mardi 27 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2008397 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL MARS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires complémentaires, enregistrés les 11 décembre 2020, 20 juillet 2021 et 4 janvier 2023, la SA Progalva, représentée par Me Siffre, demande au tribunal :
1°) d'annuler la mise en demeure de payer en date du 27 juillet 2020 d'un montant de 443 027,97 euros relative au titre de perception n° 009 070 077 467451 2015 0009813 du 1er septembre 2015 et la décision de rejet de la demande de décharge de cette somme ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la mise en demeure litigieuse est fondée sur un titre de perception du 1er septembre 2015 d'un montant de 405 173 euros lequel a été annulé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 21 novembre 2019 ;
- l'annulation de ce titre entraine l'illégalité de la mesure de recouvrement litigieuse, laquelle est dépourvue de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juin 2021, la direction départementale des finances publiques de l'Essonne conclut au rejet de la requête de la société Progalva.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable au motif qu'elle a interrompu toutes les poursuites relatives au titre de perception dès l'instant où elle a été informée de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 21 novembre 2019.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maljevic, premier conseiller ;
- et les conclusions de M. Fraisseix, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société Progalva demande au tribunal d'annuler la mise en demeure de payer la somme de 443 027,97 euros en date du 27 juillet 2020 ainsi que la décision de rejet de la demande de décharge de cette somme.
2. En premier lieu, si le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne fait valoir que la requête est irrecevable au motif que, dès l'instant où il a été informé de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 21 novembre 2019, il a interrompu toutes les poursuites relatives au titre de recette, cette circonstance ne saurait néanmoins entacher d'irrecevabilité la requête présentée par la société Progalava qui, en l'absence de retrait ou d'abrogation de la mise en demeure litigieuse, conservait son objet aussi bien à la date d'introduction de la requête, que postérieurement.
3. En second lieu, il résulte de l'instruction que la mise en demeure de payer du 27 juillet 2020, d'un montant de 443 027,97 euros, a été prise pour le recouvrement du titre de perception majoré du 1er septembre 2015 d'un montant de 402 510 euros. Or, ce titre de perception avait été annulé par un arrêt n° 18PA03011 de la cour administrative d'appel de Paris du 21 novembre 2019. Dès lors, la mise en demeure litigieuse, constituant une mesure d'application d'un titre de perception qui avait été annulé à la date à laquelle elle a été prise, était dépourvue de base légale. Par suite, le moyen tiré du défaut de base légale doit être accueilli.
4. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la mise en demeure de payer du 27 juillet 2020 du directeur départemental des finances publiques de l'Essonne et la décision de rejet de la demande de décharge de cette somme doivent être annulées.
5. Il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions précitées au titre des frais exposés par la société Progalva et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La mise en demeure de payer du 27 juillet 2020 du directeur départemental des finances publiques de l'Essonne et la décision de rejet de la demande de décharge de cette somme sont annulées.
Article 2 : L'Etat versera à la société Progalva la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SA Progalva, au ministre de l'action et des comptes publics et au directeur départemental des finances publiques de l'Essonne.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Boukheloua, présidente,
Mme A, premier conseillère,
M. Maljevic, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2023.
Le rapporteur,
signé
S. Maljevic
La présidente,
signé
N. Boukheloua
La greffière,
signé
B. Bartyzel
La République mande et ordonne au ministre de l'action et des comptes publics et à la ministre de la transition écologique en ce qui les concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026