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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2518486

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2518486

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2518486
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé par M. A... contre des arrêtés préfectoraux d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour. Le juge administratif prononce ce non-lieu à statuer car la requête, introduite depuis un centre de rétention, ne mentionne pas le domicile du requérant et que celui-ci, désormais libéré, n'a pas fourni d'adresse pour la notification des actes de procédure. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de saisine de la juridiction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 décembre 2025, M. B... A... demande au tribunal d’annuler les arrêtés du 17 décembre 2025 par lesquels le préfet de police de Paris, d’une part, l’a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire et a fixé le pays de destination et, d’autre part, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2026, le préfet de police de Paris, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».

2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties (…) ».

3. M. A... demande au tribunal d’annuler les arrêtés du 17 décembre 2025 par lesquels le préfet de police, d’une part, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination et, d’autre part, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois. Toutefois, la requête de M. A..., qui a été introduite devant le tribunal lors de son placement en rétention administrative au centre de rétention administrative n°2 du Mesnil-Amelot, ne mentionne pas son domicile. Par ailleurs, M. A... a été remis en liberté en application d’une ordonnance du 21 décembre 2025 du tribunal judiciaire de Meaux, sans fournir aucune adresse à laquelle pourraient lui être utilement adressés les éléments de la procédure actuellement pendante. Dans ces conditions, il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer en l’état sur la requête présentée par M. A....



ORDONNE :


Article 1er : Il n’y a plus lieu, en l’état, de statuer sur la requête de M. B... A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de police de Paris


Fait à Melun, le 16 mars 2026.


La présidente




Signé : F. DEMURGER


La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,





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