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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2503957

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2503957

mercredi 15 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2503957
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant un arrêté du préfet de police de Paris du 12 octobre 2023 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. La requête, enregistrée le 14 février 2025, était tardive car introduite bien au-delà du délai de quarante-huit heures prévu par l'article R. 776-2 du code de justice administrative, la notification de l'arrêté ayant eu lieu le 9 novembre 2023. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet par ordonnance sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 10 mars 2025, enregistrée le 13 mars 2025, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Melun, en application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête de M. B....

Par cette requête, enregistrée au tribunal administratif de Paris le 14 février 2025, M. A... B... demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler l’arrêté du 12 octobre 2023 par lequel le préfet de police de Paris l’a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l’octroi d’un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

En vertu des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de tribunal administratif peuvent rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser.

Aux termes du II de l’article R. 776-2 alors en vigueur du code de justice administrative : « Conformément aux dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément ».

Il ressort des pièces du dossier que M. B... a reçu notification de l’arrêté attaqué par voie administrative le 9 novembre 2023 à 9h00. Cet arrêté mentionnait les voies et délais de recours. Or, la requête de M. B... n’a été enregistrée que le 14 février 2025 au greffe du tribunal administratif de Paris. Dès lors, le délai de quarante-huit heures dont il disposait pour saisir le tribunal d’un recours, conformément aux dispositions du II de l’article R. 776-2 du code de justice administrative précitées, était expiré. La requête est donc tardive. Pour cette raison, la requête de M. B... est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance.




O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de police de Paris.

Fait à Melun, le 15 octobre 2025.


La présidente,




C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,









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