lundi 6 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2100406 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELAS AVOCATS ASSOCIÉS MIORINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces enregistrées les 19 janvier et 2 juin 2021, M. A C, représenté par Me Miorini, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 septembre 2020 par laquelle le maire de la commune de Longpont-sur-Orge a rejeté sa demande de titularisation et d'en tirer toutes les conséquences de droit ;
2°) de se prononcer sur sa titularisation ;
3°) de condamner la commune de Longpont-sur-Orge à lui verser la somme de 10.000 euros en raison du harcèlement moral dont il a été victime ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Longpont-sur-Orge le versement d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir dès lors que le motif invoqué de la réorganisation des services est erroné et que les trois autres gardiens sont titulaires ;
- elle est entachée d'une erreur de fait en l'absence de remarque de la part de sa hiérarchie qui lui a toujours reconnu le sens du service public, comme l'attestent ses évaluations ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en raison du caractère disproportionnée de ce refus et alors qu'un gardien entré plus récemment que lui dans le service est titulaire ;
- il a fait l'objet d'un harcèlement moral, notamment depuis que son épouse fait partie de l'opposition municipale.
Une mise en demeure a été adressée à la commune de Longpont-sur-Orge le 8 mars 2022.
Une ordonnance du 6 juillet 2022 a clos l'instruction au 6 septembre 2022.
Une seconde ordonnance du 5 janvier 2023 a rouvert l'instruction et l'a clos le 21 janvier 2023.
Par un mémoire et des pièces enregistrés les 4 et 16 janvier 2023, la commune de Longpont-sur-Orge, représentée par Me Blard, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. C à lui verser la somme de 500 euros au titre des frais du procès.
Elle soutient à titre principal que celle-ci est irrecevable en raison de sa tardiveté, et à titre subsidiaire qu'elle est infondée.
Par un courrier enregistré le 24 janvier 2023, M. C déclare se désister de la totalité de ses conclusions.
Par mémoire enregistré le 6 février 2023, la commune de Longpont-sur-Orge accepte le désistement du requérant mais maintient ses conclusions relatives aux frais du procès.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gosselin, président,
- et les conclusions de Mme Ozenne, rapporteur publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a été recruté en 2016 par la commune de Longpont-sur-Orge en qualité d'agent contractuel affecté au gardiennage du gymnase des Garances pour faire face à l'absence d'un gardien titulaire. Il a adressé le 10 février 2020 une demande de titularisation qui lui a été refusée par courrier du 17 septembre 2020. Il a alors formé un recours gracieux le 26 octobre suivant, qui a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de ce refus.
2. Par courrier enregistré le 24 janvier 2023, M. C a déclaré se désister de la totalité de ses conclusions. Rien ne s'y opposant, il y a lieu de lui en donner acte.
3. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner M. C à verser à la commune de Longpont-sur-Orge une somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative, la commune ayant été amenée à exposer des frais de procédure.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. C.
Article 2 : M. C versera à la commune de Longpont-sur-Orge une somme de 500 (cinq cents) euros au titre des frais du procès.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Longpont-sur-Orge.
Délibéré après l'audience du 10 février 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Gosselin, président,
- Mme Vincent, première conseillère,
- Mme Geismar, première conseillère.
Rendu par mise à disposition du public au greffe le 6 mars 2023.
Le président - rapporteur,
Signé
C. GosselinL'assesseur le plus ancien,
Signé
L. Vincent
La greffière,
Signé
S. Lamarre
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026