LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2000393

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2000393

jeudi 10 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2000393
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantCOFFLARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2000125 du 19 janvier 2020, le tribunal administratif de Montreuil a transmis au tribunal administratif de Versailles, la requête présentée le 6 janvier 2020 par l'association Groupement Santé au Travail.

Par cette requête, l'association Groupement Santé au Travail représentée par Me Louis Cofflard, demande au tribunal :

1) d'annuler la décision du 14 novembre 2019 par laquelle la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de la Région Ile-de-France a retiré la décision implicite, née le 25 juillet 2019, d'acceptation de sa demande d'agrément en qualité de service interentreprise de santé au travail et refusé de lui délivrer l'agrément sollicité ;

2) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a intérêt à agir ;

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- les dispositions de l'article D. 4622-51, 2° b, du code du travail ont été méconnues faute de lui avoir accordé un délai de mise en conformité.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2020, le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de la Région Ile-de-France conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 20 juillet 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 septembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de Mme Bartnicki, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. L'association Groupement Santé au travail a sollicité le 25 mars 2019 auprès de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRRECTE) de la région Île-de-France la délivrance d'un agrément en qualité de service de santé au travail interentreprises sur le fondement des dispositions de l'article D. 4622-48 du code du travail. Cette première demande a été rejetée par décision expresse du 10 juillet 2019. L'association requérante a, le 19 juillet 2019, formé une nouvelle demande d'agrément, sur la base, selon elle, d'un nouveau dossier. Le 26 juillet 2019, la DIRRECTE a accusé réception de cette demande et l'a informée qu'en application des dispositions de l'article R. 4622-52 du même code, son service de santé au travail serait agréé pour une durée de cinq ans " en l'absence de réponse à la date du 25 juillet 2019 ". Par une décision en date du 14 novembre 2019, la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de la région Île-de-France a retiré la décision implicite d'acceptation de la demande d'agrément de la requérante née, selon elle, le 25 juillet 2019, et refusé de délivrer l'agrément demandé. L'association Groupement Santé au Travail demande l'annulation de cette dernière décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 4622-52 du code du travail : " Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur une demande d'agrément ou de renouvellement d'agrément vaut décision d'agrément. () ".

3. En l'espèce, bien que l'accusé de réception en date du 26 juillet 2019 indique par erreur à l'association Groupement Santé au Travail que celle-ci bénéficierait de son agrément " en l'absence de réponse à la date du 25 juillet 2019 ", cette mention erronée, due à une simple erreur de plume, n'est pas de nature à avoir fait naître une acceptation tacite de la demande avant le terme du délai de quatre mois prévu par les dispositions citées ci-dessus, qui expirait le 19 novembre 2019. La décision en date du 14 novembre 2019 contestée doit donc être regardée, non comme une décision de retrait d'une telle acceptation tacite, mais comme le rejet pur et simple de la demande d'agrément présentée par l'association.

4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article D. 4622-49 du code du travail : " L'agrément ne peut être refusé que pour des motifs tirés de la non-conformité aux prescriptions du présent titre ou des besoins en médecine du travail, appréciés au niveau régional. / Tout refus d'agrément est motivé. ". D'autre part, aux termes de L. 211-2 du code des relations entre le public et d'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; ()7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision "

5. La décision attaquée, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, a permis ainsi à la requérante d'en contester utilement la légalité. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article D. 4622-51 du code du travail : " Lorsque le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi constate que les conditions de fonctionnement du service de santé ne satisfont pas aux obligations résultant des dispositions du présent titre, il peut, après avis du médecin inspecteur du travail : () 2° En cours d'agrément : () b) Soit modifier ou retirer, par décision motivée, l'agrément délivré, ces mesures ne pouvant intervenir que lorsque le service de prévention et de santé au travail, invité par tout moyen permettant de conférer date certaine à cet envoi à se mettre en conformité dans un délai fixé par le directeur régional dans la limite de six mois, n'a pas accompli dans ce délai les diligences nécessaires. () ".

7. La décision attaquée ne constitue pas la modification ou le retrait d'un agrément en cours de validité mais un refus pur et simple d'octroi d'un tel agrément. L'association requérante ne peut se prévaloir utilement des dispositions citées ci-dessus, qui ne trouvent à s'appliquer que lorsque le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi, soit met fin à un agrément précédemment accordé et délivre un agrément pour une durée maximale de deux ans non renouvelable, sous réserve d'un engagement précis et daté de mise en conformité de la part du service de santé au travail, soit modifie ou retire un agrément précédemment délivré.

8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de l'association Groupement Santé au Travail doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l'association Groupement Santé au Travail est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'association Groupement Santé au Travail et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.

Copie en sera transmise au directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de la région Île-de-France.

Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Blanc, président,

M. Jauffret, premier conseiller,

Mme Degorce, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.

Le rapporteur,

signé

E. A

Le président,

signé

P. Blanc

La greffière,

signé

C. Delannoy

La République mande et ordonne au ministre du travail en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions