vendredi 21 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2008140 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 décembre 2020 et 17 mars 2021, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, M. A B demande au tribunal de suspendre l'astreinte fixée par le maire de la commune de Viry-Châtillon par arrêté du 18 novembre 2020.
Il soutient que :
- le maire a méconnu les dispositions des articles L. 581-14-1 et R. 581-78 du code de l'environnement, dès lors que le règlement local de publicité était " non conforme et de première génération ", caduc, non annexé au plan local d'urbanisme et qu'il n'a pas été mis à disposition sur le site internet de la commune ; l'élaboration d'un règlement intercommunal de publicité a été prescrite par le conseil territorial de l'établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre mais ce règlement n'a pas encore été arrêté ;
- il a méconnu les dispositions des articles L. 110-1, L. 110-3 et L. 131-8 du code de l'environnement dès lors qu'il n'y a aucune atteinte à la géodiversité, celles du 7° du titre II du même code dès lors qu'il est d'usage que le client donne la possibilité d'installer un panneau de notoriété, celles du 9° du titre II de ce code qui pose le principe de non-régression, celles des articles L. 181-1 et L. 181-9 du même code en l'absence d'impact environnemental des panneaux et de danger ou d'inconvénient, celles de l'article L. 512-8 de ce code en l'absence d'emprise au sol ou du sous-sol, et celles de l'article L. 581-5 du même code dès lors que la publicité y est conforme ;
- l'arrêté attaqué est entaché de détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2022, la commune de Viry-Châtillon, représentée par la SCP Lonqueue-Sagalovitsch-Eglie-Richters et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, en application des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, dès lors qu'elle ne contient aucun moyen ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont, en tout état de cause, pas fondés.
Par une ordonnance du 13 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 septembre 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Benoit, première conseillère,
- les conclusions de M. Fraisseix, rapporteur public,
- les observations de M. B, et de Me Blanquinque, représentant la commune de Viry-Châtillon.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 18 novembre 2020, le maire de la commune de Viry-Châtillon a mis en demeure M. A B de supprimer deux dispositifs publicitaires et de remettre les lieux dans leur état initial dans un délai de cinq jours. Il a en outre indiqué, d'une part, qu'en cas de maintien de ces dispositifs à l'expiration de ce délai il serait redevable d'une astreinte de 212,82 euros par jour de retard et par dispositif, d'autre part qu'en cas de maintien des dispositifs publicitaires à l'expiration de ce délai de cinq jours leur suppression et la remise en état des lieux seraient exécutées d'office à la charge de M. B. Par la présente requête, M. B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 18 novembre 2020 en tant qu'il indique qu'il sera redevable d'une astreinte.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 581-14-2 du code de l'environnement : " Les compétences en matière de police de la publicité sont exercées par le préfet. Toutefois, s'il existe un règlement local de publicité, ces compétences sont exercées par le maire au nom de la commune () ". Aux termes de l'article L. 581-6 du même code : " L'installation () des dispositifs ou matériels qui supportent de la publicité sont soumis à déclaration préalable auprès du maire et du préfet dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article L. 581-27 de ce code : " Dès la constatation d'une publicité () irrégulière au regard des dispositions du présent chapitre ou des textes réglementaires pris pour son application () l'autorité compétente en matière de police prend un arrêté ordonnant, dans les cinq jours, soit la suppression, soit la mise en conformité avec ces dispositions, des publicités () en cause, ainsi que, le cas échéant, la remise en état des lieux () ". Aux termes de l'article L. 581-28 du même code : " Dans le cas où la déclaration mentionnée à l'article L. 581-6 fait apparaître que le dispositif déclaré n'est pas conforme aux dispositions législatives et réglementaires, l'autorité compétente en matière de police enjoint, par arrêté, le déclarant à déposer ou à mettre en conformité le dispositif en cause dans un délai de cinq jours à compter de la date de réception dudit arrêté. A l'issue de ce délai et en cas d'inexécution, le déclarant est redevable de l'astreinte dans les conditions prévues par l'article L. 581-30 ". Aux termes de l'article L. 581-30 de ce code : " A l'expiration du délai de cinq jours () la personne à qui il a été notifié est redevable d'une astreinte de 200 euros par jour et par publicité () maintenue. Ce montant est réévalué chaque année (). / (). / L'autorité compétente en matière de police, après avis du maire, peut consentir une remise ou un reversement partiel du produit de l'astreinte lorsque les travaux prescrits par l'arrêté ont été exécutés et que le redevable établit qu'il n'a pu observer le délai imposé pour l'exécution totale de ses obligations qu'en raison de circonstances indépendantes de sa volonté ".
3. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 581-14-1 et R. 581-78 du code de l'environnement, de la non-conformité et de la caducité du règlement local de publicité, de son absence d'annexion au plan local d'urbanisme de la commune de Viry-Châtillon, de l'absence de mise à disposition de ce règlement sur le site internet de cette commune, et de l'élaboration d'un règlement intercommunal de publicité, sont dépourvus des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Il en est de même des moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des 7° et 9° du titre II du code de l'environnement. Ces moyens doivent, dès lors, être écartés.
4. M. B ne peut utilement soutenir, au soutien de ses conclusions à fin d'annulation de l'astreinte prévue par l'arrêté du 18 novembre 2020, que le maire aurait méconnu les dispositions des articles L. 110-1, L. 110-3 et L. 131-8 du code de l'environnement, des articles L. 181-1 et L. 181-9 du même code, et des articles L. 512-8 et L. 581-5 de ce code. Ces moyens doivent, par suite, être écartés comme inopérants.
5. Le détournement de pouvoir allégué n'est, en tout état de cause, pas établi par les pièces du dossier. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
6. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune de Viry-Châtillon, les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme que demande la commune de Viry-Châtillon au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Viry-Châtillon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Viry-Châtillon.
Copie en sera adressée à la trésorerie de Grigny.
Délibéré après l'audience du 11 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Boukheloua, présidente,
Mme Benoit, première conseillère,
M. Maljevic, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 avril 2023.
La rapporteure,
signé
C. Benoit
La présidente,
signé
N. Boukheloua
La greffière,
signé
B. Bartyzel
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026