jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2006578 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | KHELLAF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 5 octobre 2020, 17 mai et 20 mai 2022, Mme D F épouse G, représentée par Me Khellaf, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 9 mars 2020 du garde des Sceaux, ministre de la justice en tant qu'elle affecte Mme A épouse C au poste de responsable administratif et financier du centre pénitentiaire de Baie-Mahault, ainsi que la décision implicite née du silence gardé par le garde des Sceaux, ministre de la justice sur le recours gracieux qu'elle lui a adressé le 27 mars 2020 ;
2°) d'enjoindre au garde des Sceaux, ministre de la justice de faire droit à sa demande de mutation sur le poste de responsable administratif et financier du centre pénitentiaire de Baie-Mahault ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision rejetant sa demande de mutation est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- cette décision s'inscrit dans le contexte de harcèlement moral dont elle est victime et qui a été reconnu par un jugement du 2 mars 2020 du tribunal administratif de Versailles ;
- sa demande de mutation était prioritaire au regard des " Lignes directrices de gestion 2020 - mobilité " du ministère de la justice ;
- elle n'a pas été informée de la place qui lui a été attribuée dans le rang de classement des demandes de mutation et des motifs de rejet de sa candidature.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2022, le garde des Sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme F épouse G ne sont pas fondés.
La procédure a été communiquée à Mme E A épouse C, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par ordonnance du 9 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 11 juillet 2022.
Vu :
- le jugement n° 1803968 du 2 mars 2020 du tribunal administratif de Versailles ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, attachée d'administration principale depuis le 1er janvier 2012, est affectée à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Elle a demandé en vain sa mutation pour rapprochement de conjoint sur le poste de responsable administratif et financier à la mission des services pénitentiaires d'Outre-mer - centre pénitentiaire de Baie-Mahault en 2017 et, en 2019, sur un poste au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly en Guyane. Sa nouvelle demande de mutation sur le poste de responsable administratif et financier à la mission des services pénitentiaires d'Outre-mer - centre pénitentiaire de Baie-Mahault en janvier 2020 a été rejetée. Mme F doit être regardée comme demandant au tribunal l'annulation de la décision de rejet de sa demande de mutation et du tableau de mutation des attachés du ministère de la justice du 9 mars 2020 en tant qu'il affecte Mme A épouse C au poste de responsable administratif et financier à la mission des services pénitentiaires d'Outre-mer - centre pénitentiaire de Baie-Mahault, ainsi que de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le garde des Sceaux, ministre de la justice sur le recours gracieux qu'elle lui a adressé le 24 mars 2020.
2. Aux termes de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa rédaction alors en vigueur : " I. - L'autorité compétente procède aux mutations des fonctionnaires en tenant compte des besoins du service. / II. - Dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service et sous réserve des priorités instituées à l'article 62 bis, les affectations prononcées tiennent compte des demandes formulées par les intéressés et de leur situation de famille. Priorité est donnée : () / 1° Au fonctionnaire séparé de son conjoint pour des raisons professionnelles, ainsi qu'au fonctionnaire séparé pour des raisons professionnelles du partenaire avec lequel il est lié par un pacte civil de solidarité s'il produit la preuve qu'ils se soumettent à l'obligation d'imposition commune prévue par le code général des impôts () / 4° Au fonctionnaire qui justifie du centre de ses intérêts matériels et moraux dans une des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ou en Nouvelle-Calédonie () / IV. - Les décisions de mutation tiennent compte, dans des conditions prévues par décret en Conseil d'Etat, des lignes directrices de gestion en matière de mobilité prévues à l'article 18 de la présente loi. / Dans le cadre de ces lignes directrices, l'autorité compétente peut, sans renoncer à son pouvoir d'appréciation, définir des critères supplémentaires établis à titre subsidiaire. Elle peut notamment conférer une priorité au fonctionnaire ayant exercé ses fonctions pendant une durée minimale dans un territoire ou dans une zone rencontrant des difficultés particulières de recrutement ou au fonctionnaire ayant la qualité de proche aidant au sens de la sous-section 3 de la section 1 du chapitre II du titre IV du livre Ier de la troisième partie du code du travail. / V. - Dans les administrations ou services dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat, les mutations peuvent être prononcées dans le cadre de tableaux périodiques de mutations. Dans les administrations ou services où sont dressés des tableaux périodiques, l'autorité compétente peut procéder à un classement préalable des demandes de mutation à l'aide d'un barème rendu public. Le recours à un tel barème constitue une mesure préparatoire et ne se substitue pas à l'examen de la situation individuelle des agents. Ce classement est établi dans le respect des priorités définies au II du présent article. ". Selon l'article 18 de la même loi, alors en vigueur : " L'autorité compétente édicte des lignes directrices de gestion, après avis du comité social d'administration. Les lignes directrices de gestion déterminent la stratégie pluriannuelle de pilotage des ressources humaines dans chaque administration et établissement public, notamment en matière de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Les lignes directrices de gestion fixent, d'une part, dans chaque administration, les orientations générales en matière de mobilité et, d'autre part, dans chaque administration et établissement public, les orientations générales en matière de promotion et de valorisation des parcours, sans préjudice du pouvoir d'appréciation de cette autorité en fonction des situations individuelles, des circonstances ou d'un motif d'intérêt général. Les lignes directrices de gestion en matière de mobilité respectent les priorités énumérées au II de l'article 60. Ces deux catégories de lignes directrices de gestion sont communiquées aux agents. ".
3. En premier lieu, aux termes du 2 - " Types de recrutement " des " lignes directrices de gestion 2020 - mobilité " du ministère de la justice : " () Les postes pour lesquels un entretien préalable est requis sont ceux pour lesquels des compétences ou une technicité particulière sont exigées, quel que soit le corps. / Par principe, un entretien préalable est exigé pour tous les postes de catégories A et B ainsi que pour tous les postes en administration centrale, quelle que soit la catégorie concernée. / Cet entretien peut également avoir lieu téléphoniquement ou par visioconférence. ". S'agissant de la rubrique relative à la " sélection des candidatures avec entretien " du même document, elle énonce que : " Pour les postes nécessitant un entretien, le recruteur () réalise un entretien avec les candidats retenus () / L'entretien est alors réalisé par le chef de service. / Le recruteur établit un compte rendu d'entretien (CRE) sur la base du modèle établi par le service des ressources humaines du secrétariat général, qui mentionne son souhait de retenir ou pas le candidat. S'il y a plusieurs candidats, un rang de classement est établi en le motivant précisément. / Le recruteur informe le candidat par écrit des suites qu'il donne à sa candidature, en précisant la place qu'il lui attribue dans le rang de classement ou, s'il ne retient pas sa candidature, le motif de ce choix () ".
4. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
5. Ainsi que le prévoient les dispositions citées au point 3 pour les demandes de mutation sur un poste de catégorie A, Mme F a eu un entretien téléphonique sur sa demande de mutation en Guadeloupe en février 2020. Il ne ressort cependant pas des pièces du dossier que Mme F a été informée des suites que l'administration entendait donner à sa candidature en lui précisant, soit son rang de classement, soit le motif de rejet de sa candidature. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le compte-rendu de cet entretien, établi le 6 février 2020, a été communiqué à Mme F dans le cadre de la présente instance. Ce compte-rendu proposait de ne pas retenir sa candidature et énonçait les motifs pour lesquels il y avait lieu de rejeter sa demande de mutation. Par suite, dès lors que Mme F a bien bénéficié d'un entretien sur sa demande de mutation, la seule circonstance qu'elle n'ait pas été informée, postérieurement à cet entretien et avant le mouvement de mutation de mars 2020, des suites réservées à sa candidature n'a pas été, dans les circonstances de l'espèce, de nature à la priver d'une garantie. L'absence d'information de Mme F des suites que l'administration entendait donner à sa demande n'a pas davantage exercé d'influence sur le sens de la décision attaquée. Il suit de là que le vice de procédure dont est entachée la décision refusant sa mutation ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme F sollicitait sa mutation au titre du rapprochement de conjoint, dès lors que son mari réside en Guadeloupe et a, en outre, des problèmes de santé nécessitant des soins quotidiens. Il ressort également des pièces du dossier, et notamment de l'appréciation du chef d'établissement du centre pénitentiaire de Baie-Mahault portée dans le compte-rendu du 6 février 2020 de l'entretien avec Mme F sur sa demande de mutation, que la requérante a, au vu de son curriculum-vitae, de " solides compétences " dans les domaines requis pour occuper le poste de responsable administratif et financier, même si certaines de ses réponses sont restées " évasives " au cours de l'entretien. Dans ses dernières écritures, Mme F établit, sans que cela ne soit contesté, avoir assuré plusieurs fonctions en gestion déléguée depuis 2008 et connaitre les fonctions de régisseur des comptes nominatifs, sans toutefois avoir eu l'occasion d'exercer ces dernières. Il est également constant que Mme F a une connaissance approfondie du fonctionnement des établissements pénitentiaires pour y exercer depuis plusieurs années. Sa candidature a cependant été rejetée au motif qu'elle a exprimé " un ressenti très négatif envers l'Institution ", qu'elle présente une " fragilité psychologique " et a de " probables dissensions avec des personnels toujours en poste au centre pénitentiaire de Baie-Mahault ". Le chef d'établissement estime ainsi que sa candidature est " contre indiquée au regard des enjeux à venir qui demanderont beaucoup de sérénité ". Mme F, en produisant des attestations d'agents avec lesquels elle travaillait lorsqu'elle était en poste au centre pénitentiaire de Baie-Mahault en qualité de responsable des ressources humaines pour la seule période entre 1996 et 2004 et notamment des attestations de responsables syndicaux, selon lesquelles elle n'a jamais eu de problèmes avec les agents travaillant au centre pénitentiaire, n'établit pas que les dissensions dont fait état le chef d'établissement de Baie-Mahault seraient inexactes. En outre, alors même que sa demande de mutation ne relevait pas de la priorité définie par le 1° de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984, il ressort des pièces du dossier que les compétences Mme A, épouse C étaient évaluées comme excellentes en ce qui concerne les rubriques " savoir-être " et " capacités d'encadrement ", respectivement appréciées come " bien " et " très bien " en ce qui concerne Mme F. Il ressort également du compte-rendu d'entretien du 28 février 2020 de Mme A que si elle ne connaît pas le fonctionnement des établissements pénitentiaires et que sa candidature est regardée comme prématurée, elle dispose néanmoins d'un parcours varié sur une courte période et présente une bonne candidature " à moyen terme ". Sa candidature a ainsi été classée au troisième rang, alors qu'un avis négatif était émis sur celle de Mme F. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'administration a commis une erreur manifeste dans l'appréciation tant de l'intérêt du service que de la situation de famille de Mme F en rejetant sa demande de mutation.
7. En dernier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. ".
8. Il appartient à l'agent public qui soutient avoir été victime de faits constitutifs de harcèlement moral, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour être qualifiés de harcèlement moral, de tels faits répétés doivent, en ooutre, excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
9. En invoquant le contexte de harcèlement moral dont elle a été victime entre 2016 et 2018, reconnu par le tribunal administratif de Versailles dans un jugement du 2 mars 2020, devenu définitif, Mme F n'établit pas que le refus de mutation litigieux, justifié, ainsi qu'il a été dit au point 6, par des motifs d'intérêt général, caractériserait, en lui-même, un agissement de harcèlement moral, au demeurant non retenu par le jugement du 2 mars 2020 s'agissant du refus de mutation sur le même poste que celui en litige qui lui a été opposé en octobre 2017. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le refus opposé à la demande de mutation de Mme F pour des motifs d'intérêt général excèderait les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée révèlerait un agissement de harcèlement moral à l'encontre de Mme F doit être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme F doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction et de celles qu'elle présente au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F épouse G est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D F épouse G, au garde des Sceaux, ministre de la justice et à Mme E A épouse C.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Grenier, présidente,
- Mme Caron, première conseillère,
- M. Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe, le 29 septembre 2022.
La présidente-rapporteure,
signé
C. B L'assesseure la plus ancienne
dans le grade,
signé
V. Caron
La greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026