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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2512157

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2512157

vendredi 3 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2512157
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDUCASSOUX

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de le convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Se fondant sur l'avis du Conseil d'État du 1er juillet 2020, le juge a rappelé qu'aucun texte ni principe n'impose de délai à l'administration pour fixer un rendez-vous, et que le silence gardé sur une telle demande ne constitue pas une décision faisant grief. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 août 2025, M. B... A..., représenté par Me Ducassoux, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Val-de-Marne a refusé de le convoquer en préfecture pour enregistrer sa demande d’admission au séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation en préfecture pour enregistrer sa demande dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne d’enregistrer sa demande de titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

Le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées (…) ».

En l’absence de disposition législative ou réglementaire, ou de principe fixant un délai déterminé dans lequel l’autorité administrative serait tenue de recevoir un étranger ayant demandé à se présenter en préfecture pour y déposer sa demande de titre de séjour, le silence gardé par l’administration sur une demande de rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour n’a pas pour effet de faire naître une décision faisant grief, susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pourvoir (CE, Avis n°436288 du 1er juillet 2020).

Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation présentées par M. A... sont entachées d’une irrecevabilité manifeste. Il y a donc lieu de rejeter sa requête en toutes ses conclusions en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Melun, le 3 octobre 2025.

La présidente,

C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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