LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2507045

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2507045

mercredi 19 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2507045
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
Formation7ème chambre
Avocat requérantSTEPHAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation collégiale, a été saisi par M. A... d'une demande d'exécution du jugement n°2204587 du 29 mars 2023. Ce jugement avait annulé le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour et avait enjoint à ce dernier de réexaminer sa situation. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté cette injonction dans le délai imparti, le tribunal, sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-4 du code de justice administrative, a prescrit les mesures nécessaires pour assurer l'exécution de sa décision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une demande du 25 juillet 2024, M. B... A..., représenté par Me Stephan, a saisi le tribunal d’une demande tendant à obtenir l’exécution du jugement n°2204587 rendu le 29 mars 2023.

Par une ordonnance du 21 mai 2025, la présidente du tribunal administratif de Melun a décidé l’ouverture d’une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures qu’implique l’exécution du jugement n° 2204587 du 29 mars 2023 par lequel le tribunal a :
- annulé la décision implicite née le 2 mars 2022 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer à M. A... un titre de séjour ;
- enjoint au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.

Par sa demande susvisée du 25 juillet 2024 et un mémoire enregistré le 24 juin 2025, M. A... demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d’enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer sa situation dans un délai de huit jours à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard en exécution du jugement n° 2204587 du 29 mars 2023.

Il soutient que :
- il a seulement été mis en possession d’une autorisation provisoire de séjour sans autorisation de travail ;
- il justifie de son insertion socio-professionnelle en France.


La procédure a été communiquée au préfet de Seine-et-Marne qui n’a pas produit de mémoire en défense.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Après avoir entendu le rapport de M. Combier au cours de l’audience publique.

Les parties n’étant ni présentes ni représentées.



Considérant ce qui suit :

Aux termes du premier alinéa de l’article L. 911-1 du code de justice administrative : « Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public (…) prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ». Aux termes de l’article L. 911-4 du même code : « En cas d'inexécution d'un jugement (…), la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. (…) Si le jugement (…) dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ». Aux termes de l’article R. 921-5 du même code : « Le président (…) du tribunal administratif saisi d'une demande d'exécution sur le fondement de l'article L. 911-4, ou le rapporteur désigné à cette fin, accomplissent toutes diligences qu'ils jugent utiles pour assurer l'exécution de la décision juridictionnelle qui fait l'objet de la demande (…) ». Et aux termes de l’article R. 921-6 de ce code : « Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte (…), le président (…) du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. ».

D’une part, il résulte des dispositions des articles L. 911-1 et L. 911-4 précités que, lorsque la décision juridictionnelle faisant l'objet de la demande d'exécution prescrit déjà les mesures qu’elle implique nécessairement en application de l’article L. 911-1, le tribunal administratif saisi sur le fondement de l’article L. 911-4 peut, dans l’hypothèse où elles seraient entachées d’une obscurité ou d’une ambigüité, en préciser la portée. Le cas échéant, il lui appartient aussi d’en édicter de nouvelles en tenant compte de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision, sans toutefois pouvoir remettre en cause les mesures qui ont précédemment été prescrites ni méconnaître l’autorité qui s’attache aux motifs qui sont le soutien nécessaire du dispositif de la décision juridictionnelle dont l’exécution lui est demandée.


D’autre part, il appartient au juge saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative d’apprécier l’opportunité de compléter les mesures déjà prescrites ou qu’il prescrit lui-même par la fixation d’un délai d’exécution et le prononcé d’une astreinte suivi, le cas échéant, de la liquidation de celle-ci, en tenant compte, tant des circonstances de droit et de fait existant à la date de sa décision, que des diligences déjà accomplies par les parties tenues de procéder à l’exécution de la chose jugée ainsi que de celles qui sont encore susceptibles de l’être.

Par ailleurs, il résulte des articles L. 911-4, R. 921-5 et R. 921-6 du code de justice administrative précités qu'il appartient au juge de l'exécution de prescrire les mesures qu'implique nécessairement la décision dont l'exécution lui est demandée par la partie intéressée, quand bien même ces mesures ne figureraient pas expressément dans la demande présentée au président de la juridiction ou dans les mémoires produits après l'ouverture de la procédure juridictionnelle.

Sur l’examen de la demande d’exécution :

Par le jugement n° 2204587 du 29 mars 2023 dont il est demandé l’exécution, le tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite, née sur sa demande du 2 septembre 2021, réitérée le 2 novembre suivant, par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A... et a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois à compter de sa notification et de munir sans délai l’intéressé d’une autorisation provisoire de séjour dans l’attente de ce réexamen.

En l’espèce, en dépit de la demande d’exécution qui a lui été communiquée, le préfet de Seine-et-Marne n’a produit aucune observation dans le cadre de la présente procédure et ne conteste pas les affirmations de M. A... qui soutient que le jugement du 29 mars 2023 n’a pas été exécuté dès lors qu’il a seulement été mis en possession d’une autorisation provisoire de séjour ne l’autorisant pas à travailler. Ainsi, le préfet de Seine-et-Marne ne justifie pas de l’exécution du jugement précité, et ne se prévaut d’aucune impossibilité d’exécuter cette décision juridictionnelle, malgré le délai de deux mois assortissant l’injonction énoncée par le tribunal dans le jugement du 29 mars 2023, qui a été notifié à l’administration le 30 mars 2023. Par suite, à défaut pour le préfet de Seine-et-Marne de justifier avoir procédé au réexamen de la situation de M. A... et avoir statué sur sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de prononcer à l’encontre de l’Etat une astreinte de 50 euros par jour de retard, jusqu’à la date à laquelle le jugement précité aura reçu pleinement exécution.


D E C I D E :


Article 1er : Il est enjoint au préfet de Seine-et-Marne, afin d’exécuter le jugement n° 2204587 du 29 mars 2023, de procéder au réexamen de la situation de M. A... en statuant sur sa demande dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à l’expiration de ce délai.



Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au préfet de Seine-et-Marne.

Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.


Délibéré après l'audience du 4 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Gougot, présidente,
M. Combier, conseiller,
Mme Prissette, conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 novembre 2025.


Le rapporteur,




D. COMBIER

La présidente,




I. GOUGOT


La greffière,



G. AUMOND



La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
la greffière,




Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions