LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2519009

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2519009

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2519009
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler un courrier de France Travail. Le tribunal estime que ce courrier, qui convoque le demandeur à un entretien dans le cadre de son parcours d'insertion lié au RSA, ne constitue pas une décision faisant grief mais un simple rappel de ses obligations. La requête est donc jugée irrecevable, appliquant les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 décembre 2025 sous le n° 2519009, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler le courrier en date du 21 novembre 2025 du directeur de l’agence de Pontault-Combault de France Travail Ile-de-France.


Par un courrier en date du 16 février 2026, le président de la 11ème chambre du tribunal a informé les parties, en application de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal est susceptible de soulever d’office un moyen d’ordre public tiré de l’irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation du courrier du 21 novembre 2025 du directeur de l'agence de France Travail de Pontault-Combault qui ne constitue pas une décision faisant grief mais rappelle simplement à la personne inscrite ses obligations notamment en termes de convocation aux entretiens.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : « (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) »

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article L. 262-2 du code de l’action sociale et des familles : « Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. » ; aux termes de l’article R. 262-65-1 du même code : « Lorsque l'un des organismes mentionnés à l'article L. 262-16 notifie la décision d'attribution du revenu de solidarité active, il informe le bénéficiaire de l'ensemble des droits et des obligations qui en résultent. »


Il résulte de l’instruction que M. A... B... a sollicité le revenu de solidarité active (RSA) et a, à ce titre, été inscrit automatiquement à France Travail en application de la loi pour le plein emploi. Par courrier du 21 novembre 2025, le directeur de l’agence de Pontault-Combault de France Travail Ile-de-France a informé M. B... que, dans le cadre de son parcours d’insertion, il serait accompagné par le personnel de l’agence dans ses démarches et reçu par son référent pour un premier entretien d’accompagnement afin de définir les actions et démarches à mettre en œuvre et de signer son contrat d’engagement. Par la requête susvisée, M. B... doit être regardé comme demandant l’annulation de ce courrier au motif, d’une part, qu’il ne pourra pas se rendre à ces entretiens puisqu’il doit par ailleurs garder ses deux jumeaux de 14 ans autistes et n’a pas d’autres moyens de garde et que, d’autre part, ces démarches auprès de France Travail ne serviront à rien dans la mesure où les conseillers et conseillères de France Travail ne veulent pas l’aider dans ses recherches de formation à distance en cybersécurité.


Il résulte des termes du courrier litigieux du 21 novembre 2025 que celui-ci ne comporte aucun acte décisoire faisant grief à M. B... mais se contente de rappeler simplement à toute personne inscrite à France Travail, comme c’est le cas de M. B... suite à sa demande de RSA, ses obligations notamment en termes de convocation aux entretiens. Si celui-ci argue de difficultés à se rendre à ces entretiens par manque de disponibilité, il lui appartient d’en informer France Travail. Par suite, les conclusions à fin d’annulation de ce courrier ne peuvent être que rejetées comme irrecevables, comme cela a été indiqué au requérant par courrier du 16 février 2026 l’informant de ce que le tribunal était susceptible de soulever d’office ce moyen d’ordre public, courrier auquel l’intéressé n’a pas pris la peine de répliquer.


Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée comme irrecevable en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à France Travail Ile-de-France.


Fait à Melun le 19 mars 2026.


Le président





C. Freydefont


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions