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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2507543

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2507543

mercredi 20 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2507543
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier demandait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour, mais le tribunal constate que sa demande de renouvellement a fait l'objet d'une décision implicite de rejet depuis le 30 août 2024. En conséquence, la délivrance d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, rendant la requête mal fondée. La solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 mai 2025, M. A B saisit le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- il réside en France depuis plus de vingt ans et a bénéficié d'un titre de séjour d'une durée de dix ans qui a expiré le 22 mai 2024 ; il avait obtenu un rendez-vous en préfecture un mois avant cette date pour le renouvellement de son titre de séjour et un récépissé lui a été remis, valable jusqu'au 22 novembre 2024 ; il n'a toujours pas eu de retour sur sa demande et son récépissé n'a pas été renouvelé ;

- il se retrouve en situation irrégulière malgré les démarches régulières qu'il a effectuées dans les délais et les relances de l'administration ; il a perdu son emploi et la formation dont il bénéficiait ne disposant plus d'un titre justifiant de la régularité de son séjour ; il n'a plus accès aux prestations sociales et ne peut plus s'acquitter de son loyer ;

- il a droit au renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. M. B doit être regardé comme demandant au juge des référés d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui renouveler le récépissé de demande de titre de séjour qu'il lui a été délivré ou tout autre document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour.

3. Toutefois, il ressort des écritures et des pièces jointes à la requête que M. B a pu effectivement présenter sa demande de renouvellement de séjour le d'admission au séjour le 30 avril 2024. En vertu des dispositions combinées des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et à défaut de décision explicite prise dans ce délai, cette demande doit être regardée comme ayant été implicitement rejetée par préfet du Val-de-Marne à l'issue d'un délai quatre mois suivant sa présentation. Par suite, l'instruction de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B est close depuis le 30 août 2024 et la demande de délivrance d'un récépissé ou de tout autre document de séjour est de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet. La requête de M. B doit en conséquence être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B.

Fait à Melun, le 20 août 2025.

La juge des référés,

Signé

C. Ledamoisel

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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