vendredi 18 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2007614 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP SEBAN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 novembre 2020, et un mémoire enregistré le 17 janvier 2022, non communiqué, l'association des propriétaires fonciers et immobiliers de Mareil-Marly, représentée par Me Marques, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 8 octobre 2020 du conseil municipal de Mareil-Marly portant approbation du nouveau plan local d'urbanisme ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Mareil-Marly une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il n'est pas établi que les dispositions de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales, ainsi que celles de l'article L. 2121-11 ou celles de l'article L. 2121-12, selon que la commune compte plus ou moins de 3 500 habitants, ont été respectées ;
- les dispositions de l'article R. 123-11 du code de l'environnement ont été méconnues dès lors qu'il n'est pas établi qu'un avis portant les indications relatives à la date, à la nature, à la durée, au demeurant modifiée, et au lieu de l'enquête publique a été publiée dans deux journaux locaux dans les quinze jours précédant l'enquête, ni dans les huit premiers jours de celle-ci ; il n'est pas davantage établi que l'avis a été publié par voie d'affichage ;
- le rapport de présentation ne répond pas aux exigences de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme ; il est d'abord incomplet en ce qui concerne le diagnostic, celui-ci ne comportant aucune prévision démographique et économique, ni aucune identification des besoins en matière de commerce ou encore d'équilibre social de l'habitat ; en outre, le rapport ne comporte aucune analyse de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers ; le rapport ne justifie pas davantage les objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain compris dans le plan d'aménagement et de développement durable (PADD), au regard des objectifs de consommation de l'espace eux-mêmes fixés par le schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF) : il ne justifie pas, en particulier, l'ouverture à l'urbanisation d'une portion du territoire communal de l'ordre de 13 hectares, non conforme aux prescriptions du SDRIF, ni le choix de rendre inconstructibles plusieurs hectares que le SDRIF identifie comme parcelles à urbaniser en priorité ; le rapport est également incomplet en ce qui concerne les capacités de stationnement ouvertes au public, faute de réaliser un inventaire sur ce point, de faire état d'aucune perspective sur les possibilités de mutualisation et de préciser si la commune dispose de capacités de stationnement de véhicules hybrides et électriques ; enfin, le rapport n'expose pas les caractéristiques des zones susceptibles d'être touchées de manière notable par la mise en œuvre du plan et minimise les incidences de cette mise en œuvre sur l'environnement, omettant notamment de préciser les conséquences de l'ouverture à l'urbanisation de 12 hectares de terres situées en zone inondable et omettant de traiter la question de l'assainissement et des équipements publics de manière générale, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 151-3 du code de l'urbanisme ;
- les débats respectivement organisés les 2 octobre 2017 et 21 février 2019 sur les orientations générales du PADD, en application de l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme, ont été insuffisants, alors notamment qu'entre les deux versions, une modification majeure est intervenue sur la superficie ouverte à l'urbanisation ;
- les dispositions de l'article L. 131-7 du code de l'urbanisme sont méconnues dès lors que le plan local d'urbanisme (PLU), qui classe en zone N des parcelles situées à l'intérieur du périmètre entourant la gare de l'Etang-la-ville alors que certaines étaient auparavant classées en zone AU, est incompatible avec le SDRIF, qui fixe comme priorité la limitation de la consommation d'espace et le développement par densification du tissu existant et prévoit en conséquence que doit être privilégiée la densification des secteurs situés à proximité des gares dans lesquels une extension de l'espace urbanisé communal est possible ; par ailleurs, en ouvrant, de façon générale, de nouvelles zones naturelles, le plan est incohérent avec cet objectif fixé par le SDRIF, ainsi qu'avec l'objectif d'augmentation de la population et de construction de 500 logements énoncé dans le rapport de présentation, les secteurs couverts par les orientations d'aménagement et de programmation (OAP), qui recouvrent une portion trop faible du territoire, ne pouvant permettre d'atteindre cet objectif ;
- le classement en zone N de parcelles anciennement classées en zone AU, qui s'étendent sur une superficie totale de 34 hectares, relève d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que ces parcelles sont situées à proximité immédiate des réseaux et de la partie agglomérée de la commune, sont desservies par des voies équipées ou à proximité de telles voies et desservies ou situées à proximité immédiate des réseaux de transports collectifs, ne correspondent pas à des parcelles boisées ou en friche comme l'indique le rapport de présentation et ne présentent aucune qualité particulière ; à l'inverse, les parcelles concernées par les OAP, classées en zone AUp ou en zone UP, auraient dû être classées en zone N eu égard à la forte déclivité du secteur et au risque élevé d'inondation ;
- le nombre maximal de logements prévu aux termes des OAP est incompatible avec les objectifs de densité moyenne fixés par le PADD, ainsi que l'a relevé la mission régionale d'autorité environnementale (MRAe) ; l'incompatibilité entre les OAP et les objectifs fixés par le PADD en termes de densité moyenne est d'autant plus avérée que la densité moyenne annoncée pour chaque OAP ne pourra être respectée ;
- la capacité des réseaux d'assainissement existants n'est pas suffisante pour permettre l'accueil de 5 500 habitants supplémentaires, ainsi que l'a relevé la MRAe et le coût nécessaire à la réalisation d'équipements supplémentaires pour permettre l'accueil de ces nouveaux habitants n'est pas davantage appréhendé par le PLU, de sorte que les objectifs annoncés ne sont pas réalisables ;
- les règles relatives à la hauteur maximale au faîtage prescrites dans les OAP " Les champs Droux ", " La Bossue " et " Les Bigaudes " excèdent la portée des règles susceptibles d'être fixées dans les OAP en application de l'article L. 151-7 du code de l'urbanisme et sont incohérentes avec la règle de hauteur maximale fixée au point 1, 5° du chapitre 2 des dispositions du règlement du PLU applicables à la zone AU ;
- en tant qu'il permet l'aménagement de terrains présentant une déclivité forte, et alors que les OAP ne prévoient pas d'ouvrage spécifique destiné à prévenir les risques d'inondation, le PLU est incompatible avec l'objectif de limitation et de prévention de ce risque fixé par le schéma départemental de gestion des eaux Seine-Normandie.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 décembre 2021, rectifié par un mémoire enregistré le 14 décembre 2021, la commune de Mareil-Marly, représentée par Me Lherminier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association requérante la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par l'association requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 16 décembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 20 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Maitre, rapporteur public,
- et les observations de Me Marques, représentant l'association requérante, ainsi que celles de Me Baron, représentant la commune de Mareil-Marly.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 22 juin 2015, le conseil municipal de Mareil-Marly a prescrit la révision générale du plan local d'urbanisme de la commune. L'enquête publique s'est déroulée du 6 novembre au 13 décembre 2019. Le conseil municipal a arrêté le projet de plan local d'urbanisme par une délibération du 20 juin 2019. Par une délibération du 8 octobre 2020, le conseil municipal a approuvé le nouveau PLU. Par la requête visée ci-dessus, l'association des propriétaires fonciers et immobiliers de Mareil-Marly demande au tribunal d'annuler cette délibération.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne la publication de l'avis d'enquête publique :
2. Aux termes de l'article R. 123-11 du code de l'environnement : " I. - Un avis portant les indications mentionnées à l'article R. 123-9 à la connaissance du public est publié en caractères apparents quinze jours au moins avant le début de l'enquête et rappelé dans les huit premiers jours de celle-ci dans deux journaux régionaux ou locaux diffusés dans le ou les départements concernés. Pour les projets d'importance nationale et les plans et programmes de niveau national, cet avis est, en outre, publié dans deux journaux à diffusion nationale quinze jours au moins avant le début de l'enquête. / II. - L'avis mentionné au I est publié sur le site internet de l'autorité compétente pour ouvrir et organiser l'enquête. () / III. - L'autorité compétente pour ouvrir et organiser l'enquête désigne le ou les lieux où cet avis doit être publié par voie d'affiches et, éventuellement, par tout autre procédé. () / Cet avis est publié quinze jours au moins avant l'ouverture de l'enquête et pendant toute la durée de celle-ci. () ". Aux termes de l'article R. 123-9 du même code : " I. - L'autorité compétente pour ouvrir et organiser l'enquête précise par arrêté les informations mentionnées à l'article L. 123-10, quinze jours au moins avant l'ouverture de l'enquête et après concertation avec le commissaire enquêteur ou le président de la commission d'enquête. Cet arrêté précise notamment : 1° Concernant l'objet de l'enquête, les caractéristiques principales du projet, plan ou programme ainsi que l'identité de la ou des personnes responsables du projet, plan ou programme ou de l'autorité auprès de laquelle des informations peuvent être demandées ; () / 4° Les lieux, jours et heures où le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête, représentée par un ou plusieurs de ses membres, se tiendra à la disposition du public pour recevoir ses observations ; / 5° Le cas échéant, la date et le lieu des réunions d'information et d'échange envisagées ; / 6° La durée, le ou les lieux, ainsi que le ou les sites internet où à l'issue de l'enquête, le public pourra consulter le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Mareil-Marly a fait procéder à la publication d'un avis relatif à l'ouverture d'une enquête publique, du 6 novembre 2019 au 6 décembre 2019, pour la révision de son PLU, dans les éditions des journaux " Le Parisien " et " Le courrier des Yvelines " des 23 octobre et 13 novembre 2019, soit dans les délais prévus par les dispositions précitées de l'article R. 123-11 du code de l'environnement. L'avis publié dans ces deux journaux mentionne, par ailleurs, les indications relatives à l'objet de l'enquête et à la durée de celle-ci. Il informe, enfin, le public quant aux modalités selon lesquelles il peut prendre connaissance du dossier soumis à enquête et consigner ses observations sur le registre d'enquête tenu à sa disposition à la mairie de Mareil-Marly, aux jours et heures habituels d'ouverture au public, sur le site internet de la commune, ou encore, en adressant celles-ci au commissaire enquêteur. Cet avis indique en outre les dates auxquelles le commissaire enquêteur se tiendra à la disposition du public pour recevoir les observations écrites et orales. Dès lors, contrairement à ce que soutient l'association requérante, l'avis d'enquête publique publié les 23 octobre et 13 novembre 2019 comporte les indications exigées par les dispositions précitées de l'article R. 123-9 du code de l'environnement. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier que, le 13 novembre 2019, un avis d'information quant à la prolongation de la durée de l'enquête publique, jusqu'au 13 décembre 2019, a été publié dans les journaux précédemment évoqués. Il ressort, enfin, d'une part, de l'article 7 de l'arrêté d'ouverture d'enquête publique que l'avis sera publié par voie d'affiches à la mairie et en tous lieux habituels d'affichage de la commune et, d'autre part, des éléments non contestés du rapport du commissaire enquêteur que ces affichages ont effectivement été réalisés. Dès lors, l'association requérante n'est pas fondée à soutenir que les dispositions des articles R. 123-11 et R. 123-9 du code de l'environnement ont été méconnues.
En ce qui concerne le contenu du rapport de présentation et du rapport d'évaluation environnementale :
4. Aux termes de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme : " Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. / Il s'appuie sur un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, de surfaces et de développement agricoles, de développement forestier, d'aménagement de l'espace, d'environnement, notamment en matière de biodiversité, d'équilibre social de l'habitat, de transports, de commerce, d'équipements et de services. () / Il analyse la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l'arrêt du projet de plan ou depuis la dernière révision du document d'urbanisme et la capacité de densification et de mutation de l'ensemble des espaces bâtis, en tenant compte des formes urbaines et architecturales. Il expose les dispositions qui favorisent la densification de ces espaces ainsi que la limitation de la consommation des espaces naturels, agricoles ou forestiers. Il justifie les objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain compris dans le projet d'aménagement et de développement durables au regard des objectifs de consommation de l'espace fixés, le cas échéant, par le schéma de cohérence territoriale et au regard des dynamiques économiques et démographiques. / Il établit un inventaire des capacités de stationnement de véhicules motorisés, de véhicules hybrides et électriques et de vélos des parcs ouverts au public et des possibilités de mutualisation de ces capacités ".
5. En premier lieu, le rapport de présentation analyse précisément, dans sa partie intitulée " diagnostic socio-économique ", l'évolution globale de la population de Mareil-Marly et les facteurs de cette évolution, constatant notamment que la population communale est marquée par une tendance au vieillissement, du fait du faible nombre d'installations de jeunes ménages, en raison du manque de logements adaptés à la demande de ces ménages. Le rapport analyse également, dans sa partie " diagnostic socio-économique " la structure par âge de la population, la composition des ménages et l'évolution du nombre moyen de personnes par logement, opérant, sur l'ensemble de ces points, des comparaisons avec des communes du secteur et les éléments constatés au niveau départemental et régional. Si le rapport ne comporte pas, dans cette partie " diagnostic socio-économique ", les éléments chiffrés de prévisions démographiques, il ressort des indications portées au point 1.6 de la partie explicitant la justification des choix retenus, que la population, de 3 524 habitants d'après la publication effectuée par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) en 2019, est estimée à environ 4 000 habitants compte tenu des projets de logements livrés ces dernières années. Le rapport ajoute que la réalisation de l'ensemble des projets envisagés portera à 5 500, en 2030, le nombre d'habitants de la commune et évoque les deux hypothèses visant à atteindre une telle population d'ici 2030, chacune étant fondée sur un nombre moyen d'habitants par logement et une typologie adaptée des logements à construire. Enfin, le rapport de présentation fait état, à plusieurs reprises, de la volonté de la commune d'accroître la population, notamment en attirant de jeunes ménages, cet objectif conduisant à des mesures visant la production de logements adaptés à ce type de population. Dès lors, le rapport de présentation comporte des éléments relatifs aux prévisions démographiques, ainsi que l'exigent les dispositions précitées de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme.
6. En deuxième lieu, le rapport de présentation analyse, dans sa partie " diagnostic ", les éléments relatifs à l'activité économique sur le territoire communal, telle que celle-ci se présente à la date d'engagement de la procédure de révision du PLU, précisant notamment le nombre d'emplois, d'entreprises et les secteurs d'activité. Il expose de même, de façon précise, les éléments relatifs à l'offre de commerce sur la commune. Si le rapport ne comporte pas, dans cette partie " diagnostic ", les éléments de prévisions économiques et ceux relatifs aux besoins en matière de commerce, il ressort des indications portées au point 1.4.1 de la partie " justifications " du rapport portant sur l'objectif de renforcement de la dynamique économique, que, notamment, " l'ouverture du Tram 13 Express sera l'occasion d'attirer de nouveaux acteurs économiques ", et que le quartier de la gare a vocation à être restructuré dans cette optique, que la " création de locaux adaptés et modulables sera facilitée, notamment sur les sites d'activités existants et dans le bourg " et que les commerces " seront pérennisés voire renforcés pour pouvoir répondre à une demande multi-services ". Il est également indiqué que, pour " renforcer sa dynamique économique collaborative ", " l'orientation retenue est d'attirer de nouvelles entreprises notamment des petites entreprises ou travailleurs indépendants en facilitant la création de locaux d'activités adaptées et modulables notamment dans les sites d'accueil d'activités existantes ou dans le bourg (artisanat, bureau, espace de coworking) ". Enfin, il est indiqué que " la commune comprend plusieurs entités commerciales de proximité et s'attache avant tout à pérenniser, voire développer, ce type de commerce " et que l'enjeu est de " disposer d'une structure commerciale attractive, diversifiée et complémentaire, répondant à une demande multi-services ". Dès lors, le rapport de présentation comporte des éléments relatifs aux prévisions économiques et identifie les besoins en matière de commerce, ainsi que l'exigent les dispositions précitées de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme.
7. En troisième lieu, il ressort des éléments figurant au point 6 du diagnostic socio-économique du rapport de présentation, portant sur le logement social, que la commune de Mareil-Marly accueillait 123 logements sociaux en 2019, soit 9,3 % de l'ensemble du parc de résidences principales, qu'au 1er janvier 2015, le nombre de logements sociaux manquant pour atteindre la proportion de logements sociaux à atteindre pour respecter la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (dite SRU) était de 252 et que " quatre opérations de construction de logements doivent venir prochainement augmenter la part de logements sociaux dans la commune ". Enfin, dans la partie justifications, au point 1.6 évoqué précédemment, le rapport indique également qu'au 1er janvier 2019, le nombre de logements sociaux manquant pour atteindre la proportion de logements sociaux à atteindre pour respecter la loi dite SRU est de 201. Dès lors, le rapport de présentation identifie les besoins en matière d'équilibre social de l'habitat, ainsi que l'exigent les dispositions précitées de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme.
8. En quatrième lieu, le rapport de présentation comporte, dans la partie " diagnostic territorial ", sous-partie A, un point 3 portant sur l'occupation du sol et la consommation d'espaces naturels et agricoles. Il y est mentionné qu'un tiers environ du territoire communal est occupé par des espaces naturels et agricoles, ceux-ci représentant 34% de la surface totale du territoire, qui s'étend sur 177,6 hectares. Le rapport précise, au titre de la consommation d'espaces naturels et agricoles entre 2008 et 2016, que " environ 1 hectare d'espaces agricoles ou naturels au profit de l'habitat individuel (rue des Sablons notamment) a été consommé ces dix dernières années " et qu'il " s'agit de parcelles anciennement en friche situées dans des zones constructibles au titre du PLU en vigueur ". Dès lors, le rapport de présentation comporte une analyse de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années ayant précédé la révision du PLU, ainsi que l'exigent les dispositions précitées de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme.
9. En cinquième lieu, le plan d'aménagement et de développement durables (PADD) énonce, parmi ses objectifs, la maîtrise du développement communal afin d'assurer la préservation du cadre de vie et de limiter la consommation d'espaces naturels et agricoles. Il décline la mise en œuvre de cet objectif par plusieurs actions, dont, d'une part, la " mobilisation des dents creuses ", qui " permettra d'accueillir des constructions nouvelles de type résidentiel " précisant que plusieurs sites sont identifiés pour des petits programmes immobiliers ". Le PADD précise que " l'ensemble des zones déjà urbanisées a été analysé afin d'identifier les sites mutables qui seraient susceptibles d'accueillir de nouveaux projets de construction de logements ". Ce document énonce, à ce titre, que " le projet intègre la possibilité de réalisation de 100 logements pour les 10 ans à venir dans les dents creuses, ce qui représente une densification de 8,6 logements par hectare (qui était de 7,6 logements par hectare en 2015) ". Il prévoit que " parmi ces logements, en cas de possibilité de petits programmes, la création de logements sociaux sera privilégiée ". Au titre des actions destinées à assurer la maîtrise du développement communal et la limitation de la consommation d'espaces naturels et agricoles, le PADD prévoit, d'autre part, de " permettre une ouverture modérée de l'urbanisation pour répondre aux objectifs de mixité sociale " et, à cet effet, envisage de mobiliser " plusieurs zones occupées par des cultures ou des friches, classées en zones à urbaniser sur le long terme dans le PLU précédent ". Il précise que quatre zones ont ainsi été identifiées comme sites de projets nouveaux et il liste ces zones, précisant que chacune doit faire l'objet d'une OAP. Enfin, le PADD indique qu'au total, " la consommation d'espace pour la décennie à venir représente environ 12 hectares en ouverture à l'urbanisation, permettant ainsi de geler et préserver environ 33 hectares ".
10. Le rapport de présentation précise quant à lui, au point 2 de la partie " justification des objectifs de consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain ", que, pour permettre la réalisation de l'objectif de production d'environ 500 logements dans les années à venir tout en assurant la conservation du cadre de vie, le PLU vise à " permettre la réalisation de nouveaux logements en privilégiant l'optimisation du tissu urbain existant ", en envisageant " la construction de logements au sein des espaces urbanisés, en complément des sites de projet en extension identifiés au sein des OAP ". Le rapport liste trois sites ainsi identifiés et précise que le nombre de logements dont la construction est envisagée sur ces trois sites s'élève, au total, à 49. Le rapport de présentation poursuit en indiquant que, par ailleurs, " la production de logements dans le diffus rendue possible par le PLU permet une réalisation de nouveaux logements, pouvant être estimée entre 80 et 100 logements " à l'échéance du PLU ", concluant que le " dispositif réglementaire au sein du tissu urbain existant permet la réalisation de 130 à 150 logements ". Il indique que, pour autant, " les sites de projet dans le tissu urbain existant et les constructions nouvelles dans le diffus ne permettent pas de répondre aux objectifs de construction de logements et notamment de logements sociaux imposés par la loi SRU " et qu'ainsi, " quatre autres secteurs en extension de l'urbanisation ont été identifiés ", chaque secteur faisant l'objet d'une OAP " avec une densité inscrite à 35 logements à l'hectare complétée par un dispositif réglementaire adapté ". Le rapport précise que le secteur dit des " Champs Droux ", identifié par le SDRIF comme secteur d'urbanisation préférentielle, s'étend sur 6 hectares et devrait permettre la réalisation de 210 logements, le secteur des Violettes, situé à proximité immédiate de la gare, s'étend sur 4 hectares et devrait permettre la réalisation de 160 logements, enfin, le secteur de la " Bossue ", situé à proximité de la RD 161, et celui des " Bigaudes " situé rue de Marly, s'étendent chacun sur un hectare et devraient permettre, chacun, la réalisation de 35 logements. Le rapport de présentation conclut que " 440 logements sont prévus dans les sites d'extension dont 190 logements sociaux " et que le " dispositif réglementaire permet donc de réaliser les objectifs poursuivis, soit environ 500 logements dont plus de la moitié en logements locatifs sociaux à l'horizon 2030, avec un objectif de modération de la consommation d'espaces puisque 12 hectares seraient réalisés en extension urbaine soit environ 6 % de la superficie du territoire communal ". Enfin, le rapport rappelle que " 35 hectares de friche aujourd'hui classés en zone à urbaniser (AU) sont reclassés en zone naturelle (N) dans un objectif de modération de la consommation d'espaces agricoles, naturels et forestiers ".
11. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 9 et 10 ci-dessus que, contrairement à ce que soutient l'association requérante, le rapport de présentation justifie les objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain énoncés dans le PADD et que l'association n'est, en particulier, pas fondée à soutenir que le rapport ne justifierait pas l'ouverture à l'urbanisation d'une portion du territoire communal de l'ordre de 13 hectares, ce choix étant au contraire détaillé. A cet égard, si elle estime ce choix incompatible avec les prescriptions énoncées dans le SDRIF, l'association n'apporte, au soutien de cette branche du moyen, aucun élément tendant à l'établir et elle ne peut, dès lors, utilement reprocher au rapport de ne pas expliciter le choix de cette prétendue incompatibilité. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient la requérante, le rapport de présentation indique que le choix de rendre inconstructibles plusieurs hectares de terre jusqu'alors ouverts à l'urbanisation poursuit l'objectif de maitrise globale de la consommation des espaces naturels. Dès lors, le rapport de présentation justifie, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme, les objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain compris dans le projet d'aménagement et de développement durables.
12. En sixième lieu, le rapport de présentation établit, dans sa partie " diagnostic " un inventaire des capacités de stationnement des véhicules sur le territoire de la commune, concluant à l'existence de 142 places de stationnement. Par ailleurs, si, dans sa partie " diagnostic ", le rapport ne comporte pas d'indication sur les capacités de stationnement de véhicules hybrides et électriques, il résulte des indications apportées en défense, non contestées, que la commune ne comptait, alors, aucune place de stationnement pour ce type de véhicules. Enfin, le rapport de présentation analyse, dans sa partie " justifications ", des solutions destinées à optimiser les espaces de stationnement, envisageant notamment la création d'espaces de stationnement pour vélos et une adaptation du nombre de places de stationnement pour véhicules motorisés. Enfin, le rapport annonce, dans cette partie " justifications ", la mise en place de sites de recharge pour véhicules électriques. Dès lors, contrairement à ce que soutient l'association requérante, le rapport de présentation comporte, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme, un inventaire des capacités de stationnement ouvertes sur la commune, ainsi que des possibilités de mutualisation de ces capacités.
13. En septième lieu, aux termes de l'article R. 151-3 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction en vigueur à la date d'approbation du nouveau PLU : " Au titre de l'évaluation environnementale, le rapport de présentation : () 2° Analyse les perspectives d'évolution de l'état initial de l'environnement en exposant, notamment, les caractéristiques des zones susceptibles d'être touchées de manière notable par la mise en œuvre du plan () ".
14. Le rapport d'évaluation environnementale joint au rapport de présentation procède à une analyse détaillée des zones susceptibles d'être affectées de manière notable par la révision du PLU, dont la zone AUp1 correspondant au secteur des " Violettes ", la zone AUp2 correspondant au secteur des " Champs-Droux ", la zone AUp3 correspondant au secteur des " Bigaudes ", la zone AUp4 correspondant au secteur " La Bossue ", la zone AU type 2AU correspondant au secteur de la Tournelle, la zone UPc correspondant au secteur " B " et la zone UJ correspondant au secteur des Bois noirs. Le rapport d'évaluation environnementale analyse, par ailleurs, au point 5 de la partie consacrée à la description des incidences notables que le projet est susceptible d'avoir sur l'environnement, les incidences de la révision du PLU sur le risque d'inondation, indiquant notamment que le risque de ruissellement est présent sur le territoire communal, que des ruissellements sont constatés en cas de forte pluie, que les " zones de ruissellement sont constatées sur les zones de pente sur lesquelles l'eau ruisselle pour se diriger en bas de pente " et que ces " bas de pente sont situés principalement sur la limite Est de la commune, ainsi que sur la limite Nord ". Le rapport d'évaluation environnementale précise que les zones de La Tournelle et de La Bossue " sont des espaces qui sont susceptibles de recevoir des quantités importantes d'eau de ruissellement en cas de forte pluie ", que la révision du PLU a permis de restreindre fortement les zones destinées à l'urbanisation et que, de ce fait, les " surfaces perméables permettant de limiter les ruissellements sont largement plus vastes que ce qui était prévu avec le PLU en vigueur ". Elle ajoute que, par ailleurs, " dans les secteurs d'aménagement plusieurs mesures sont envisagées pour limiter au maximum les risques d'inondation ", précisant que ces mesures sont détaillées au chapitre " Mesures ERC [Eviter Réduire Compenser] ". Le rapport d'évaluation environnementale conclut à l'existence d'effets négatifs indirects permanents de l'urbanisation ainsi qu'à l'existence d'effets " positifs indirects permanents de la révision du PLU (plus vertueux que le PLU précédent) ". Dès lors, contrairement à ce que soutient l'association requérante, le rapport d'évaluation environnementale analyse, conformément aux dispositions précitées de l'article R. 151-3 du code de l'urbanisme, les caractéristiques des zones susceptibles d'être touchées de manière notable par la mise en œuvre du plan, en ce compris les conséquences de l'ouverture à l'urbanisation de 12 hectares de terres situées en zone inondable.
15. En huitième lieu, contrairement à ce que soutient l'association requérante, le rapport d'évaluation environnementale analyse, notamment au stade de l'articulation entre le PLU et le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) la question de l'assainissement, relevant à cet effet que le PLU prévoit, conformément au SDAGE, la nécessité d'accroître la capacité des réseaux d'assainissement, en rendant obligatoire notamment un assainissement collectif pour toute nouvelle construction. Le rapport d'évaluation environnementale rappelle en outre que le règlement du PLU prévoit l'obligation de raccorder toute construction à un réseau d'assainissement ou à un dispositif d'assainissement autonome conforme à la réglementation en vigueur. De même, le rapport aborde la nécessité de procéder au renforcement et à la diversification des équipements publics afin de s'adapter à des hausses de population, évoquant en particulier les équipements scolaires et périscolaires, les structures liées à la petite enfance, et encore les équipements culturels, sportifs et associatifs. Dès lors, l'association requérante n'est, en tout état de cause, pas fondée à reprocher au rapport d'être insuffisant sur ces deux aspects.
En ce qui concerne les débats portant sur les orientations générales du PADD :
16. Aux termes de l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme : " Un débat a lieu au sein de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale et des conseils municipaux ou du conseil municipal sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables mentionné à l'article L. 151-5, au plus tard deux mois avant l'examen du projet de plan local d'urbanisme () ".
17. Il résulte de ces dispositions que les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable doivent faire l'objet d'une inscription à l'ordre du jour d'une séance du conseil municipal se tenant au moins deux mois avant l'examen du projet de plan local d'urbanisme et que les membres du conseil municipal doivent être mis à même de discuter utilement, à cette occasion, des orientations générales envisagées.
18. Il ressort des indications portées sur les comptes rendus des séances du conseil municipal qui se sont déroulées le 2 octobre 2017 et le 21 février 2019 que les membres du conseil municipal ont débattu des orientations générales du plan d'aménagement et développement durables, dans sa version initiale, puis de ces orientations générales, dans leur version modifiée, présentée lors de la séance du 21 février 2019. En se bornant à faire valoir que le procès-verbal de la séance du 21 février 2019 ne démontre pas que le débat a porté sur l'ensemble des modifications apportées, en particulier sur la superficie de terres ouvertes à l'urbanisation, l'association requérante ne conteste pas sérieusement que les membres du conseil municipal ont été mis à même de discuter utilement de ces orientations. Dès lors, il n'est pas établi que les orientations générales du PADD auraient donné lieu à un débat insuffisant au sein du conseil municipal.
En ce qui concerne la convocation des conseillers municipaux à la séance au cours de laquelle le nouveau PLU a été approuvé :
19. Aux termes de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée. Elle est transmise de manière dématérialisée ou, si les conseillers municipaux en font la demande, adressée par écrit à leur domicile ou à une autre adresse ". Aux termes de l'article L. 2121-11 de ce code : " Dans les communes de moins de 3 500 habitants, la convocation est adressée trois jours francs au moins avant celui de la réunion () ". Aux termes de l'article L. 2121-12 du même code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal. () Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs. () ".
20. Il ressort des pièces du dossier, notamment de l'attestation sur l'honneur établie par le maire de Mareil-Marly le 1er décembre 2021, et de l'attestation établie le 21 septembre 2020 par l'agent municipal ayant procédé à la distribution, au domicile des élus de la commune, des dossiers en vue de la séance du conseil municipal du 8 octobre 2020 au cours de laquelle a été examiné le projet d'approbation du nouveau PLU, que les membres du conseil municipal de Mareil-Marly ont été destinataires dès le 21 septembre 2020 de la convocation à cette séance, laquelle mentionne, parmi les points inscrits à l'ordre du jour, le projet d'approbation de la révision du PLU. Il en ressort également que les membres du conseil municipal ont été rendus destinataires du dossier nécessaire à l'examen du nouveau PLU, en particulier du projet de délibération, des annexes et d'une clé " USB " comportant le dossier. Il ressort enfin de l'attestation établie par le maire de la commune qu'un envoi dématérialisé de ces éléments a été effectué le 22 septembre 2020. L'association requérante, qui n'apporte aucun élément de nature à mettre en doute la sincérité de l'attestation établie par le maire, ni encore le caractère probant de l'attestation établie par l'agent municipal en charge de la distribution des convocations à la séance du conseil municipal, n'est, dès lors, pas fondée à soutenir que les dispositions précitées des articles L. 2121-10 et L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales ont été méconnues. Eu égard au délai qui s'est écoulé entre la remise aux élus de la convocation et du dossier de PLU, lequel comportait une note de synthèse, et la date à laquelle s'est tenue la séance du conseil municipal, l'association requérante n'est, en tout état de cause, pas davantage fondée à invoquer la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales.
En ce qui concerne la prétendue incompatibilité du PLU avec le SDRIF :
21. Aux termes de l'article L. 131-7 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction en vigueur à la date d'approbation du PLU en litige : " En l'absence de schéma de cohérence territoriale, les plans locaux d'urbanisme, les documents en tenant lieu et les cartes communales sont compatibles, s'il y a lieu, avec les documents énumérés aux 1° à 10° de l'article L. 131-1 et prennent en compte les documents énumérés à l'article L. 131-2. Lorsqu'un de ces documents est approuvé après l'approbation d'un plan local d'urbanisme, d'un document en tenant lieu ou d'une carte communale, ces derniers sont, si nécessaire, rendus compatibles ou les prennent en compte dans un délai de trois ans ". Aux termes de l'article L. 131-1 de ce code, dans sa rédaction alors en vigueur : " Les schémas de cohérence territoriale sont compatibles avec : () 3° Le schéma directeur de la région d'Ile-de-France prévu à l'article L. 123-1 () ".
22. A l'exception des cas limitativement prévus par la loi dans lesquels les schémas de cohérence territoriale ou le schéma directeur de la région Ile-de-France peuvent contenir des normes prescriptives, ceux-ci doivent se borner à fixer des orientations et des objectifs. Les plans locaux d'urbanisme sont soumis à une simple obligation de compatibilité avec ces orientations et objectifs. Il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert en prenant en compte l'ensemble des prescriptions du document supérieur, si le plan local d'urbanisme ne contrarie pas les objectifs qu'impose le schéma directeur de la région d'Ile de France (SDRIF), compte tenu des orientations adoptées et de leur degré de précision, sans rechercher toutefois l'adéquation du plan à chaque disposition ou objectif particulier.
23. Parmi les orientations communes destinées à " polariser et équilibrer ", le SDRIF prévoit, d'une part, que " la priorité est donnée à la limitation de la consommation d'espaces agricoles, boisés et naturels, et donc au développement urbain par la densification des espaces déjà urbanisés ". Le SDRIF identifie notamment, à cet effet, parmi les espaces urbanisés, des " quartiers à densifier à proximité d'une gare " et impose aux documents d'urbanisme des communes comportant de tels quartiers, de permettre, à l'horizon 2030, une augmentation minimale de 15% de la densité humaine et de la densité moyenne des espaces d'habitat. S'il implique que les zones ouvertes à l'urbanisation soient situées dans les quartiers identifiés par le SDRIF comme devant être urbanisés en priorité, la mise en œuvre de cet objectif ne suppose pas nécessairement, ainsi que le laisse entendre l'association requérante, le classement en zone à urbaniser de l'ensemble de la partie du territoire communal identifiée comme se trouvant dans de tels quartiers.
24. D'autre part, pour répondre à l'objectif de densification du tissu existant qu'il fixe par ailleurs, le SDRIF identifie des secteurs d'urbanisation préférentielle qui correspondent à des " secteurs offrant un potentiel de création de quartiers urbains de qualité et une forte densité, grâce notamment à leur desserte en transports collectifs et à l'accessibilité aux équipements et service ". Sur la carte dite de " destination générale des différentes parties du territoire ", le SDRIF identifie ces secteurs par des pastilles de couleur rouge et prévoit que chaque pastille " indique une capacité d'urbanisation de l'ordre de 25 hectares que les communes () peuvent ouvrir à l'urbanisation en fonction des besoins à court et moyen terme et des projets " et que " l'urbanisation doit permettre d'atteindre une densité moyenne de l'ensemble des nouveaux espaces d'habitat situés en secteurs d'urbanisation préférentielle de la commune ou, en cas de SCot ou de PLU intercommunal, de ceux du groupement de communes : • au moins égale à 35 logements par hectare; • au moins égale à la densité moyenne des espaces d'habitat existants à la date d'approbation du SDRIF, lorsque celle-ci était déjà supérieure à 35 logements par hectare ".
25. Il ressort de la carte du SDRIF représentant les secteurs identifiés en vue de la densification de l'urbanisation que le territoire de la commune de Mareil-Marly comporte plusieurs quartiers à densifier à proximité d'une gare, ainsi que deux secteurs d'urbanisation préférentielle. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que les parcelles ouvertes à l'urbanisation par le PLU se situent dans l'une ou l'autre des zones ainsi identifiées par le SDRIF, voire, pour certaines, dans les deux zones. Le rapport d'évaluation environnementale expose enfin les prescriptions du PLU destinées à atteindre l'objectif d'accroissement de 15%, à l'horizon 2023, de la densité humaine et de la densité des espaces d'habitats, précisant, en substance, que l'objectif de réalisation de 215 nouveaux logements dans le secteur de la gare d'ici 2030, soit l'accueil de 580 nouveaux habitants, répond aux objectif fixés par le SDRIF en matière de densité dans les quartiers situés à proximité d'une gare. Le même rapport d'évaluation environnementale énonce que le choix opéré par les auteurs du PLU d'ouvrir à l'urbanisation des parcelles situées dans les périmètres respectifs de 25 hectares couverts par les pastilles identifiées sur la commune et de créer dans ces secteurs, des OAP imposant une densité de 35 logements à l'hectare, combiné à l'identification de secteurs en zone urbaine " considérés comme des sites d'extension au titre du SDRIF ", et dans lesquels des projets de construction de logements sont en cours, permet la réalisation de l'objectif de densification du tissu existant fixé par le SDRIF. En se bornant à soutenir, sans apporter aucune précision au titre de ce moyen, que les secteurs couverts par les OAP recouvriraient une portion trop faible du territoire pour permettre d'atteindre l'objectif fixé par le SDRIF, ni d'après elle, l'objectif d'augmentation de la population et de construction de 500 logements d'ici à 2030, l'association requérante ne conteste pas utilement les éléments d'analyse énoncés dans le rapport d'évaluation environnementale. Elle n'établit pas davantage que la réalisation de l'objectif du SDRIF serait remis en cause par le classement en zone N de parcelles situées dans le périmètre des secteurs d'urbanisation préférentielle. De même, l'association ne justifie pas l'incompatibilité entre le PLU et le SDRIF en faisant valoir que, mise à part la partie du territoire bordant la forêt, la commune de Mareil-Marly n'a pas été identifiée pour la préservation et l'ajout de zones N, l'absence d'identification de la commune à ce titre n'interdisant pas le classement de parcelles communales en zones N.
26. Enfin, l'association met en évidence les règles relatives à la bande de constructibilité, de 25 mètres en zone UCV et de 30 mètres en zone UHb, ainsi que les règles de retrait applicables dans ces zones, prescrites par le règlement du PLU, et limitant, d'après elle, fortement le potentiel de constructibilité des terrains situés en zone constructible. Elle évoque également les règles de hauteur édictées par le règlement, notamment celle limitant à 5 mètres à l'égout du toit les constructions en secteur UHa, qui, selon elle, auraient pour effet de limiter " drastiquement " la possibilité de densifier les zones urbanisées de la commune. Toutefois, au regard des autres mesures du PLU destinées à opérer une densification des constructions, il ne peut être regardé comme établi que les règles relatives à la bande de constructibilité, au retrait et à la hauteur des constructions sont de nature à contrarier l'objectif de densification des zones urbaines imposé par le SDRIF, qui s'apprécie en outre à l'échelle de l'ensemble de la commune.
27. Il résulte de l'ensemble des motifs énoncés aux points 23 à 26 ci-dessus que le moyen tiré de l'incompatibilité du PLU avec les orientations du SDRIF doit être écarté.
En ce qui concerne le prétendu non-respect, par les OAP, des dispositions de l'article L. 151-7 du code de l'urbanisme et sur l'incohérence des règles de hauteur prescrites au sein des OAP et du règlement :
28. Aux termes de l'article L. 151-7 du code de l'urbanisme : " I. - Les orientations d'aménagement et de programmation peuvent notamment : 1° Définir les actions et opérations nécessaires pour mettre en valeur l'environnement, notamment les continuités écologiques, les paysages, les entrées de villes et le patrimoine, lutter contre l'insalubrité, permettre le renouvellement urbain, favoriser la densification et assurer le développement de la commune ; () 4° Porter sur des quartiers ou des secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager ; 5° Prendre la forme de schémas d'aménagement et préciser les principales caractéristiques des voies et espaces publics () ". Aux termes de l'article L. 151-8 du même code : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols () ". Et aux termes de l'article L. 151-18 : " Le règlement peut déterminer des règles concernant l'aspect extérieur des constructions neuves, rénovées ou réhabilitées, leurs dimensions () ".
29. Le PLU énonce, parmi les règles afférentes aux trois OAP sectorielles dites " Les Champs Droux ", " La Bossue " et " Les Bigaudes ", que, dans ces secteurs, la hauteur maximale des constructions, mesurée au faîtage, est fixée à 10 mètres. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier que le secteur couvert par l'OAP " Les Champs Droux " est classé en zone AUp2 et que les secteurs couverts par les deux OAP " La Bossue " et " Les Bigaudes " sont classés en zone AUp3. Il ressort enfin du règlement du PLU que, dans les zones AUp2 et AUp3, la hauteur maximale des constructions est limitée à 10 mètres au faîtage ou à l'acrotère, soit R+1+C ou R+2 et non à 12 mètres, ainsi que le fait valoir l'association requérante. Dès lors, les trois OAP ne font, sur ce point, que reprendre les règles de hauteur fixées par le règlement du PLU dans les zones concernées, et l'association n'est donc pas fondée à soutenir que les auteurs du PLU auraient méconnu les dispositions précitées de l'article L. 151-7 du code de l'urbanisme, notamment en prescrivant des règles de hauteur distinctes. Le moyen doit donc être écarté, en ses deux branches.
En ce qui concerne la prétendue incohérence entre les OAP et le PADD :
30. Aux termes de l'article L. 151-6 du code de l'urbanisme : " Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports, les déplacements et, en zone de montagne, sur les unités touristiques nouvelles. / En l'absence de schéma de cohérence territoriale, les orientations d'aménagement et de programmation d'un plan local d'urbanisme élaboré par un établissement public de coopération intercommunale comportent les orientations relatives à l'équipement commercial et artisanal mentionnées à l'article L. 141-16 et déterminent les conditions d'implantation des équipements commerciaux qui, du fait de leur importance, sont susceptibles d'avoir un impact significatif sur l'aménagement du territoire et le développement durable, conformément à l'article L. 141-17 ".
31. Le PADD énonce que la réalisation de l'ensemble des projets de construction envisagés sur le territoire communal portera à 5 500 au maximum le nombre d'habitants en 2030. Il prévoit par ailleurs la construction de 500 logements au maximum à la même échéance. A cet effet, les OAP prévoient la réalisation respective de 210 logements pour celle du secteur des Champs Droux, qui s'étend sur 6 hectares, de 160 logements pour celle du secteur des Violettes qui s'étend sur 4 hectares, de 35 logements pour celle du secteur de " La Bossue ", qui s'étend sur un hectare, de 35 logements également pour l'OAP du secteur des Bigaudes qui s'étend sur un hectare, et, enfin, de 25 logements pour celle couvrant le secteur dit " B ". Ainsi, au total, les OAP fixées par le PLU de Mareil-Marly prévoient la construction de 465 logements. Dès lors, l'association requérante n'est pas fondée à soutenir que ces OAP seraient incohérentes avec l'objectif, fixé par le PADD, de construction de 500 logements, à l'horizon 2030, objectif auquel ces OAP entendent participer de façon substantielle.
32. A cet égard, l'association fait valoir que cet objectif de création de 465 logements au sein des OAP ne serait pas réaliste dès lors que la superficie annoncée pour chaque secteur ne peut, en totalité, être consacrée à la construction de bâtiments. Elle précise que 25% de la superficie totale du secteur doivent être consacrés aux espaces verts et elle estime à 25% la surface nécessaire à l'aménagement de voiries et de sentes. L'association en déduit que la surface totale constructible dans ces OAP serait limitée à 6 hectares, soit la moitié de la superficie annoncée. Toutefois, elle n'apporte aucun élément tendant à établir qu'une telle surface serait nécessaire à l'aménagement des voiries au sein de chaque OAP et, à supposer même que tel serait le cas, l'association ne justifie pas en quoi un tel besoin remettrait en cause la faisabilité du projet de construction du nombre de logements annoncé sur chaque secteur. De même, la limitation à 10 ou 12 mètres de la hauteur des constructions au sein de ces OAP n'est pas, par elle-même, de nature à démontrer que l'objectif de construction de 465 logements au total au sein de ces OAP ne pourrait être atteint. Ainsi, l'association ne remet pas en cause le caractère réaliste de l'objectif de construction de logements fixé dans chaque OAP, ni, par suite, la cohérence de ces OAP avec l'objectif, fixé par le PADD, de construction de 500 logements d'ici 2030.
33. Par ailleurs, en se bornant à faire valoir, sans plus de précision, qu'eu égard à la déclivité du secteur, le déplacement à vélo serait rendu difficile, de même que l'accès aux personnes en situation de handicap, l'association ne justifie pas davantage le caractère prétendument irréaliste des objectifs fixés dans les OAP, ni, par suite, l'incohérence qui en découlerait avec le PADD. De même, l'association affirme, sans aucune précision, que l'objectif de création de 50% de logements sociaux en moyenne au sein des secteurs d'urbanisation ne serait pas admissible. Enfin, si elle fait valoir que le PLU comporte des insuffisances concernant les extensions possibles du réseau d'assainissement en vue d'assurer le traitement des suppléments d'eaux usées liés à l'arrivée d'une quantité importante de nouveaux habitants, insuffisances mises en exergue par la mission régionale d'autorité environnementale (MRAe), auxquelles la commune a d'ailleurs répondu, l'association ne démontre aucunement en quoi ces insuffisances, à les supposer avérées, seraient de nature à caractériser une incohérence entre les OAP et les orientations du PADD. L'association ne justifie pas davantage d'une incohérence entre ces documents en faisant valoir que le coût nécessaire à la réalisation d'équipements supplémentaires pour permettre l'accueil de nouveaux habitants n'aurait pas été suffisamment appréhendé.
34. Il résulte de ce qui a été dit aux points 31 à 33 ci-dessus que l'association requérante n'établit pas que les OAP auraient été édictées sans cohérence avec le PADD.
En ce qui concerne la prétendue incompatibilité entre les OAP et le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux Seine-Normandie :
35. L'association requérante fait valoir qu'en tant qu'il permet l'aménagement de terrains présentant une déclivité forte, et alors que les OAP ne prévoiraient pas d'ouvrage spécifique destiné à prévenir les risques d'inondation, le PLU serait incompatible avec l'objectif de limitation et de prévention de ce risque, énoncé par le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Seine-Normandie. L'association requérante cite, à cet égard, les dispositions de ce document déclinant le " défi 8 " consistant à " limiter et prévenir le risque d'inondation ". Il ressort toutefois des précisions apportées en défense que l'arrêté du préfet de la région Ile-de-France, préfet coordonnateur de bassin, en date du 1er décembre 2015 approuvant le SDAGE Seine-Normandie au titre de la période 2016-2021 a été annulé par un jugement du tribunal administratif de Paris en date du 26 décembre 2018, devenu définitif suite au rejet, par la cour administrative d'appel de Paris, de la requête introduite contre ce jugement par le ministre en charge de l'environnement. Dès lors, les dispositions du SDAGE Seine-Normandie 2016-2021 ne sont plus en vigueur. Enfin, l'association requérante ne soutient pas que le PLU serait incompatible avec les orientations du SDAGE 2015-2020, remis en vigueur du fait de l'annulation juridictionnelle de l'arrêté qui l'a abrogé. Par suite, le moyen tiré de l'incompatibilité du PLU avec le SDAGE Seine-Normandie ne peut, en l'état, qu'être écarté.
En ce qui concerne l'erreur manifeste d'appréciation entachant le zonage :
36. Aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ". Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. A cet effet, ils peuvent être amenés à classer en zone naturelle, pour les motifs énoncés par les dispositions citées ci-dessus, un secteur qu'ils entendent soustraire, pour l'avenir, à l'urbanisation.
37. D'une part, il résulte des principes énoncés au point ci-dessus que la circonstance que des parcelles soient desservies par les réseaux d'eau, d'assainissement et d'électricité ne fait pas obstacle à leur classement en zone naturelle. Par ailleurs, ni la circonstance que des parcelles urbanisées se trouvent à proximité, ni celle que les parcelles concernées par le classement en zone naturelle sont desservies par des voies équipées ou des réseaux de transports collectifs, ou situées à proximité de telles voies ou réseaux de transports, ne sont de nature à établir que ce classement serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Il ressort, en outre, des pièces du dossier que, contrairement à ce que soutient l'association requérante, les parcelles classées par le précédent PLU en zone à urbaniser et classées en zone naturelle par le nouveau PLU correspondent à des espaces boisés ou des friches d'anciens vergers inexploités depuis plusieurs années, et il résulte des précisions, non sérieusement contestées, de la commune que ces parcelles, qui n'ont pas été effectivement ouvertes à l'urbanisation, contiennent des espèces faunistiques et floristiques. Enfin, l'association requérante ne conteste pas que le classement de ces parcelles répond au parti d'aménagement décidé par le PLU, notamment le choix de maintenir l'équilibre entres les espaces urbanisés et naturels, en limitant au maximum l'étalement urbain. Ce classement répond encore à la volonté, annoncée dans le PADD, de valoriser l'or vert et l'or bleu de la commune, notamment les boisements et certaines friches. Dès lors, l'association n'est pas fondée à soutenir que le classement en zone naturelle des parcelles anciennement classées en zone à urbaniser serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
38. D'autre part, l'association fait valoir, à l'inverse, qu'eu égard à la forte déclivité du secteur et au risque d'inondation, qu'elle dit élevé, les parcelles concernées par les OAP, classées en zone AUp ou en zone UP, auraient dû être classées en zone N. Il ressort certes des pièces du dossier que le territoire de la commune est affecté d'un aléa de remontée de nappes susceptible de provoquer des inondations, et que, notamment, deux des secteurs couverts par une OAP sont situés au sein de zones dites de sensibilité forte à cet aléa. Toutefois, il résulte des indications de la commune que le PLU contient des dispositions destinées à prévenir ce risque, notamment, en imposant dans les secteurs couverts par les OAP, des espaces verts de pleine terre, et l'association ne conteste pas le caractère suffisant de ces prescriptions. Dès lors, l'association n'établit pas que le zonage serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation sur ce point.
39. Il résulte de ce qui précède que l'association des propriétaires fonciers et immobiliers de Mareil-Marly n'est pas fondée à demander l'annulation de la délibération du 8 octobre 2020 du conseil municipal de Mareil-Marly portant approbation du nouveau plan local d'urbanisme.
Sur les frais d'instance :
40. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
41. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association des propriétaires fonciers et immobiliers de Mareil-Marly une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce que la commune de Mareil-Marly, qui n'est pas la partie perdante, soit condamnée à verser à l'association requérante la somme que celle-ci demande au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'association des propriétaires fonciers et immobiliers de Mareil-Marly est rejetée.
Article 2 : L'association des propriétaires fonciers et immobiliers de Mareil-Marly versera à la commune de Mareil-Marly une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association des propriétaires fonciers et immobiliers de Mareil-Marly et à la commune de Mareil-Marly.
Copie en sera adressée à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine.
Délibéré après l'audience du 28 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- Mme Féjerdy, première conseillère,
- Mme Milon, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2022.
La rapporteure,
signé
A. A
La présidente,
signé
C. Rollet-Perraud La greffière,
signé
K. Dupré
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026