vendredi 21 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2501776 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 12ème chambre, éloignement |
| Avocat requérant | CABINET LARA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2025, M. D C, actuellement incarcéré au centre pénitentiaire de Fresnes, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 février 2025 du préfet de Seine-et-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office et prononçant une interdiction de quitter le territoire français pendant une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de mettre à la charge du préfet de
Seine-et-Marne la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet de Seine-et-Marne n'a pas procédé à un examen de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
S'agissant de la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- il ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2025, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés ;
- M. C entre dans le champ d'application des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation au regard de la durée et des conditions de son séjour en France ; le principe du contradictoire n'a pas été méconnu, M. C ayant bénéficié de la possibilité de faire valoir toutes observations utiles face à l'éventualité d'une mesure d'éloignement ; la décision portant obligation de quitter le territoire français ne méconnaît pas les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Bonneau-Mathelot, vice-présidente, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 921-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bonneau-Mathelot,
- et les observations de Me Lara, avocat commis d'office représentant M. C, actuellement détenu au centre pénitentiaire de Fresnes, qui conclut aux mêmes fins que la requête et soutient que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé dès lors que, d'une part, s'agissant de la menace à l'ordre public, il ne fait mention d'aucun élément sur les faits reprochés à M. C, que ce dernier a d'ailleurs contesté, et, d'autre part, s'agissant de la situation de M. C, il ne comporte aucun élément sur sa situation familiale ; il en résulte un défaut d'examen sérieux de sa situation ; l'arrêté méconnaît les stipulations des articles 3-1 et 9 de la convention internationale des droits de l'enfant, l'intérêt supérieur de l'enfant de M. C n'ayant pas été pris en compte.
Le préfet de Seine-et-Marne n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée dans les conditions prévues par l'article
R. 922 16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à 14 h 41.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant sri lankais, a fait l'objet d'un arrêté du 4 février 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office et a prononcé une interdiction de quitter le territoire français pendant une durée de deux ans dont il demande au tribunal l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. En l'espèce, la décision contestée a été signée par Mme B A, attachée d'administration de l'Etat, cheffe du bureau de l'éloignement, qui disposait, en vertu de l'arrêté n° 24/BC/051 du 24 septembre 2024 du préfet de Seine-et-Marne, régulièrement publié, délégation à l'effet de signer cette décision. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ". Et aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et
L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ". La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Par ailleurs, la décision fixant le pays à destination duquel un étranger peut être éloigné doit être motivée en vertu des dispositions générales de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
4. L'arrêté contesté, qui vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment les articles 3 et 8, et les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1, L. 612-1 à L. 612-3, L. 612-6, L. 612-10 et L. 721-3, précise le motif pour lequel M. C, qui se maintient irrégulièrement en France, rentre dans le champ d'application des dispositions du 3 de l'article L. 611-1, ainsi que les raisons pour lesquelles il ne dispose d'aucun droit au séjour soit le fait d'avoir été interpellé et placé en garde à vue pour l'infraction de l'aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d'un étranger en France, ces faits étant constitutifs d'un comportement représentant une menace pour l'ordre public, soit le fait qu'il est célibataire et père d'un enfant à charge dont il ne justifie pas contribuer à l'entretien et à l'éducation. La décision mentionne, au visa des dispositions des 1° et 8° de l'article L. 612-3, que M. C ne justifie d'aucune circonstance particulière faisant obstacle à ce qu'aucun délai de départ volontaire lui soit accordé et qu'au vu des éléments qui viennent d'être rappelés, M. C ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière permettant de s'opposer à ce qu'une décision portant interdiction de retour sur le territoire français soit prononcé à son encontre et que compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce et de son comportement troublant l'ordre public, il n'est pas porté une attente disproportionnée à son droit à sa vie et privée et familiale en fixant sa durée à deux ans. Enfin, l'arrêté litigieux indique que M. C n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors, l'arrêté attaqué est suffisamment motivé.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes des décisions attaquées ni des pièces du dossier que le préfet de Seine-et-Marne n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation de droit et de fait de M. C.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, où à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. C se maintient irrégulièrement en France, à la date de la décision attaquée, ainsi que cela a été rappelé au point 4 ci-dessus. Il n'est pas contesté, ainsi que le fait valoir le préfet de Seine-et-Marne dans ses écritures, qu'il a été mis fin au statut de réfugié dont bénéficiait M. C, par une décision de
l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 19 juin 2023, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 5 novembre 2024, sur le fondement de l'article L. 511-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Au cours de son audition du 3 février 2025 par un officier de police judiciaire en résidence à Lognes, dans le cadre de l'exécution d'une commission rogatoire, M. C a déclaré être célibataire et père d'un enfant mineur de neuf mois à sa charge. Il a, par ailleurs, indiqué qu'il exerce la profession de vendeur dans un magasin d'alimentation, qu'il est également chauffeur de véhicule sur commande et qu'il perçoit un salaire de 800 / 850 euros par mois et dispose de revenus fonciers, étant propriétaire d'un appartement qu'il a donné à bail. Il a, en outre, indiqué parler le tamoul et l'anglais et un petit peu le français. Toutefois, M. C n'apporte aucun élément de nature à justifier ses déclarations au cours de son audition. Dans ces circonstances, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Seine-et-Marne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Aux termes de l'article 9-1 de la même convention : " Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l'enfant, ou lorsqu'ils vivent séparément et qu'une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l'enfant ".
9. Compte tenu des considérations qui ont été énoncées au point 7., M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Seine-et-Marne aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. En outre, M. C ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 9 de la convention internationale des droits de l'enfant qui créent seulement des obligations entre Etats.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus de délai de départ volontaire :
10. A supposer même, ainsi que le soutient M. C, qu'il ne représenterait pas une menace pour l'ordre public, le préfet de Seine-et-Marne aurait, compte tenu des considérations énoncées précédemment, pris les mêmes décisions à son encontre s'il n'avait retenu une telle menace.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
11. Compte tenu des considérations énoncées au point 7., M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Seine-et-Marne aurait entaché sa décision d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. Si M. C soutient que la décision en litige méconnaît les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'apporte, à l'appui de son moyen, aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation attaqué du 4 février 2025. Il suit de là que les conclusions à fin d'annulation de cet arrêté ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'en tout de cause celles tendant aux dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au préfet
de Seine-et-Marne.
Copie en sera adressée au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2025.
La magistrate désignée par la présidente du tribunal,
Signé : S. BONNEAU-MATHELOT
La greffière,
Signé : N. RIELLANT
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026