mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2414871 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er décembre 2024, Mme B A demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne, à titre principal de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans le délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, ou à titre subsidiaire de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la même notification.
Elle soutient que :
- l'absence de réponse à sa demande de renouvellement de titre de séjour a pour conséquence de menacer son activité professionnelle au sein de la société SNCF Voyageurs, qui envisage de résilier son contrat d'apprentissage le 11 décembre 2024 ;
- l'Institut supérieur de commerce et de gestion auprès duquel elle effectue des études en Master 2 Direction des Ressources Humaines envisage de mettre fin à sa scolarité en l'absence de justificatif de la régularité de son séjour ;
- l'expiration de son précédent titre de séjour a entraîné le rejet de sa demande de logement ;
- une telle situation porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir, son droit d'exercer une activité professionnelle ainsi que son droit de mener une vie privée et familiale normale ;
- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors qu'à défaut d'un justificatif de la régularité de sa situation au plus tard le 11 décembre 2024, elle risque de perdre son emploi, qui constitue son unique source de revenus, ainsi que le droit de poursuivre son cursus.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 3 décembre 2024, Mme A déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
2. Lorsque la requête est fondée sur la procédure de protection particulière du référé liberté instituée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, il appartient au requérant de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cet article soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures. L'urgence doit s'apprécier objectivement et globalement.
3. Mme A, ressortissante sénégalaise née le 27 octobre 1997, qui serait entrée en France au cours de l'année 2020 sous couvert d'un visa mention " étudiant ", a bénéficié le
12 septembre 2021 de la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la même mention. La requérante a présenté le 10 juin 2024 une demande de délivrance d'un titre de séjour. Mme A demande, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne d'instruire sa demande de titre de séjour ou à titre subsidiaire de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail.
4. Toutefois, par un mémoire complémentaire enregistré le 3 décembre 2024, Mme A indique avoir été mise en possession d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 2 mars 2025, et déclare en conséquence se désister de sa requête.
Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête présentée par Mme A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
La juge des référés,
Signé : C. Letort
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745
01/07/2026
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101
01/07/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358
01/07/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258
01/07/2026