévue à l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

-la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative est remplie, dès lors que : il est continûment pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance depuis le 10 janvier 2022 ; il est hébergé à ce titre dans un appartement partagé ; le rapport

socio-éducatif dont il a fait l'objet le 28 août 2024 conclut à la poursuite de son accompagnement et sollicite pour lui un " contrat jeune majeur " au regard de son absence d'autonomie et de la nécessaire continuation d'un soutien ; la fin brutale de sa prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance, alors qu'il est dépourvu de ressources suffisantes et de soutien familial, l'exposerait à une très grande précarité ; il est en particulier exposé au risque d'être contraint de quitter son lieu d'hébergement sans solution alternative, ni possibilité de couvrir l'ensemble de ses besoins quotidiens ; cette situation compromettrait la poursuite de sa formation professionnelle ; en outre, il souffre de plusieurs maladies chroniques justifiant un suivi médical strict et régulier ainsi qu'un traitement quotidien ; sa vulnérabilité doit être prise en compte ;

-la décision du 20 septembre 2024 par laquelle le président du conseil départemental du Val-de-Marne a refusé la poursuite de sa prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance après sa majorité dans le cadre d'un " contrat jeune majeur " porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, dès lors que, d'une part, elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, dont elle méconnaît les dispositions, ainsi que d'un défaut d'examen réel et sérieux et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation, d'autre part, elle le prive du seul hébergement et du seul soutien financier et matériel auxquels il a accès et le plonge ainsi dans une situation d'extrême précarité certaine.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2024, le département du

Val-de-Marne conclut au rejet de la requête dans son ensemble comme étant devenue sans objet ou, subsidiairement, au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, à tout le moins, à la réduction dans de plus justes proportions de la somme demandée à ce titre.

Il soutient que :

-la requête est devenue sans objet et il n'y a donc pas lieu d'y statuer, dès lors que le requérant s'est vu accorder, par une décision du 20 novembre 2024, un " contrat jeune majeur " d'une durée de sept jours ayant pour objectif de faciliter la cessation de sa prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance dans des conditions optimales et sécurisées et de l'accompagner dans ses démarches pour l'ouverture d'un compte bancaire ;

-en outre, le requérant va pouvoir intégrer, à partir du 26 novembre 2024, le foyer pour jeunes travailleurs C, où il pourra bénéficier d'un accompagnement social ; il pourra, dès le jour de sa majorité, ouvrir un compte auprès d'une banque en ligne, ce qui lui permettra de percevoir un arriéré de trois mois de salaires d'environ 2 100 euros dû par son employeur et, en conséquence, de régler le dépôt de garantie d'un montant de 500 euros exigé par le foyer pour jeunes travailleurs, ainsi que le premier mois de loyer ; il percevra, à compter de sa majorité et jusqu'au 31 août 2025, un salaire mensuel équivalent à 51 % du SMIC, puis, à partir du 1er septembre 2025, un salaire mensuel équivalent à 67 % du SMIC ; malgré ses manquements répétés pendant sa prise en charge, il a pu bénéficier de tous les dispositifs lui permettant d'obtenir un logement, un titre de séjour valable qui lui permettra de solliciter des aides sociales, notamment l'aide personnalisée au logement, un revenu fixe qui va augmenter au fil des années et un travail dans le cadre de son apprentissage ; il va donc devenir pleinement autonome dès le

26 novembre 2024 et sa prise en charge dans le cadre d'un " contrat jeune majeur " n'aura dès lors plus lieu d'être ;

-la demande présentée au titre des frais liés au litige est exagérée et injustifiée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-le code de l'action sociale et des familles ;

-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

-la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 ;

-le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.

Les parties ont été régulièrement informées de la date et de l'heure de l'audience publique.

Au cours de cette audience, tenue le 22 novembre 2024 à 14h00, ont été entendus :

-le rapport de M. Zanella ;

-et les observations de Me Declercq, représentant M. A, présent, qui, après avoir précisé que la présentation de la demande tendant à sa désignation au titre de l'aide juridictionnelle provisoire résultait d'une erreur de plume, a conclu à ce qu'il soit enjoint au président du conseil départemental du Val-de-Marne de proposer au requérant une prise en charge adaptée à ses besoins au titre de l'aide sociale à l'enfance dans le cadre d'un " contrat jeune majeur " pour une durée de plus de sept jours, et ce, en faisant valoir que : le recours administratif préalable obligatoire exercé le 11 novembre 2024 contre la décision de refus de " contrat jeune majeur " en date du

20 septembre 2024 a permis de débloquer un peu la situation, puisque l'intéressé s'est vu proposer un " contrat jeune majeur " d'une durée de sept jours le 20 novembre 2024 ; cette proposition ne vise toutefois qu'à faire échec à la procédure de référé et n'est pas satisfaisante ; en effet, la confirmation de la place réservée au requérant au sein du foyer pour jeunes travailleurs C est subordonnée au versement d'un dépôt de garantie d'un montant de 500 euros et à l'obtention de la garantie Visale ; or, d'une part, le requérant ne peut actuellement obtenir cette garantie, parce que, titulaire d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", il est considéré non pas comme un étudiant mais comme un salarié et est soumis de ce fait à des exigences de revenus auxquelles il ne satisfait pas ; d'autre part, il ne percevra pas son nouveau salaire, équivalent à 51 % du SMIC, soit environ 900 euros, avant la fin du mois de décembre et il ne pourra par ailleurs pas encaisser l'arriéré de trois mois de salaire dû par son employeur avant d'ouvrir un compte bancaire, ce qui nécessite un accompagnement et peut prendre du temps ; dans ces conditions, le délai de sept jours de prise en charge accordé le 20 novembre 2024 est trop court et le requérant, qui n'a pas la garantie de devenir autonome avec des ressources suffisantes dans ce délai, reste en situation de précarité.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ".

2. M. A, ressortissant ivoirien né le 25 novembre 2006 et entré en France en 2021, a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance du Val-de-Marne à compter du 10 janvier 2022 et jusqu'au 25 novembre 2024, date de sa majorité. Par une décision du 20 septembre 2024, le président du conseil départemental du Val-de-Marne a refusé la poursuite de sa prise en charge par le même service après le 24 novembre 2024 dans le cadre d'un " contrat jeune majeur ", au motif qu'il ne serait pas éligible au bénéfice de ce dispositif. Sa requête doit, en l'état de l'instruction, qui s'est poursuivie à l'audience, être regardée comme tendant, à titre principal, à ce qu'il soit enjoint à la même autorité, sur le fondement des dispositions citées au point précédent, de lui proposer un " contrat jeune majeur " comportant notamment un accès à une solution de logement adaptée et de prise en charge de ses besoins alimentaires et sanitaires, ainsi qu'un suivi éducatif, afin de lui permettre de poursuivre son projet de formation et d'insertion professionnelle, et ce, pour une durée au moins égale à celle proposée dans le rapport socio-éducatif dont il a fait l'objet, en dernier lieu, le 28 août 2024, soit six mois.

3. En premier lieu, il est constant que, postérieurement à l'introduction de l'instance, le président du conseil départemental du Val-de-Marne a décidé, le 20 novembre 2024, de faire bénéficier M. A d'un " contrat jeune majeur " d'une durée de sept jours afin de faciliter la cessation de sa prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance du département et de l'accompagner dans l'ouverture d'un compte bancaire. Eu égard à ce qui a été dit au point précédent, cette circonstance ne saurait toutefois être regardée comme étant de nature à priver totalement d'objet la requête de l'intéressé. L'exception de non-lieu à statuer opposée par le département du Val-de-Marne ne peut, par suite, être accueillie.

4. En second lieu, l'usage par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention d'une mesure destinée à la sauvegarde d'une liberté fondamentale dans les quarante-huit heures ou, à tout le moins, à très bref délai.

5. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 111-2 du code de l'action sociale et des familles : " Les personnes de nationalité étrangère bénéficient dans les conditions propres à chacune de ces prestations : / 1° Des prestations d'aide sociale à l'enfance []. / Elles bénéficient des autres formes d'aide sociale, à condition qu'elles justifient d'un titre exigé des personnes de nationalité étrangère pour séjourner régulièrement en France []. ". Aux termes de l'article L. 222-1 du même code : " Le service de l'aide sociale à l'enfance est un service non personnalisé du département chargé des missions suivantes : 1° Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique tant aux mineurs et à leur famille ou à tout détenteur de l'autorité parentale, confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social, qu'aux mineurs émancipés et majeurs de moins de vingt et un ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre []. ". Aux termes de l'article L. 222-5 du même code : " Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : / [] 5° Les majeurs âgés de moins de vingt et un ans [] qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, y compris lorsqu'ils ne bénéficient plus d'aucune prise en charge par l'aide sociale à l'enfance au moment de la décision mentionnée au premier alinéa du présent article et à l'exclusion de ceux faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile []. / Un accompagnement est proposé [] aux majeurs mentionnés au 5° [], au-delà du terme de la mesure, pour leur permettre de terminer l'année scolaire ou universitaire engagée. ".

6. Il résulte des dispositions citées ci-dessus de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles que, depuis l'entrée en vigueur du I de l'article 10 de la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, qui a modifié ces dispositions sur ce point, les jeunes majeurs de moins de vingt-et-un ans ayant été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance d'un département avant leur majorité bénéficient d'un droit à une nouvelle prise en charge par ce service, lorsqu'ils ne disposent pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants et ne font pas l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français.

7. Une carence caractérisée dans l'accomplissement par le président du conseil départemental des missions fixées par les dispositions rappelées au point 5, notamment dans les modalités de prise en charge des besoins du mineur ou du jeune majeur relevant de l'aide sociale à l'enfance, lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour l'intéressé, est de nature à porter une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

8. Pour justifier de l'urgence qu'il y aurait à prescrire la mesure d'injonction qu'il sollicite, M. A fait essentiellement valoir, dans ses écritures, que la cessation brutale, dès le 25 novembre 2024, date de sa majorité, de sa prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance du Val-de-Marne le placerait, alors qu'il est dépourvu de ressources suffisantes et de soutien familial et qu'il souffre de maladies chroniques nécessitant un suivi médical et un traitement quotidien, dans une situation précaire susceptible de compromettre la poursuite de la formation en alternance qu'il suit actuellement en vue d'obtenir le baccalauréat professionnel de spécialité " carrossier peintre automobile ", notamment en ce qu'elle le priverait de l'hébergement dont il bénéficie depuis le 12 mars 2024 dans un appartement partagé situé à Choisy-le-Roi et de la possibilité de subvenir à ses besoins quotidiens. Toutefois, ainsi qu'il a été dit ci-dessus au point 3, le président du conseil départemental du Val-de-Marne a décidé, le 20 novembre 2024, de faire bénéficier le requérant d'un " contrat jeune majeur " pour une durée de sept jours, soit jusqu'au 1er décembre 2024, afin, notamment, de l'accompagner dans l'ouverture d'un nouveau compte bancaire. En outre, il résulte de l'instruction qu'une place est réservée au requérant à compter du 26 novembre 2024 dans un foyer pour jeunes travailleurs situé à Bourg-la-Reine, moyennant le versement d'un dépôt de garantie d'un montant de 500 euros. Il en résulte également que, dans le cadre de la formation mentionnée ci-dessus, le requérant a conclu le 24 juin 2024, pour la période du 2 septembre 2024 au 31 août 2026, un contrat d'apprentissage lui procurant une rémunération qui, à compter du 26 novembre 2024 et jusqu'au 31 août 2025, sera égale à 51 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) et qu'il ne conteste pas être actuellement détenteur, à l'égard de son employeur, d'une créance de salaire d'environ 2 000 euros suffisante pour couvrir le règlement du dépôt de garantie mentionné ci-dessus ainsi que d'un premier loyer. Il en résulte enfin que le requérant est titulaire d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " valable jusqu'au 31 mars 2025 qui lui permet de bénéficier d'autres prestations d'aide sociale que les prestations de l'aide sociale à l'enfance, notamment de l'aide personnalisée au logement. Si M. A a fait valoir, lors de l'audience, que la confirmation de la place qui lui est réservée au sein d'un foyer pour jeunes travailleurs est subordonnée à l'obtention de la garantie Visale, laquelle est elle-même subordonnée, du fait de la nature de son titre de séjour, à des conditions de ressources qu'il ne remplit pas, cette allégation n'est étayée par aucune pièce et ne peut, dès lors, être tenue pour établie. Il en va de même de l'autre allégation faite à l'audience par le requérant, selon laquelle la durée du " contrat jeune majeur " accordé à celui-ci le

20 novembre 2024 serait trop courte pour lui permettre d'ouvrir un compte auprès d'une banque en ligne et d'encaisser sur ce compte la somme correspondant aux salaires dus par son employeur. Dans ces conditions, et nonobstant la circonstance que l'intéressé ne pourrait pas percevoir une rémunération égale à 51 % du SMIC avant la fin du mois de décembre 2024, l'urgence particulière requise, ainsi qu'il a été dit au point 4, pour la mise en œuvre des pouvoirs que le juge des référés tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ne peut être regardée comme caractérisée à la date de la présente ordonnance.

9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il y ait lieu de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. A, que la requête de celui doit être rejetée, y compris ses conclusions relatives aux frais liés au litige.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au département du

Val-de-Marne ainsi qu'à Me Declercq.

Fait à Melun, le 25 novembre 2024.

Le juge des référés,La greffière,

Signé : P. ZanellaSigné : O. Dusautois

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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