jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2007750 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SAIDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2020, M. B E, représenté par Me Saïdi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 septembre 2020 par laquelle la rectrice de l'académie de Versailles a refusé de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle ;
2°) de constater l'existence d'une dégradation de ses conditions de travail et de sa santé, ainsi que la carence de l'administration sur la reconnaissance de sa maladie professionnelle, et son imputabilité d'office en l'absence de réponse dans les délais impartis ;
3°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Versailles de lui accorder la protection fonctionnelle, de faire déterminer par un médecin expert le taux d'allocation temporaire d'invalidité résultant de la situation de harcèlement moral dont il est victime, et de le réintégrer avec reconstitution de carrière en qualité de professeur des écoles titulaire en l'affectant sur un poste proche de son domicile et compatible avec les aménagements nécessaires, le tout sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision du 24 septembre 2020 par laquelle la rectrice de l'académie de Versailles a rejeté sa demande de protection fonctionnelle n'est pas motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il a été victime de faits constitutifs de harcèlement moral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2022, la rectrice de l'académie de Versailles conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- le requérant doit être regardé comme s'étant désisté de sa requête, faute d'avoir confirmé le maintien de celle-ci dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance du juge des référés rejetant sa demande de suspension de la décision attaquée pour défaut de doute sérieux quant à sa légalité ;
- les conclusions à fin d'injonction tendant à ce que le requérant soit affecté sur un poste proche de son domicile et compatible avec ses contraintes familiales et médicales sont devenues sans objet, dès lors que le requérant a été réintégré dans son corps d'origine ;
- les conclusions à fin de déclaration de droits sont irrecevables ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 22 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 mai 2022.
Vu :
- le jugement n° 1805332 du tribunal administratif de Versailles du 25 juin 2020 ;
- l'ordonnance n° 2101121 du juge des référés du tribunal administratif de Versailles du 12 février 2021 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B E, qui était gardien de la paix à Toulouse, a réussi le concours de professeur des écoles de l'académie de Versailles et a fait l'objet d'un détachement de droit auprès du ministère de l'éducation nationale en qualité de professeur des écoles stagiaire à compter du 1er septembre 2017. Il s'est installé avec son épouse et leurs enfants à C (D), et a été affecté en stage au sein de l'école élémentaire Les Cendrières de Limours (Essonne), son épouse, également professeure des écoles, étant quant à elle affectée à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne). Estimant être victime d'un harcèlement moral de la part de sa hiérarchie, il a sollicité, le 4 mai 2018, le bénéfice de la protection fonctionnelle. Cette demande a été rejetée par une décision du 22 juin 2018 du recteur de l'académie de Versailles, qui a été annulée pour défaut de motivation en droit par un jugement n° 1805332 du tribunal administratif de Versailles du 25 juin 2020. M. E, dont le détachement a pris fin à l'issue de son année de formation et qui a été réintégré dans son corps d'origine à compter du 1er septembre 2018, a formé le 22 juillet 2020 une nouvelle demande de protection fonctionnelle. Par une décision du 24 septembre 2020, dont M. E demande l'annulation, la rectrice de l'académie de Versailles a rejeté sa demande.
Sur les conclusions tendant à ce qu'il soit donné acte du désistement d'office du requérant :
2. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ". Il résulte de ces dispositions qu'il ne peut être donné acte du désistement d'office du requérant que si la notification de l'ordonnance de référé qui lui a été adressée comporte la mention prévue au second alinéa de cet article.
3. Par une ordonnance n° 2101121 du 12 février 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. E tendant à la suspension de la décision du 24 septembre 2020 au motif qu'aucun moyen n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Toutefois, le courrier de notification de cette ordonnance au requérant ne mentionne pas, qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête en excès de pouvoir dans le délai d'un mois, il sera réputé s'être désisté. Il s'ensuit que les conclusions de la rectrice de l'académie de Versailles tendant à ce qu'il soit donné acte du désistement d'office du requérant en application des dispositions citées au point précédent ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin de déclaration de droits :
4. Il n'appartient pas à la juridiction administrative d'accueillir des conclusions en déclaration de droits. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense, tirée de l'irrecevabilité des conclusions de la requête tendant à ce que soient constatées l'existence d'une dégradation des conditions de travail du requérant et de sa santé, ainsi que la carence de l'administration sur la reconnaissance de sa maladie professionnelle, et son imputabilité d'office en l'absence de réponse dans les délais impartis, doit être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, la décision du 24 septembre 2020, qui énonce les considérations de droit sur lesquels elle se fonde, rappelle les faits invoqués par M. E et précise que ces faits ne sont pas de nature à faire présumer l'existence d'une situation de harcèlement moral ou de discrimination en raison de la situation familiale du requérant, est suffisamment motivée, alors même qu'elle ne reprend pas point par point les divers éléments invoqués par le requérant et qu'elle se réfère, de manière surabondante, aux mémoires en défense produits devant la présente juridiction dans d'autres instances. Cette décision, qui mentionne également que M. E n'a fait état d'aucun élément nouveau autre que ceux dont il faisait déjà état dans sa demande du 4 mai 2018, alors même qu'elle serait erronée sur ce point, est cependant suffisamment motivée. Le moyen tiré de l'absence de motivation de la décision attaquée doit donc être écarté.
6. En second lieu, aux termes de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " () Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation ou identité sexuelle, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race () ". Aux termes du premier alinéa de l'article 6 quinquies de cette loi, alors en vigueur, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. ".
7. Aux termes du I de l'article 11 de la même loi, alors en vigueur, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " A raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, le fonctionnaire ou, le cas échéant, l'ancien fonctionnaire bénéficie, dans les conditions prévues au présent article, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire. ". Le IV du même article, dans sa rédaction alors en vigueur, précise que : " La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. ".
8. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Enfin, pour être qualifiés de harcèlement moral, de tels faits répétés doivent excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
9. D'une part, M. E fait valoir qu'il a sollicité, le 13 février 2018, un aménagement de ses horaires afin de pouvoir accompagner son fils aîné souffrant d'un handicap au collège, et que les refus que lui a opposés l'administration par deux décisions des 29 mars et 30 mai 2018 revêtent un caractère discriminatoire. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la demande du requérant n'a pu être satisfaite en raison des nécessités du service et, en particulier, du nombre insuffisant de remplaçants pour permettre un aménagement de ses horaires de travail. Il ressort également des pièces du dossier que les raisons de ce refus lui ont été expliquées lors d'une réunion du 29 mars 2018 à l'académie de Versailles et que des solutions pour accompagner son fils handicapé lui ont été proposées. Les décisions de refus qui lui ont été opposées ne révèlent ainsi de la part de sa hiérarchie aucune intention de lui nuire. En outre, et contrairement à ce que soutient le requérant, l'administration n'avait pas l'obligation de lui faire des propositions de reclassement sur un autre poste, l'article 40 ter de la loi du 11 janvier 1984 précisant que l'aménagement des horaires est de droit dans la mesure où celui-ci est compatible avec les nécessités du service. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'administration aurait, ainsi que l'allègue M. E, sollicité ses collègues pour confirmer qu'il ne pouvait être fait droit à sa demande. Dans ces conditions, le refus d'aménagement de ses horaires ne saurait caractériser ni un agissement de harcèlement moral, ni une situation de discrimination en raison de sa situation familiale.
10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. E a été affecté, durant son année de stage, sur une classe de double niveau CE2/CM2, avec plusieurs élèves en difficulté. S'il fait valoir que malgré ses alertes, sa hiérarchie ne lui a apporté aucune réponse constructive et n'a pas tenu compte des difficultés de sa classe, de sa charge de travail ainsi que de ses difficultés personnelles, liées à l'éloignement de son domicile, à la nécessité d'accompagner son fils atteint de handicap et aux frais supplémentaires résultant de son détachement, il ressort toutefois des pièces du dossier que, face aux difficultés dont il avait fait état dès le début de l'année scolaire, plusieurs inspections et visites ont été organisées, à l'issue desquelles des conseils lui ont été donnés afin de l'aider à améliorer sa pratique professionnelle. Les différents rapports et évaluations dont il a fait l'objet, qui font état des particularités de la classe dont il a la charge, s'ils relèvent un certain nombre de difficultés de M. E notamment dans la transmission des apprentissages, ainsi que son attitude critique face à son nouvel environnement de travail, établissent qu'il a bénéficié d'un accompagnement et ne sont pas de nature à faire présumer l'existence d'une situation de harcèlement moral à son encontre. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. E aurait, ainsi qu'il l'allègue, fait l'objet d'une campagne de dénigrement dans son établissement de la part du rectorat. A cet égard, la seule production de trois attestations de parents d'élèves faisant état " d'interrogatoires secrets des élèves " en juillet 2018, à la fin de l'année scolaire, ne permet pas d'établir que le rectorat aurait entendu le mettre en cause pour porter atteinte à son honneur. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'absence de toute enquête administrative sur la situation M. E révèlerait une situation de harcèlement moral à l'encontre du requérant, alors qu'ainsi qu'il a été dit, ses difficultés étaient connues de l'administration et ne nécessitaient pas d'enquête particulière. Enfin, les seules circonstances que M. E aurait été accusé, à tort, de tenir des propos déplacés envers les élèves ou d'avoir été à l'origine d'une altercation avec un autre enseignant, qui revêtent un caractère isolé sans que le rapport conclusif de sa tutrice faisant état de ses nombreuses difficultés ne se fonde sur ces allégations, ne sauraient caractériser des agissements de harcèlement moral.
11. Par ailleurs, M. E fait valoir que son état de santé s'est dégradé et qu'il souffre d'un état anxieux dépressif en lien direct avec ses conditions de travail. Il ressort des pièces du dossier qu'il a fait l'objet d'un arrêt de travail pour " burn out " à compter du 3 mai 2018, prolongé jusqu'au 5 juillet 2018, et qu'il a sollicité, le 28 juin 2018, la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. Toutefois, l'absence de réponse de l'administration sur cette demande ne saurait suffire à faire présumer l'existence d'une situation de harcèlement moral à l'encontre du requérant.
12. Enfin, la circonstance que l'intéressé a demandé la fin de son détachement pour retourner dans son corps d'origine ne peut être regardée comme susceptible de caractériser une situation de harcèlement moral, alors d'ailleurs qu'il ressort des pièces du dossier qu'il a fait part de ses questionnements et doutes quant au métier d'enseignant dès le mois de novembre 2017
13. Il résulte de tout ce qui précède que les agissements rapportés par M. E ne peuvent être qualifiés de harcèlement moral. Par suite, le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 24 septembre 2020 par laquelle la rectrice de l'académie de Versailles a refusé de lui accorder la protection fonctionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. E, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. E ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. E demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Délibéré après l'audience publique du 1er décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Grenier, présidente,
Mme Caron, première conseillère,
M. Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.
La rapporteure,
signé
V. A
La présidente,
signé
C. Grenier
La greffière,
signé
A. Esteves
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
4
N° 1901371
7
N° 1908169
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026