LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2511655

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2511655

vendredi 3 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2511655
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par le préfet du Val-de-Marne pour corriger une erreur matérielle dans une précédente ordonnance d'expulsion. Le juge a constaté que l'adresse du logement à libérer était inexacte, ce qui constituait un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Par conséquent, il a ordonné la modification de l'ordonnance pour substituer l'adresse correcte (1 rue Louise Bourgeois à Fresnes) à celle initialement mentionnée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 août 2025, le préfet du Val-de-Marne demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier les informations contenues dans l’ordonnance n° 2504395 du 28 juillet 2025 relatives à l’adresse du bien réellement occupé par M. A... B..., sans porter atteinte à l’exécution de la mesure prononcée.
Il soutient que :
-
l’ordonnance n° 2504395 du 28 juillet 2025 enjoint à M. B... de libérer les locaux qu’il occupe au sein de l’HUDA situé 11 rue Olof Palme à Créteil, en emportant avec lui tous les biens meubles lui appartenant qui s’y trouvent ;
-
il apparaît toutefois que l’adresse mentionnée dans cette ordonnance, qui correspond à une adresse de domiciliation, est erronée, le logement réellement occupé par M. B... étant la chambre 204 de l’hôtel Residis, situé 1 rue Louise Bourgeois à Fresnes ;
-
cette inexactitude matérielle est de nature à compromettre l’exécution régulière de la mesure d’expulsion ordonnée.
La requête a été communiquée à M. B..., qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
-
l’ordonnance n° 2504395 du 28 juillet 2025 ;
-
les autres pièces du dossier.
Vu :
-
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
-
le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. »
Par une ordonnance n° 2504395 du 28 juillet 2025 dont le dispositif est divisé en trois articles, le juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a, à la demande du préfet du Val-de-Marne, enjoint à M. B... de libérer les locaux qu’il occupe au sein du lieu d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile (HUDA) situé 11 rue Olof Palme à Créteil, en emportant avec lui tous les biens meubles lui appartenant qui s’y trouvent (article 1er), et autorisé le préfet à procéder, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance, à l’expulsion de l’intéressé avec le concours de la force publique (article 2).
Il résulte de l’instruction que le lieu d’hébergement que M. B... occupe sans droit, pour les motifs exposés aux points 6 et 7 de l’ordonnance du 28 juillet 2025, est situé 1 rue Louise Bourgeois à Fresnes, et non 11 rue Olof Palme à Créteil comme l’indique l’ordonnance du 28 juillet 2025 suivant les indications fournies par le préfet du Val-de-Marne. La révélation de l’erreur ainsi commise sur l’adresse du lieu d’hébergement en cause, qui fait obstacle à l’exécution de la mesure d’expulsion mentionnée au point précédent, doit, par suite, être regardée, dans les circonstances de l’espèce, comme constitutive d’un élément nouveau au sens de l’article L. 521-4 du code de justice administrative.
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de modifier l’adresse du lieu d’hébergement pour demandeurs d’asile mentionnée à l’article 1er du dispositif de l’ordonnance du 28 juillet 2025.

O R D O N N E :

Article 1er :
L’article 1er de l’ordonnance n° 2504395 du 28 juillet 2025 est ainsi rédigé : « Il est enjoint à M. B... de libérer les locaux qu’il occupe au 1 rue Louise Bourgeois à Fresnes, en emportant avec lui tous les biens meubles lui appartenant qui s’y trouvent. »

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée au préfet du Val-de-Marne et à M. A... B....


Fait à Melun, le 3 mars 2026.

Le juge des référés,



Signé : P. ZANELLA

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions