LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2506406

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2506406

lundi 12 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2506406
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier, ressortissant libanais, demandait au juge des référés d'ordonner au préfet du Val-de-Marne de rouvrir sa demande d'autorisation de travail et de lui délivrer un récépissé, en raison d'une situation administrative bloquée. Le juge a estimé que la condition d'extrême urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte à une liberté fondamentale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 mai 2025 sous le n° 2506406, M. A B, demeurant à Créteil (94000), représenté par Me Khiat Cohen, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner au préfet du Val-de-Marne, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de rouvrir sa demande d'autorisation de travail (référence 750006100120250006865) dans un délai de 15 jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande d'autorisation de travail et de régularisation de son statut, en attendant la décision finale relative à son changement de statut vers un titre de séjour portant la mention " salarié ", dans un délai de 48 heures à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- la condition d'extrême urgence de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est satisfaite dès lors que l'absence de régularisation de son statut le place dans une situation de vulnérabilité particulièrement grave, puisqu'elle entraîne directement une violation de ses droits en matière d'emploi et le place dans un état de précarité totale et d'incertitude juridique, renforçant ainsi l'urgence de la situation ;

- le préfet du Val-de-Marne porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail et à une vie professionnelle stable, reconnus comme libertés fondamentales au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Vu :

- les pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Freydefont, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " ; aux termes de l'article L. 522-3 dudit code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. " ; de plus, aux termes de l'article R. 522-1 de ce même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. " ; enfin, aux termes de l'article R. 522-8-1 de ce code : " Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. "

2. Il résulte de l'instruction que M. A B, ressortissant libanais né le

5 octobre 1971 à Beyrouth, était titulaire d'un visa " passeport talent ". Il a sollicité du préfet du Val-de-Marne le renouvellement de son titre de séjour avec changement de statut en vue d'obtenir un titre de séjour portant la mention " salarié " et une demande d'autorisation de travail, enregistrée sous le numéro 750006100120250006865. Son précédent titre de séjour ayant expiré entretemps, la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) a refusé sa demande d'autorisation de travail en date du 10 avril 2025, estimant qu'elle était " sans objet ", car son titre de séjour n'était plus valide. A la suite de ce refus, le préfet du Val-de-Marne a exigé que M. B fournisse une autorisation de travail, correspondant au poste qu'il occupe actuellement. Cette exigence a engendré une nouvelle impasse administrative puisque pour obtenir cette autorisation de travail, il est impératif que l'intéressé soit régularisé, mais son renouvellement de titre de séjour est lui-même bloqué par l'absence de cette autorisation. Par la requête susvisée,

M. B demande au juge des référés d'ordonner au préfet du Val-de-Marne, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de rouvrir son dossier de demande d'autorisation de travail (référence 750006100120250006865) et de lui délivrer un récépissé de demande d'autorisation de travail et de régularisation de son statut.

En ce qui concerne la condition d'extrême urgence :

3. Lorsqu'un requérant fonde son action non sur la procédure de suspension régie par l'article L. 521-1 du code de justice administrative mais sur la procédure de protection particulière instituée par l'article L. 521-2 précité de ce code, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l'article L. 521-2 soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures. L'urgence doit s'apprécier objectivement et globalement. Enfin, la condition d'urgence s'apprécie à la date de la présente ordonnance.

4. M. B soutient que la condition d'extrême urgence de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est dès lors que l'absence de régularisation de son statut le place dans une situation de vulnérabilité particulièrement grave, puisqu'elle entraîne directement une violation de ses droits en matière d'emploi et le place dans un état de précarité totale et d'incertitude juridique, renforçant ainsi l'urgence de la situation ;

5. Or, s'il résulte de l'instruction que M. B est bien titulaire depuis le

5 septembre 2023 d'un contrat de travail à durée indéterminée avec la société Brava pour un poste de serveur, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que ce contrat sera rompu ou suspendu à très brève échéance par l'employeur du requérant faute pour celui-ci de justifier de sa régularité au séjour ou d'une autorisation de travail régulièrement délivrée par l'administration. Par suite, M. B ne justifie pas d'une situation d'extrême urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative justifiant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

6. Par suite, la condition d'urgence de l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'étant pas satisfaite, il convient de rejeter les conclusions présentées sur le fondement de cet article, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale portée à une ou plusieurs libertés fondamentales. Par voie de conséquence, seront également rejetées les conclusions à fin d'injonction sous astreinte ainsi que celles tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'Intérieur.

Copie dématérialisée en sera adressée au préfet du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 12 mai 2025.

Le juge des référés,

Signé : C. Freydefont

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions