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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2415030

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2415030

jeudi 2 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2415030
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET BARDON & DE FAY - BF2A

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 décembre 2024, complétée le 18 décembre 2024,

Mme A C, représentée par Me Ellakani, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa légalité :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 19 septembre 2024 par lequel le maire de Fontainebleau a prononcé sa radiation des cadres, en application de l'article L. 553-1 du code général de la fonction publique, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité, et ce, avec toutes conséquences de droit ;

2°) d'enjoindre à la commune de Fontainebleau de procéder à sa réintégration, dans un délai de quinze jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) d'enjoindre à la commune de Fontainebleau de lui verser, à titre provisoire, rétroactivement à compter du 1er septembre 2024, la rémunération à laquelle elle a droit dans le cadre de son arrêt de travail ;

4°) d'enjoindre à la commune de Fontainebleau d'annuler la procédure de recouvrement des sommes perçues pour la période du 27/07/2024 au 08/09/2024, ouverte auprès de la trésorerie municipale, sous astreinte de 100 euros par jour de retard dans un délai de 8 jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;

5°) de suspendre l'exécution des arrêtés suivants, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité, et ce, avec toutes conséquences de droit, à savoir l'arrêté portant retenue sur son traitement pour absence de service fait (Arrêté N° 833/24) pris le 03 octobre 2024, et l'arrêté portant retenue sur son traitement pour absence de service fait (Arrêté N° 782/24) pris le 12 août 2024, en application de l'article L. 712-1 du code général de la fonction publique ;

6°) d'enjoindre à la commune de Fontainebleau de la rétablir dans ses droits, à titre provisoire, dans un délai de quinze jours, à compter de l'ordonnance à intervenir ;

7°) d'enjoindre à la commune de Fontainebleau de lui verser à titre provisoire la rémunération ayant fait l'objet de retenues, sous astreinte de 100 euros par jour de retard dans un délai de 8 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

8°) de mettre à la charge de la commune de Fontainebleau la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle indique qu'elle est adjointe administratif principal de 2ème classe depuis le 1er janvier 2016, exerçant au service de l'urbanisme de la commune de Fontainebleau, qu'elle a été en arrêt maladie depuis la fin 2023, puis en mi-temps partiel thérapeutique à hauteur de 50 % à compter du 27 février 2024 pour trois mois, renouvelé pour trois mois supplémentaires, que son médecin, le

26 juillet 2024 a décidé de mettre fin à son mi-temps thérapeutique et lui a prescrit un arrêté de travail jusqu'au 26 novembre 2024, que le certificat médical rédigé comportait toutefois une erreur car il mentionnait toujours ce mi-temps, qu'elle a transmis cet arrêt de travail à son employeur en septembre 2024, que le service gestionnaire lui a fait part de cette erreur et qu'elle a indiquée qu'elle la ferait corriger par son médecin, ce qu'elle a fait le 25 septembre 2024, qu'elle a alors été informée qu'elle avait fait l'objet, depuis le 9 septembre 2024, d'un licenciement pour abandon de poste, et qu'une procédure de recouvrement de sommes perçues du 27 juillet au 8 septembre 2024 allait être ouverte ainsi que des retenues sur salaire pour des absences de service fait et qu'elle n'a jamais reçu les courriers de mise en demeure et d'abandon de poste, dont elle a pu prendre connaissance lors de la consultation de son dossier administratif.

Elle soutient que la condition d'urgence est satisfaite car elle est privée de toute rémunération depuis le 9 septembre 2024, alors qu'elle élève seule ses trois enfants et doit faire face à des échéances financières importantes, et sur le doute sérieux, sur les arrêtés portant retenue sur salaire pour absence de service fait, qu'elle n'était pas absente lors de ces périodes, mais en déplacement sur le terrain dans le cadre de ses fonctions, sur la décision portant radiation pour abandon de poste, qu'elle n'a jamais reçu les mises en demeure et que cette décision a été prise à la suite d'une procédure irrégulière.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 décembre 2024, la commune de Fontainebleau, représentée par Me de Faÿ conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de Mme C d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés, la condition d'urgence n'étant pas satisfaite.

Vu :

- les décisions contestées,

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Par une requête enregistrée le 5 décembre 2024 sous le n° 2415025, Mme C a demandé l'annulation des décisions contestées.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Après avoir, au cours de l'audience du 19 décembre 2024, tenue en présence de

Mme Sistac, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu :

- les observations de Me Ellakani, représentant Mme C, absente, qui rappelle qu'elle a été employée par la commune de Fontainebleau et qu'elle est en arrêt maladie depuis la fin 2023, qu'elle a repris en mi-temps thérapeutique puis en arrêt de travail simple, qu'elle est restée chez elle en repos complet, que son arrêté est justifié même si elle ne l'a régularisé que le

25 septembre 2024, que c'est à cette occasion que la direction des ressources humaines de la ville l'a informée de la procédure d'abandon de poste et que cette décision était actée depuis le

9 septembre 2024, qu'elle a eu également des retenues sur salaire pour service non fait alors qu'elle était sur le terrain au su de sa responsable, qu'elle n'a pas reçu la mise en demeure et a été aussi victime d'une panne d'internet, qui soutient que la condition d'urgence est satisfaite en cas d'interruption de traitement, que, sur le doute sérieux, que les arrêtés de retenue sur salaires ont été pris pour des périodes pendant laquelle elle était en mi-temps thérapeutique et qu'il n'est pas possible de la licencier pour abandon de poste alors qu'elle était en arrêt maladie et sans qu'elle ait reçu la mise en demeure ;

- et les observations de Me Lesure, représentant la commune de Fontainebleau, qui rappelle que l'intéressée était en mi-temps thérapeutique jusqu'au 26 août 2024, qu'elle n'a plus travaillé à compter du 26 juillet 2024, que lorsque le service a reçu le nouvel arrêt de travail, sa supérieure l'a appelée et lui a laissé un message urgent qui n'a donné lieu à aucune réaction, que la mise en demeure du 20 août 2024 a été présentée le 26 août 2024, qu'il n'y a eu ici aussi aucune réaction et n'a envoyé aucun justificatif, que la condition d'urgence n'est pas satisfaite faute de preuves sur sa situation financière, que tous les arrêtés ont été notifiés avec les dates correspondantes, qu'il ne s'agit pas d'une sanction déguisée et que la commune a été très compréhensive, que ses absences n'ont pas été justifiées et le service fait n'est pas établi, que l'arrêté de travail est arrivé au service postérieurement à l'abandon de poste, que tous les courriers ont été envoyés régulièrement et que l'intéressée n'a donné de ses nouvelles que le 25 septembre seulement.

Me Ellakani a présenté une note en délibéré pour Mme C le 24 décembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C a exercé les fonctions d'assistante de service au sein du Service de l'urbanisme de la ville de Fontainebleau. Elle a été autorisée à exercer ses fonctions en temps partiel thérapeutique à raison de 50% d'un temps plein, du 27 février au 26 août 2024 inclus. Elle ne s'est toutefois plus présentée à son service à compter du 26 juillet 2024. Par un message électronique du

2 août 2024, elle a transmis à son service gestionnaire un avis d'arrêt de travail, établi le

26 juillet 2024 qui indiquait un " temps partiel / travail aménagé pour raison médicale du 26.07.2024 au 26.11.2024 ". Par un message électronique du 5 août 2024, la gestionnaire des ressources humaines de la ville de Fontainebleau a indiqué à Mme C que cet avis ne valait pas arrêt de travail, et qu'il lui appartenait le cas échéant de fournir un arrêt de travail pour justifier son absence depuis le 26 juillet 2024. Mme C n'a pas donné suite à cette demande. Sa responsable de pôle a tenté de la joindre le 13 août 2024 et lui a laissé le même jour, un message lui demandant d'entrer en contact rapidement avec le service des ressources humaines de la commune. Mme C n'a pas donné suite à ce message. Dans ces conditions, par un courrier du

20 août 2024, une mise en demeure de reprendre son poste au plus tard le 9 septembre 2024, sous peine d'engagement de la procédure d'abandon de poste, lui a été adressée lui demandant également de l'informer du motif de ses absences depuis le 27 juillet précédent et lui fournir les justificatifs nécessaires. Ce courrier a été présenté et avisé le 26 août 2024 au domicile de Mme C et a été renvoyé à la commune avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Par un message électronique du 5 septembre 2024, se prévalant d'une " panne d'internet pendant plus d'un mois " ayant limité l'accès à son courriel, ainsi que de son état de santé qui ne lui permettrait " ni de sortir ni de s'occuper de [ses] obligations ", Mme C a indiqué à sa gestionnaire avoir pris contact avec son médecin et prévoir de régulariser la situation relative à son arrêt de travail dans le courant de la semaine suivante. Par un arrêté du 19 septembre 2024, le maire de la commune de Fontainebleau a radié des cadres Mme C à compter du 9 septembre 2024 pour abandon de poste, puis par un autre arrêté du 4 octobre 2024, la commune a tiré les conséquences de l'absence de service fait pour la période du 27 juillet au 8 septembre 2024, et lui a notifié une retenue sur traitement. Par une requête enregistrée le 5 décembre 2024, Mme C a demandé l'annulation de ces deux décisions et sollicite du juge des référés, par une requête du même jour, la suspension de leur exécution.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

Sur la décision en date du 19 septembre 2024 portant radiation des cadres pour abandon de poste :

Sur l'urgence :

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. En l'espèce, la décision contestée aboutit à priver Mme C de sa rémunération alors même qu'elle est isolée et élève seule ses trois enfants. Par suite, la condition d'urgence doit être regardée comme satisfaite.

Sur le doute sérieux sur la légalité de la décision contestée :

5. Aux termes de l'article L. 553-1 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire peut être licencié dans les cas suivants : 1° Pour abandon de poste ; () ". Une mesure de radiation des cadres pour abandon de poste ne peut être régulièrement prononcée que si l'agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai qu'il appartient à l'administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d'un document écrit, notifié à l'intéressé et l'informant du risque qu'il encourt d'une radiation des cadres, sans procédure disciplinaire préalable.

6. Par ailleurs, l'agent en position de congé de maladie n'a pas cessé d'exercer ses fonctions et une lettre adressée à un agent à une date où il est dans une telle position ne saurait, en tout état de cause, constituer une mise en demeure avant licenciement pour abandon de poste.

7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la mise en demeure, soit le 20 août 2024, la commune de Fontainebleau avait en sa possession un avis d'arrêt de travail établi le 26 juillet 2024 par le docteur D prescrivant pour Mame C " un temps partiel/travail aménagé pour raison médicale " du 26 juillet au 26 novembre 2024. Elle ne pouvait donc, sans erreur de droit, engager de procédure en abandon de poste, quand bien même elle aurait estimé cet arrêt de travail " irrecevable " au motif que " la case cochée est celle de la demande d'aménagement de temps de travail " et que " cet arrêt ne précise pas la quotité de travail demandée au titre du temps partiel thérapeutique ", dès lors qu'il n'appartient pas à l'autorité administrative de contester la " recevabilité " d'un arrêt de travail prescrit par un médecin, sauf à faire diligenter une contrat-visite, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, ou à solliciter de celui-ci des précisions sur ses prescriptions, ce qu'elle n'a pas fait non plus.

8. Dans ces conditions, Mme C est fondée à soutenir qu'il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision en date du 19 septembre 2024 par laquelle le maire de la commune de Fontainebleau a prononcé sa radiation des cadres pour abandon de poste.

9. Par suite, il y a lieu de prononcer la suspension de l'exécution de cette décision, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête.

Sur les arrêtés des 12 août et 3 octobre 2024 portant retenues sur salaire :

10. Aux termes de l'article L. 712-1 du code général de la fonction publique :

" Le fonctionnaire a droit, après service fait, à une rémunération comprenant : 1° Le traitement ;

2° L'indemnité de résidence ; 3° Le supplément familial de traitement ; 4° Les primes et indemnités instituées par une disposition législative ou réglementaire. ". Un fonctionnaire d'une collectivité territoriale peut faire l'objet d'une retenue sur rémunération pour absence de service fait, proportionnelle à cette absence, que dans l'hypothèse où il s'est abstenu d'effectuer tout ou partie de ses heures de service.

11. Par deux arrêtés des 12 août et 3 octobre 2024, le maire de la commune de Fontainebleau a opéré des retenues sur le salaire de Mme C au motif de ses absences injustifiées d'une part les 29 et 30 avril, 21 et 22 mai, 3 au 7 juin et 26 au 28 juin 2024 et d'autre part pour la période du 27 juillet au 8 septembre 2024.

12. En premier lieu, si pour les périodes couvertes par le premier arrêté, la requérante soutient qu'elle était en période de mi-temps thérapeutique et qu'elle devait effectuer des opérations de terrain et qu'elle n'était donc pas absente, sa supérieure hiérarchique étant informée de sa situation, elle n'apporte aucun élément, tenant notamment à son planning de travail et aux tâches qui lui auraient été confiées à ces dates précises ou aux dossiers traités, démontrant qu'elle était effectivement à son poste pendant l'ensemble de ces journées ou la réalité des taches effectuées pendant ces journées.

13. En deuxième lieu, pour les périodes couvertes par l'arrêté du 3 octobre 2024, et ainsi qu'il l'a été dit plus haut, Mme C ne disposait que d'un arrêt de travail prescrivant " un temps partiel/travail aménagé pour raison médicale " du 26 juillet au 26 novembre 2024. L'intéressée n'établit pas, et ne soutient d'ailleurs même pas, qu'elle aurait, pendant cette période, effectuer des taches au sein de son service pour la partie aménagée de son temps partiel pour raison médicale en conformité avec cet arrêt de travail.

14. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir qu'il existerait un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées des 12 août et 3 octobre 2024.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

15. Si, dans le cas où les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont remplies, le juge des référés peut suspendre l'exécution d'une décision administrative, même de rejet, et assortir cette suspension d'une injonction, s'il est saisi de conclusions en ce sens, ou de l'indication des obligations qui en découlent pour l'administration, les mesures qu'il prescrit ainsi doivent, comme l'imposent les dispositions de l'article L. 511-1 du même code, présenter un caractère provisoire. Il ne peut ordonner une mesure qui aurait des effets en tous points identiques à ceux qui résulteraient de l'exécution d'un jugement annulant la décision contestée.

16. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre au maire de la commune de Fontainebleau de réintégrer Mme C au sein de ses services dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Sur les frais liés au litige :

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Fontainebleau une somme de 1 000 euros à verser à Mme C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées par la commune de Fontainebleau sur le même fondement seront rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 19 septembre 2024 par lequel le maire de la commune de Fontainebleau a prononcé la radiation des cadres pour abandon de poste de Mme C est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Fontainebleau de procéder à la réintégration de Mme C dans ses services dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 3 : La commune de Fontainebleau versera une somme de 1 000 euros à Mme C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.

Article 5 : Les conclusions de la commune de Fontainebleau sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et à la commune de Fontainebleau.

Le juge des référés,La greffière,

M. AymardB : C. Sistac

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