Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... visant l'annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour de réfugié. Cette décision est motivée par la production d'un justificatif établissant que le titre a été délivré avant le jugement, rendant le litige sans objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2025, M. C... A..., représenté par Me Jouvin, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet du Val-de-Marne a implicitement refusé de lui renouveler son titre de séjour portant la mention « réfugié » ;
2°) à titre principal, d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai de sept jours suivant le prononcé du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard assortie d’une autorisation de travail et à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande de titre de séjour dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les présidents de formation de jugement des tribunaux (…)peuvent, par ordonnance : (…) / 3( Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
Sur les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte :
2. Le préfet du Val-de-Marne a produit la copie d’écran du fichier national des étrangers (FNE) mentionnant qu’une carte de séjour valable du 23 septembre 2024 au 22 septembre 2034 a été remis à M. A... le 8 décembre 2025. Le requérant, à qui cette pièce a été communiquée, n’a pas présenté d’observations. Dans ces conditions, les conclusions de la requête de M. A... à l’annulation de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour et à ce qu’il soit enjoint au préfet de lui renouveler son titre de séjour sous astreinte sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
Sur les frais liés à l’instance :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à verser à M. A... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte présentées dans la requête de M. A....
Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et au préfet du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 16 mars 2026
La présidente de la 10ème chambre,
M. B...
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,