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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2502746

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2502746

jeudi 19 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2502746
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantNAUCHE

Résumé IA

Refus de titre de séjour – Tribunal administratif de Melun – Non-lieu à statuer. Le tribunal constate que le préfet a délivré un certificat de résidence algérien au requérant après l’introduction de son recours, rendant sans objet ses conclusions en annulation. En conséquence, il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions, et les demandes d’injonction et d’astreinte sont rejetées. La demande de frais de justice est également rejetée. Sont appliqués l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2500973 du 13 février 2025, le président du tribunal administratif de Bordeaux a renvoyé au présent tribunal le dossier de la requête de M. B.

Par cette requête, enregistrée le 25 février 2025, M. A B, représenté par

Me Nauche, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du préfet de la Gironde du 8 décembre 2024 portant refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien, dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête et les pièces ont été communiquées au préfet du Val-de-Marne, qui a produit une capture d'écran issue de l'" application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France " (AGDREF).

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3Constater qu'il n'y a pas lieu à statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation d'une décision refusant un titre de séjour lorsque l'autorité administrative a délivré le titre de séjour demandé, ou un titre équivalent, après la saisine de la juridiction.

3. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet du Val-de-Marne a produit une capture d'écran issue de l'" application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France " (AGDREF) indiquant qu'un certificat de résidence algérien valable du 20 juillet 2024 au 19 juillet 2025 a été remis au requérant le 3 avril 2025. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation sont devenues sans objet, il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer, et les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent, par voie de conséquence, qu'être rejetées.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement de la somme demandée en application des dispositions des articles 37 de la loi du

10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au préfet du Val-de-Marne et au préfet de la Gironde.

Le président de la 2ème chambre,

D. LALANDE

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2502746

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