lundi 4 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2100448 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Président DESCOURS-GATIN |
| Avocat requérant | TICHIT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2021, M. A B, représenté par Me Caroline Tichit, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'enregistrer son stage de récupération de points effectué et de lui restituer les quatre points afférents ;
2°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur lui a retiré des points de son permis de conduire;
3°) d'annuler la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur en date du 21 novembre 2020 rejetant son recours gracieux formé à l'encontre de la décision 48 SI du 31 juillet 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son titre de conduite pour défaut de points;
4°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer le permis de conduire ainsi que les points illégalement retirés et de reconstituer son capital initial, soit douze points, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder à la rectification du Fichier national du permis de conduire et de restituer les points illégalement ôtés sur le permis de conduire du requérant dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le stage de récupération de point qu'il a effectué les 17 et 18 juillet 2020 n'a pas été enregistré et que les quatre points afférents n'ont pas été crédités sur son permis de conduire ;
- les décisions de retrait de points ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas reçu les informations prévues par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il conclut au non-lieu partiel s'agissant des conclusions dirigées contre la décision 48 SI, en tant qu'elle invalide le permis pour solde de point nul et fait valoir que le moyen soulevé n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Descours-Gatin, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate de la formation a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a commis diverses infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de l'ensemble des points du capital affecté à son permis de conduire. Par une décision " 48 SI ", le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire et lui a enjoint de le restituer. Par courrier reçu le 21 septembre 2020, M. B a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision. Par la présente requête, M. B doit être regardé comme demandant l'annulation des décisions portant retrait de points de son permis de conduire ainsi que de la décision " 48 SI ".
Sur l'étendue du litige :
2. II ressort des mentions du relevé d'information intégral du 15 juin 2021 produit en défense, que le permis de conduire de M. B est valide, avec un solde positif de quatre points et que la décision 48 SI n'apparaît plus sur le relevé. Cette décision doit ainsi être regardée comme ayant été implicitement mais nécessairement retirée postérieurement à l'introduction de la requête. De même, le stage de sensibilisation à la sécurité routière a été enregistré sur le relevé d'information intégral le 14 juin 2021. Dès lors, les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 31 juillet 2020 en ce qu'elle invalide son permis de conduire ainsi que celles tendant à l'enregistrement du stage de sensibilisation à la sécurité routière ainsi qu'à la restitution des quatre points afférents, sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L.223-3 du code de la route, " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Quand il est effectif, le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple ou, sur sa demande, par voie électronique. Un décret en Conseil d'Etat précise les conditions d'application du présent alinéa. ". Aux termes de l'article R.223-3 du code de la route : " I.- Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9 () ".
4. Il résulte de ces dispositions que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu, préalablement, délivrer un document contenant les informations prévues aux articles précités du code de la route, lesquels constituent une garantie essentielle lui permettant de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tout moyen, qu'elle a satisfait à cette obligation d'information. Il appartient au juge, saisi d'un moyen tiré de cette omission, de rechercher si compte tenu des circonstances de l'espèce, et notamment, le cas échéant, de l'information dont l'intéressé a bénéficié à l'occasion d'autres infractions, elle a eu pour effet de priver l'intéressé de la garantie instituée par la loi.
S'agissant des infractions commises les 5 septembre 2019, 13 avril 2019, 5 octobre 2018, 16 septembre 2018, 22 avril 2018, 22 avril 2016, 21 août 2015 et 29 novembre 2014 :
5. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. B que l'intéressé s'est acquitté du paiement des amendes forfaitaires de façon différée s'agissant des infractions commises les 5 septembre 2019, 13 avril 2019, 5 octobre 2018, 16 septembre 2018, 22 avril 2018, 22 avril 2016, 21 août 2015 et 29 novembre 2014, lesquelles ont été constatées au moyen d'un procès-verbal électronique. Ainsi, M. B a nécessairement reçu des courriers du ministre de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ces paiements. Dès lors, l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que l'intéressé n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées ou qu'ils seraient inexacts ou incomplets, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable concernant ces infractions doit être écarté.
S'agissant des infractions commises les 1er novembre 2019 et 12 mars 2017 :
6. D'une part, l'article R. 49 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du 26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal d'une part, la signature de l'agent verbalisateur et, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
7. D'autre part, depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées.
8. Il résulte des mentions du relevé intégral d'information relatif à la situation du permis de conduire de M. B au 15 juin 2021, qui a été versé au dossier par le ministre de l'intérieur, que les infractions au code de la route commises les 1er novembre 2019 et 12 mars 2017, qui ont donné lieu, respectivement, au retrait de trois et deux points affectés au permis de conduire de l'intéressé et à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, ont été relevées par procès-verbal électronique. Le ministre de l'intérieur produit une copie desdits procès-verbaux, établi le jour de l'infraction, qui comportent sous l'énoncé de l'ensemble des informations exigées par la loi, la signature du requérant. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que le retrait des cinq points consécutifs aux infractions commises les 1er novembre 2019 et 12 mars 2017 serait intervenu en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite le moyen tiré du défaut d'information doit être écarté.
S'agissant de l'infraction commises le 7 mai 2019 :
9. Ainsi qu'indiqué au point 7, depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
10. Il résulte des mentions du même relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. B que l'infraction au code de la route relevée le 7 mai 2019 par procès-verbal électronique a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur produit une copie dudit procès-verbal, établi le jour de l'infraction, qui comporte sous l'énoncé de l'ensemble des informations exigées par la loi, la mention " refus de signer ". Dès lors, de M. B n'est pas fondée à soutenir que le retrait des trois points consécutif à l'infraction commise le 7 mai 2019 est intervenu en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite le moyen tiré du défaut d'information doit être écarté.
S'agissant des infractions commises les 3 décembre 2013 à 16h49, 23 février 2013 et 30 septembre 2009 :
11. Lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester, l'omission de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction, est sans influence sur la régularité du retrait de points résultant de la condamnation.
12. En l'espèce, il résulte des mentions portées sur le relevé d'information intégral relatif à la situation du permis de conduire de M. B que la réalité des infractions commises les 3 décembre 2013 à 16h49, 23 février 2013 et 30 septembre 2009 est établie par une condamnation devenue définitive prononcée, respectivement, par le tribunal de police de Puteaux et le tribunal de police de Longjumeau. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable doit être écarté.
S'agissant de l'infraction commise le 2 juin 2017 :
13. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. B que l'infraction commise le 2 juin 2017 a été constatée par procès-verbal électronique et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, lequel établit la réalité de l'infraction en application des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route. Toutefois, ces mentions ne permettent pas, à elles seules et en l'absence, notamment, de production d'une attestation de paiement ou de bordereau de situation émanant du comptable public, d'établir que l'intéressé se serait acquitté de l'amende forfaitaire correspondant à l'infraction en cause. Le ministre n'établit pas davantage que l'avis de contravention correspondant à l'infraction du 2 juin 2017 aurait nécessairement été adressé à M. B. Enfin le ministre ne produit pas le procès-verbal électronique relatif à l'infraction du 2 juin 2017. Par suite, le ministre n'apporte pas la preuve que le requérant a reçu, à l'occasion de cette infraction, les informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et en particulier celle relative à la qualification de l'infraction relevée, de sorte que l'intéressé a été privé d'une information déterminante lui permettant de connaître non seulement la nature mais également les conséquences de l'infraction relevée. Ainsi, le ministre n'est pas fondé à soutenir que M. B aurait, de fait, bénéficié à l'occasion de l'ensemble des infractions précédentes de l'ensemble des informations légalement exigées. Par suite, la décision par laquelle le ministre a retiré trois points du capital de son permis de conduire, à la suite de l'infraction constatée le 2 juin 2017, est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière et est de ce fait entachée d'illégalité.
S'agissant de l'infraction commise le 3 décembre 2013 à 16h47 :
14. En ce qui concerne l'infraction du 3 décembre 2013, le ministre de l'intérieur produit copie du procès-verbal électronique portant la mention " refus de signer ". M. A B a donc nécessairement pris connaissance des informations figurant sur le procès-verbal électronique et qui comporte en annexe la mention selon laquelle un retrait de points est prévu. Si ce procès- verbal électronique ne fait pas mention de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'exercer un droit d'accès, il résulte par ailleurs de l'instruction que M. B a bénéficié à l'occasion d'autres infractions mentionnées dans le présent jugement de l'ensemble des informations légalement exigées, y compris celle relative au traitement automatisé des points, et n'a donc pas été privé d'une garantie. Si l'infraction litigieuse a donné lieu à l'émission de titres exécutoires de l'amende forfaitaire majorée, établissant ainsi la réalité de l'infraction, mais n'a fait l'objet d'aucun paiement ultérieur, l'administration établit dans les circonstances de l'espèce s'être acquittée de son obligation de délivrer à l'intéressé les informations légalement requises.
S'agissant de l'infraction commise le 4 février 2017 :
15. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. B que l'infraction commise le 4 février 2017 a été constatée par procès-verbal électronique et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, lequel établit la réalité de l'infraction en application des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route. Toutefois, en l'absence de production du procès-verbal afférent au constat de l'infraction et de tout autre élément de nature à établir que le requérant aurait été informé de la qualification juridique de l'infraction, le ministre, ainsi qu'il est dit au point 13, n'est pas fondé à soutenir que M. B aurait bénéficié à l'occasion d'infractions précédentes de l'ensemble des informations légalement exigées. M. B est dès lors fondé à soutenir que la décision par laquelle le ministre a retiré trois points du capital de son permis de conduire, à la suite de l'infraction constatée le 4 février 2017, est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière et ainsi à demander l'annulation du retrait de trois points consécutifs à cette infraction
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré 3 points sur son permis de conduire pour chacune des infractions relevées, respectivement, les 4 février 2017 et 2 juin 2017.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. L'exécution du présent jugement implique seulement que l'administration reconnaisse à M. B le bénéfice de six points retirés à la suite des infractions commises les 4 février 2017 et 2 juin 2017. Il y a lieu, dès lors, d'enjoindre au ministre de l'intérieur, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, de réexaminer la situation de M. B pour en tirer les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé.
Sur les conclusions relatives aux dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur ce fondement par M. B.
D E C I D E:
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 31 juillet 2020 d'invalidation du permis de M. B ainsi que sur celles tendant à l'enregistrement du stage de sensibilisation à la sécurité routière et la restitution des quatre points afférents.
Article 2 : Les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a procédé au retrait de six points sur le solde de points du permis de conduire de M. B à la suite des infractions commises le 4 février 2017 et le 2 juin 2017 sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de reconnaître à M. B le bénéfice de six points retirés à la suite des infractions commises les 4 février 2017 et 2 juin 2017 et, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, de réexaminer la situation de M. B pour en tirer les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2022.
La magistrate désignée,
signé
Ch. C La greffière,
signé
B. Bartyzel
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026