lundi 4 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2002805 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Magistrat Belot |
| Avocat requérant | CABINET PALMIER & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 mai 2020 et 17 juin 2022, Mme C B, représentée par Me Bregeras, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 mars 2019 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales des Yvelines lui a notifié un indu d'un montant de 19 322,69 euros correspondant à un trop-perçu de revenu de solidarité active au titre de la période à partir du 1er août 2017 et la décision implicite de rejet née du silence gardée par le président du conseil départemental des Yvelines sur son recours administratif préalable reçu le 8 janvier 2020 ;
2°) d'annuler la décision du 10 avril 2019 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales des Yvelines lui a notifié un indu d'un montant de 274,41 euros correspondant à un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d'année 2017 ;
3°) de condamner la caisse d'allocations familiales des Yvelines à lui payer la somme de 3 000 euros à titre de dommages et intérêts en raison des retenues effectuées à partir du mois d'août 2017 ;
4°) de condamner la caisse d'allocations familiales des Yvelines à lui payer la somme de 16 438,89 euros à titre de dommages et intérêts en raison du préjudice subi du fait des retenues effectuées alors que les décisions d'indu n'étaient pas définitives ;
5°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales des Yvelines la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- aucune forclusion ne peut lui être opposée, dès lors que les décisions notifiant les indus en litige ne lui ont pas été adressées en recommandé, ce qui ne permet pas de rapporter la preuve de la date de leur réception ;
- la décision implicite intervenue le 8 mars 2020 n'est pas motivée ;
- les décisions du 29 mars 2019 et du 10 avril 2019 ne comportent pas la signature de leur auteur ;
- elles ne sont pas motivées ;
- l'indu mis à sa charge n'est pas fondé, dès lors qu'elle n'a pas été absente du territoire français au cours de la totalité des périodes retenues par la caisse d'allocations familiales ;
- elle n'a pas perçu l'ensemble des sommes dont le remboursement lui est demandé ;
- elle est fondée à solliciter des dommages et intérêts en raison des retenues sur prestations pratiquées dès le mois d'août 2017 alors qu'aucun indu ne lui avait été notifiée ;
- elle est également fondée à solliciter des dommages et intérêts en raison des retenues sur prestations pratiquées alors que la décision d'indu n'était pas définitive et qu'un recours a été introduit.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 décembre 2021, 5 mai 2022 et 16 juin 2022, la caisse d'allocations familiales des Yvelines, représentée par Me Brault, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et, en tout état de cause, à la condamnation de Mme B au paiement de la somme de 19 322,69 euros au titre des prestations sociales indument versées ainsi qu'à la somme de 247,41 euros au titre de la prime exceptionnelle de fin d'année 2017 indument versée et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 2 500 en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que
- les conclusions dirigées contre les indus de revenu de solidarité active et de prime exceptionnelle de fin d'année 2017 sont irrecevables, dès lors que la saisine de la commission de recours amiable est tardive ;
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables, dès lors qu'elles n'ont pas été précédées d'une demande adressée à l'administration ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2022, le département des Yvelines conclut au rejet de la requête en soutenant que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 avril 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le décret n° 2017-1785 du 27 décembre 2017 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Bélot, premier conseiller, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative selon la procédure prévue par cet article.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée, après l'appel de l'affaire à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B est allocataire de la caisse d'allocations familiales des Yvelines et bénéficiait notamment du revenu de solidarité active et de la prime exceptionnelle de fin d'année. A la suite d'un contrôle ayant donné lieu à un rapport d'enquête établi le 18 mars 2019 par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales des Yvelines, la directrice de cette dernière a, par une décision du 29 mars 2019, notifié à Mme B un indu de 19 322,69 euros correspondant à un trop-perçu de revenu de solidarité active pour la période à partir du 1er août 2017. Mme B a formé un recours préalable à l'encontre de cette décision, qui a été réceptionné le 8 janvier 2020 et auquel le président du conseil départemental des Yvelines n'a pas répondu. Par une décision du 10 avril 2019, la directrice de la caisse d'allocations familiales des Yvelines a notifié à Mme B un indu de 274,41 euros correspondant à un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d'année 2017. Mme B demande l'annulation des décisions du 29 mars 2019 et du 10 avril 2019 de la directrice de la caisse d'allocations familiales des Yvelines et de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le président du conseil départemental des Yvelines sur son recours reçu le 8 janvier 2020, ainsi que la condamnation de la caisse d'allocations familiales des Yvelines à la réparation des préjudices résultant des retenues déjà effectuées.
Sur les fins de non-recevoir opposées par le département des Yvelines :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". Aux termes de l'article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale : " I.-L'action en recouvrement de prestations indues prévue à l'article L. 133-4-1 s'ouvre par l'envoi à l'assuré par le directeur de l'organisme créancier, par tout moyen donnant date certaine à sa réception, d'une notification constatant, sur la base des informations dont dispose l'organisme, que l'assuré a perçu des prestations indues ".
3. D'une part, le département des Yvelines ne justifie pas de la date de notification de la décision du 10 avril 2019 mettant à la charge de Mme B un indu de 274,41 euros correspondant à un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d'année 2017. Ni la circonstance que Mme B reconnaitrait dans sa requête avoir reçu un courrier du 2 mai 2019 auquel était joint le courrier du 10 avril 2019, ni celle que la requérante aurait eu connaissance de retenues sur ses prestations intervenues dès le mois de mars 2019 ne sont de nature à établir de manière probante la date de notification de l'indu en cause. Par ailleurs, la contestation d'une décision relative à un indu de prime exceptionnelle de fin d'année n'est pas soumise à la saisine préalable obligatoire de la commission de recours amiable constituée au sein de la caisse d'allocations familiales. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en tant qu'elle est dirigée contre la décision du 10 avril 2019 de la directrice de la caisse d'allocations familiales des Yvelines, doit être écartée.
4. D'autre part, Mme B n'établit pas, ni même n'allègue, avoir adressé à la caisse d'allocations familiales des Yvelines une demande préalable d'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison des retenues effectuées par la caisse dès le mois d'août 2017 et, en tout état de cause, avant l'intervention des décisions mettant à sa charge des indus. Il en résulte que les conclusions indemnitaires présentées par Mme B sont irrecevables et doivent, dès lors, être rejetées.
Sur l'office du juge :
5. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou de prime exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
Sur l'indu de revenu de solidarité active :
En ce qui concerne la régularité de la décision du 29 mars 2019 :
6. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ". Il résulte de ces dispositions, qui instaurent un recours préalable obligatoire à la saisine du juge devant le président du conseil départemental, que la décision par laquelle celui-ci rejette, implicitement ou expressément, ce recours introduit devant lui se substitue à celle de l'organisme chargé du versement du revenu de solidarité active.
7. Par suite, dans la mesure où Mme B a formé le 8 janvier 2020 un recours administratif contre la décision de la caisse d'allocations familiales des Yvelines du 29 mars 2019, ayant donné lieu à une décision implicite de rejet, les conclusions de la requête présentées par Mme B doivent être regardées comme dirigées uniquement contre cette décision implicite. Il en résulte que les moyens relatifs aux vices propres qui entacheraient la décision du 29 mars 2019 sont inopérants.
En ce qui concerne la régularité de la décision implicite de rejet :
8. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / (): 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
9. En l'espèce, il n'est pas établi, ni même allégué, que Mme B a sollicité auprès du président du conseil départemental des Yvelines la communication des motifs de la décision implicite de rejet de son recours préalable du 8 janvier 2020. Il en résulte que la requérante n'est pas fondée à soutenir que cette décision est insuffisamment motivée.
En ce qui concerne le bienfondé de l'indu :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active () ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L 262-34 ou L 262-35 ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ". Aux termes de l'article R. 262-37 de ce code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".
11. Il résulte de ces dispositions que, pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition de ressources qu'elles mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.
12. Il résulte du rapport d'enquête réalisé par l'agent assermenté de la caisse d'allocations familiales des Yvelines, ainsi que des écritures en défense de la caisse d'allocations familiales des Yvelines et des propres écritures de Mme B, que celle-ci a été absente du territoire français du mois d'août 2017 au mois d'août 2018, à l'exception de la période du 28 novembre 2017 au 9 janvier 2018. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le président du conseil départemental des Yvelines a estimé que Mme B ne remplissait plus la condition de résidence stable et effective en France pour bénéficier du revenu de solidarité active. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point 10 doit, dès lors, être écarté.
13. En second lieu, la circonstance que Mme B n'a pas effectivement perçu la totalité des sommes objet de l'indu de revenu de solidarité active en litige, au motif que ces sommes ont-elles-mêmes fait l'objet de retenues en vue du recouvrement d'autres indus mis à sa charge, est sans incidence sur le bienfondé de cet indu.
14. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par le département des Yvelines, que les conclusions présentées par Mme B tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé sur son recours préalable du 8 janvier 2020 doivent être rejetées.
Sur l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année :
15. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ".
16. En l'espèce, la décision du 10 avril 2019, si elle comporte la mention du nom et de la qualité de son signataire, est dépourvue de toute signature. Contrairement à ce qui est soutenu en défense, les dispositions de l'article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, qui mentionnent les précisions et indications devant figurer dans la notification constatant un indu de prestations, n'ont ni pour objet, ni pour effet de soustraire ces notifications à l'obligation de signature de son auteur prévue par les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, Mme B est fondée à soutenir que la décision du 10 avril 2019 est entachée d'un vice de forme.
17. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête dirigées contre cette décision, que la décision du 10 avril 2019 de la directrice de la caisse d'allocations familiales des Yvelines doit être annulée.
Sur les conclusions à fin de condamnation au paiement des sommes indument versées :
18. D'une part, dès lors qu'il n'appartient qu'au département des Yvelines de défendre dans la présente instance en tant qu'elle porte sur l'indu de revenu de solidarité active, les conclusions de la caisse d'allocations familiales des Yvelines tendant à la condamnation de M. B au paiement de la somme de 19 322,69 euros au titre de cet indu ne peuvent qu'être rejetées. D'autre part, eu égard à l'annulation de la décision du 10 avril 2019 de la directrice de la caisse d'allocations familiales des Yvelines mettant à la charge de Mme B un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2017, les conclusions tendant à la condamnation de la requérante au paiement de la somme de 274,41 euros au titre de cet indu ne peuvent également qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales des Yvelines la somme demandée par Mme B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la caisse d'allocations familiales des Yvelines au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 10 avril 2019 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales des Yvelines a notifié à Mme B un indu d'un montant de 274,41 euros correspondant à un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d'année 2017 est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de la caisse d'allocations familiales des Yvelines sont rejetées.
Article 4 : Le présente jugement sera notifié à Mme C B, à la caisse d'allocations familiales des Yvelines et au département des Yvelines.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
signé
S. ALa greffière,
signé
B. Dalla Guarda
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026