LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2604131

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2604131

jeudi 2 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2604131
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHAKES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'un changement d'affectation d'un infirmier hospitalier. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'absence de communication préalable du dossier et le défaut de motivation, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu du contexte de menaces de mort pesant sur l'agent et de l'obligation de protection de l'employeur public. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 13 et 30 mars 2026, M. A... B..., représenté par Me Hakes, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision du 3 février 2026 par laquelle la directrice des ressources humaines du centre hospitalier sud Seine-et-Marne a décidé de son changement d’affectation ;

2°) d’enjoindre au directeur du Centre hospitalier sud Seine-et-Marne de procéder à sa réaffectation ses précédentes fonctions ;

3°) de mettre à la charge du Centre hospitalier sud Seine-et-Marne la somme de
2 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la requête est recevable ;
- la condition d’urgence est remplie, dès lors que le changement d’affectation litigieux entraîne une baisse de 30% de sa rémunération, qu’il compromet son projet d’achat immobilier, et aura également pour effet de compromettre un retour dans une équipe pluridisciplinaire ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, dès lors que celle-ci, prise en considération de sa personne, n’a pas été précédée de la communication de son dossier administratif, que les dernières plaintes et lettres de menace ne lui ont pas été communiquées, que la décision n’est pas motivée, qu’il fait l’objet de harcèlement au sens des articles L. 133-2 et L. 135-4 du code général de la fonction publique, que la décision est entachée d’erreur d’appréciation au regard des dispositions de l’article L. 134-6 du code général de la fonction publique.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 mars 2026, le Centre hospitalier du sud
Seine-et-Marne représenté par Me Eyrignoux, doit être regardé comme concluant au rejet de la requête et à ce qu’une somme de 1 500 soit mise à la charge de M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la requête est irrecevable, dès lors que la décision litigieuse constitue une mesure d’ordre intérieur, qu’elle n’entraîne aucun effet sur sa situation statutaire, ni sur les droits et prérogatives attachées à son statut, que le changement d’affectation litigieux a pour effet de le rapprocher de son domicile, qu’il est de l’intérêt du service de maintenir l’exécution de l’affectation en cause ;
- la condition d’urgence posée à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas remplie, dès lors qu’il y a urgence à maintenir la mesure en litige au regard de la nature et de l’ampleur des menaces de mort dont fait l’objet M. B..., que la mesure en litige s’inscrit dans le cadre des obligations de protection pesant sur l’employeur public et que le requérant avait
lui-même demandé une mobilité consécutivement aux menaces de mort qui le visent ;
- aucun des moyens invoqués n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi du 22 avril 1905 portant fixation du budget des dépenses et des recettes de l’exercice 1905 ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Vérisson, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 30 mars 2026, tenue en présence de Mme Dusautois, greffière d’audience :
- le rapport de M. Vérisson ;
- les observations de Me Hakes, représentant M. B..., qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;
- et les observations de Me Ferrier substituant Me Eyrignoux, représentant le Centre hospitalier du sud Seine-et-Marne, qui conclut aux mêmes fins que son mémoire, par les mêmes moyens.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.



Considérant ce qui suit :

M. B..., infirmiers en soins généraux relevant du Centre hospitalier sud
Seine-et-Marne, était affecté au service de court séjour gériatrique de l’hôpital de Nemours, dans le département de Seine-et-Marne. A compter du 19 décembre 2023, le centre hospitalier a été destinataire de lettres de menaces anonymes visant implicitement M. B.... A partir du
22 septembre 2025, l’établissement a été destinataire de lettres de menaces de mort visant dorénavant explicitement M. B.... Le 1er octobre 2025, l’employeur public a reçu l’agent et lui a proposé un changement d’affectation temporaire. Après avoir reçu d’autres menaces de mort visant M. B..., la directrice des ressources humaines du centre hospitalier a, par la décision en litige du 5 février 2026, affecté l’agent sur des fonctions identiques au sein de l’établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Montereau-Fault-Yonne.


Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la
décision (…) ».

En ce qui concerne l’existence d’un moyen propre à faire naître un doute sérieux :

Les moyens invoqués par M. B... à l’appui de sa demande de suspension ne paraissent pas, en l’état de l’instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Par suite, il y a lieu, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence, de rejeter les conclusions aux fins de suspension de la requête, ainsi que celles présentées à fin d’injonction.


Sur les frais de l’instance :

Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation ».

Les dispositions précitées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le Centre hospitalier sud Seine-et-Marne, qui n’a pas la qualité de partie perdante, verse à M. B... une somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de M. B... une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par le Centre hospitalier sud Seine-et-Marne et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : M. B... versera au Centre hospitalier sud Seine-et-Marne une somme de
1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au Centre hospitalier sud Seine-et-Marne.

Fait à Melun, le 2 avril 2026.

Le juge des référés,



Signé : D. VÉRISSON

La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions