lundi 6 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2000248 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | FABRE & ASSOCIEES, SOCIÉTÉ D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 janvier 2020, M. B A, représenté par Me Mandicas, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (CHIPS) à réparer les préjudices qu'il estime avoir subis et à lui payer la somme de 1 euro à titre provisionnel ;
2°) de mettre à la charge du CHIPS le versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa prise en charge au sein des différents services du CHIPS et en particulier au service des urgences dont il est sorti avec un traitement qui n'était pas adapté, est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier ;
- il a subi des préjudices qu'il chiffrera après remise du rapport de l'expert et pouvant déjà être indemnisés à titre provisionnel à hauteur de 1 euro.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2022, le CHIPS, représenté par Me Fabre, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. A de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucune faute n'a été commise dans la prise en charge de M. A et aucun défaut d'information à l'origine d'un préjudice indemnisable ne peut lui être reproché.
La requête a été communiquée la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Yvelines, qui n'a produit aucune observation.
Par une ordonnance du 18 octobre 2022, la clôture de l'instruction initialement fixée au 18 octobre 2022 a été reportée au 27 octobre 2022.
Vu :
- le rapport d'expertise déposé le 2 novembre 2020 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gibelin, rapporteur,
- les conclusions de Mme Ghiandoni, rapporteure publique,
- et les observations de Me Laseraz, représentant le centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 23 juin 1950, s'est présenté le 12 août 2014 au service des urgences de l'hôpital de Poissy, rattaché au CHIPS, en raison d'un abcès anal fissuré. Après réalisation d'un pansement avec méchage de la cavité, il a quitté le service avec une ordonnance de pansement quotidien à domicile et un rendez-vous de consultation avec un chirurgien digestif. Eu égard à l'évolution de la plaie, une intervention chirurgicale a été réalisée 17 novembre 2014 avec mise en place d'une anse élastique avec pansement Algostéril. Un deuxième temps opératoire de fistule anale a été effectué le 30 mars 2015, avec encollage du trajet trans-sphinctérien. La persistance de la fistule a par la suite nécessité plusieurs examens et interventions, jusqu'en juin 2017. Par un courrier du 1er février 2019, M. A a présenté une demande préalable indemnitaire qui a été expressément rejetée le 19 novembre 2019 par le CHIPS. Le 31 décembre 2019, M. A a saisi le tribunal administratif de Versailles d'une requête en référé aux fins de voir ordonner une mesure d'expertise. Par une ordonnance n°1909967 du 29 avril 2020, le juge des référés a ordonné une mesure d'expertise judiciaire et désigné pour y procéder un expert spécialisé en chirurgie générale et digestive. L'expert a réalisé et déposé son rapport le 2 novembre 2020. Par la présente requête, M. A demande au tribunal de condamner le CHIPS à réparer les préjudices qu'il estime avoir subis.
Sur la responsabilité du centre hospitalier :
2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I.- Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".
3. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise judiciaire réalisé par un médecin spécialisé en chirurgie générale et digestive, que les soins délivrés à M. A tant aux urgences que par le chirurgien digestif qui l'a suivi, consistant en un drainage permettant de réduire significativement le risque d'incontinence anale, ont été consciencieux, attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la prise en charge par le CHIPS est constitutive d'une faute de nature à engager sa responsabilité et à solliciter sa condamnation à l'indemniser des préjudices subis. Par suite, ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner leur recevabilité.
Sur les dépens :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre les frais de l'expertise ordonnée par le tribunal, qui ont été liquidés et taxés à la somme de 2 705 euros par une ordonnance du 3 décembre 2020, à la charge définitive de M. A, en application des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CHIPS, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme demandée par le CHIPS au titre des mêmes frais.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les frais d'expertise, taxés et liquidés à hauteur de la somme globale de 2 705 euros par l'ordonnance du 3 décembre 2020, sont mis à la charge définitive de M. A.
Article 3 : Les conclusions du CHIPS présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, et au centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye.
Délibéré après l'audience du 14 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mégret, présidente,
Mme Rivet, première conseillère,
M. Gibelin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2023.
Le rapporteur,
signé
F. GibelinLa présidente,
signé
S. Mégret
La greffière,
signé
Y. Bouakkaz
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026