Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de M. A... contre son obligation de quitter le territoire français. La juridiction motive sa décision par le fait que la requête, introduite depuis un centre de rétention, ne mentionne pas le domicile du requérant et que celui-ci, désormais libéré, n'a pas fourni d'adresse pour la procédure. Elle applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de saisine.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 décembre 2025, M. B... A... demande au tribunal :
1°) d’annuler les décisions du 2 décembre 2025 par lesquelles le préfet des Yvelines l’a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français ;
2°) d’enjoindre à l’autorité préfectorale de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de procéder à un nouvel examen de sa situation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties (…) ».
M. A... demande au tribunal d’annuler les décisions du 2 décembre 2025 par lesquelles le préfet des Yvelines l’a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Toutefois, la requête de M. A..., qui a été introduite devant le tribunal lors de son placement en rétention administrative au centre de rétention administrative n°2 du Mesnil-Amelot, ne mentionne pas son domicile. Par ailleurs, M. A... a été remis en liberté en application d’une ordonnance du 7 décembre 2025 du tribunal judiciaire de Meaux, sans fournir aucune adresse à laquelle pourraient lui être utilement adressés les éléments de la procédure actuellement pendante. Dans ces conditions, il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer en l’état sur la requête présentée par M. A....
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet des Yvelines.
Fait à Melun, le 13 mars 2026.
La présidente
Signé : F. DEMURGER
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,