vendredi 30 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2100383 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP FAYOL & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 janvier 2021, M. B E, représenté par Me Callon, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 janvier 2020 par lequel la maire des Clayes-sous-Bois a délivré à M. F et Mme G un permis de construire, en vue de l'édification d'une maison individuelle sur un terrain, cadastré section AM n° 353, situé 36 rue Pasteur ;
2°) de mettre à la charge de la commune des Clayes-sous-Bois une somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a intérêt à agir ;
- la maire des Clayes-sous-Bois n'était pas compétente, en l'absence de délégation de signature, pour délivrer le permis de construire contesté dès lors que la compétence en matière d'urbanisme appartenait à cette date à la communauté de communes de l'ouest
parisien ;
- le projet méconnait l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) des Clayes-sous-Bois dès lors qu'il autorise l'implantation à 3 mètres de la limite séparative sud d'une façade comportant une ouverture créant des vues directes ;
- le projet méconnait également l'article 1 du titre II du règlement du PLU dans la mesure où il ne compte pas les 3 places de stationnement requises mais uniquement une qui n'est, en outre, pas accessible compte tenu de la configuration des lieux.
Par un mémoire enregistré le 15 février 2021, M. E a maintenu sa requête, en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2021, la commune des Clayes-sous-Bois, représentée par Me Blanc, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à la mise à la charge de M. E d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive et que M. E ne justifie pas de son intérêt à agir ;
- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est, en tout état de cause, fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 avril 2021, M. C F et Mme A G, représentés par Me Fiszleiber, concluent, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à la mise à la charge de M. E d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive et que M. E ne justifie pas de son intérêt à agir ;
- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est, en tout état de cause, fondé.
Par une ordonnance du 14 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée, au 30 juin 2022, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020, telle que modifiée par l'ordonnance n°2020-539 du 7 mai 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D ;
- les conclusions de M. Maitre, rapporteur public ;
- les observations de Me Tasciyan pour la commune des Clayes-sous-Bois et de Me Panzani pour M. F et Mme G.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 8 janvier 2020, la maire des Clayes-sous-Bois a délivré à M. F et Mme G un permis de construire, en vue de l'édification d'une maison individuelle sur un terrain, cadastré section AM n° 353, situé 36 rue Pasteur. M. E demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15. " Aux termes de l'article 12 bis de l'ordonnance du 25 mars 2020, tel que modifié par l'ordonnance du 7 mai 2020 : " Les délais applicables aux recours et aux déférés préfectoraux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir, qui n'ont pas expiré avant le 12 mars 2020 sont, à cette date, suspendus. Ils recommencent à courir à compter du 24 mai 2020 pour la durée restant à courir le 12 mars 2020, sans que cette durée puisse être inférieure à sept jours. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies horodatées du 26 janvier 2020, 6 avril 2020 et 26 juin 2020, ainsi que du courriel adressé aux pétitionnaires par l'entrepreneur en charge des travaux de construction, que le permis de construire délivré le 8 janvier 2020 à M. F et Mme G a fait l'objet d'un affichage régulier sur le terrain d'assiette du projet pendant une durée d'au moins deux mois courant à compter du 26 janvier 2020. Il en résulte que le délai de recours de deux mois mentionné à l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme, prolongé par les dispositions de l'ordonnance du 25 mars 2020 modifiée, doit être regardé comme ayant expiré au plus tard le 8 juin 2020. Par suite, la présente requête, formée par M. E le 18 janvier 2021, aux fins d'annulation de ce permis est tardive et donc irrecevable. Elle doit dès lors être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de M. E, en application de ces mêmes dispositions, une somme de 2 000 euros à répartir à parts égales entre la commune des Clayes-sous-Bois, d'une part, et M. F et Mme G, d'autre part.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : M. E versera, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 2 000 euros à répartir à parts égales entre la commune des Clayes-sous-Bois, d'une part, et M. F et Mme G, d'autre part.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, à M. C F et Mme A G et à la commune des Clayes-sous-Bois.
Délibéré après l'audience du 16 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- Mme Milon, première conseillère,
- Mme Amar-Cid, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2022.
La rapporteure,
Signé
J. D
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026