jeudi 22 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2101631 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat Connin |
| Avocat requérant | LERAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 24 février 2021 et le 9 février 2023, M. A E, représenté par Me Lerat, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir le compte rendu de son entretien professionnel au titre de l'année 2019-2020, ensemble la décision du 21 décembre 2020 par laquelle la rectrice de l'académie de Versailles a maintenu les termes de ce compte rendu ;
2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Versailles de retirer ces décisions de son dossier administratif et de procéder à une nouvelle appréciation de sa valeur professionnelle dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 600 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée du 21 décembre 2020 a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle entachée d'un vice de procédure, dès lors que l'avis de la commission administrative paritaire académique du 16 décembre 2020 a été émis dans des conditions irrégulières ;
- les décisions attaquées reposent sur des faits matériellement inexacts ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de sa valeur professionnelle ;
- elles constituent une sanction disciplinaire déguisée ;
- elles s'inscrivent dans un contexte de harcèlement moral ;
- elles sont constitutives d'une discrimination en raison de son engagement syndical ;
- elles sont entachées d'un détournement de procédure ;
- elles sont entachées d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2023, la rectrice de l'académie de Versailles conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 9 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 82-451 du 28 mai 1982 ;
- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Connin, conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, après présentation du rapport :
- les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Sanches, substituant Me Lerat, pour M. E.
Considérant ce qui suit :
1. M. A E, alors brigadier-chef, a été détaché en 2011 dans le corps des secrétaires administratifs de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, et titularisé dans ce corps le 1er septembre 2012. Il a été affecté au collège Jean-Baptiste Clément de Colombes, puis au lycée Claude Garamont de Colombes, et enfin, à compter du 1er septembre 2019, au collège Albert Einstein de Magny-les-Hameaux où il exerce les fonctions d'adjoint gestionnaire. Il a été convoqué le 28 septembre 2020 à un entretien professionnel le 7 octobre 2020 au titre de l'année 2019-2020. Cet entretien, conduit par M. B F, principal du collège Albert Einstein de Magny-les-Hameaux, a donné lieu à un compte rendu établi et signé par ce dernier le 14 octobre 2020. Par un courrier du 10 novembre 2020, M. E a saisi la commission administrative paritaire académique qui a émis un avis défavorable à la révision de ce compte rendu lors de sa séance du 16 décembre 2020. Par une décision du 21 décembre 2020, la rectrice de l'académie de Versailles a maintenu les termes du compte rendu de l'entretien professionnel de M. E au titre de l'année 2019-2020. Celui-ci demande au tribunal l'annulation de cette décision et du compte rendu de son entretien professionnel au titre de l'année 2019-2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée du 21 décembre 2020 a été signée par Mme D C, cheffe de la division des personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé, qui a reçu délégation de signature à cet effet de la rectrice de l'académie de Versailles par un arrêté du 29 septembre 2020, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la région d'Île-de-France. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée du 21 décembre 2020 manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision par laquelle l'autorité hiérarchique, après avis de la commission administrative paritaire, communique au fonctionnaire, en application du dernier alinéa de l'article 6 du décret du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État, le compte rendu définitif de l'entretien professionnel n'entre dans aucune des catégories de mesures qui doivent être motivées en application du code des relations entre le public et l'administration. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation dont serait entachée la décision attaquée du 21 décembre 2020 est inopérant.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 30 du décret du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires : " La commission administrative paritaire se réunit sur convocation de son président. L'acte portant convocation est adressé par voie électronique aux membres de la commission au moins huit jours avant la séance. Il fixe l'ordre du jour. " Le premier alinéa de l'article 39 du même décret prévoit que : " Toutes facilités doivent être données aux membres siégeant au sein des commissions administratives paritaires par les administrations pour leur permettre de remplir leurs attributions. En outre, communication doit leur être donnée de toutes pièces et documents nécessaires à l'accomplissement de leur mission huit jours au moins avant la date de la séance. " Enfin, en vertu du deuxième alinéa de l'article 41 du même décret, les trois quarts au moins des membres des commissions administratives doivent être présents lors de l'ouverture de la réunion.
5. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
6. Il ressort des pièces que la commission administrative paritaire académique compétente à l'égard des secrétaires administratifs de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, composée de six représentants titulaires et de six représentants suppléants de l'administration et de six représentants titulaires et de six représentants suppléants du personnel, s'est réunie le 16 décembre 2020 pour émettre un avis sur la demande de M. E tendant à la révision du compte rendu de son entretien professionnel au titre de l'année 2019-2020.
7. D'une part, les membres de la commission ont été convoqués par un courrier électronique 4 décembre 2020, soit plus de huit jours avant la séance du 16 décembre 2020, conformément à l'article 30 du décret du 28 mai 1982. Par ailleurs, s'ils n'ont reçu par voie électronique que le 9 décembre 2020, soit moins de huit jours avant la séance du 16 décembre 2020, les documents préparatoires à cette séance, en particulier les éléments relatifs à la demande de révision du compte rendu de l'entretien professionnel de M. E au titre de l'année 2019-2020, ce dépassement d'un jour du délai fixé par le premier alinéa de l'article 39 du décret du 28 mai 1982 n'a pas, dans les circonstances de l'espèce, privé le requérant d'une garantie et n'a pas été susceptible d'exercer une influence sur le sens de l'avis de la commission.
8. D'autre part, il ressort du procès-verbal de la commission que l'ensemble des personnes présentes lors de la séance du 16 décembre 2020 était au nombre des représentants de l'administration et du personnel inscrits sur la liste figurant dans l'arrêté du 21 décembre 2018 de la rectrice de l'académie de Versailles fixant la composition de la commission administrative paritaire académique compétente à l'égard du corps des secrétaires administratifs de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur. Il ressort en outre du même procès-verbal que lors de l'ouverture de la réunion du 16 décembre 2020, étaient présents quatre représentants du personnels et six représentants de l'administration, soit au moins trois quarts des membres de la commission, conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 41 du décret du 28 mai 1982.
9. Enfin, la mention dans le procès-verbal selon laquelle " le compte rendu n'a pas lieu d'être annulé " constitue un résumé des échanges entre les membres de la commission et non la transcription des propos tenus par Mme D C. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette dernière aurait entretenu une animosité envers le requérant de nature à influer sur son appréciation en sa qualité de présidente de la commission et qu'elle aurait ainsi manqué à son devoir d'impartialité.
10. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision attaquée du 21 décembre 2020 aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière doit être écarté.
11. En quatrième lieu, M. E fait valoir que, dans le compte rendu de son entretien professionnel au titre de l'année 2019-2020, la rubrique " 2.2 Événements survenus au cours de la période écoulée ayant entraîné un impact sur l'activité (nouvelles orientations, réorganisations, nouvelles méthodes, nouveaux outils, etc. " n'a pas été renseignée, alors que l'épidémie de covid-19 a impliqué des réorganisations et de nouvelles orientations qui ont eu des répercussions sur la gestion budgétaire et matérielle du collège Albert Einstein de Magny-les-Hameaux. S'il ressort du courrier électronique du 12 décembre 2022 de M. F que ce dernier a estimé que l'épidémie de covid-19 n'était pas au nombre des événements concernés par cette rubrique, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier qu'il n'aurait pas tenu compte, pour évaluer la valeur professionnelle du requérant, des conséquences de l'épidémie de covid-19 qui a perturbé le fonctionnement de l'ensemble du collège.
12. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en estimant que la qualité de l'expression écrite de M. E est " à améliorer " et que " la gestion matérielle est satisfaisante ", le principal du collège aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des compétences professionnelles et techniques du requérant. Si la gestion budgétaire n'a pas été évoquée dans la rubrique " 3.1.1 Les compétences professionnelles et technicité ", elle a été mentionnée dans d'autres rubriques du compte rendu attaqué, notamment au titre de l'appréciation littérale qui souligne que M. E " a montré qu'il sait maîtrise certaines compétences attendues des adjoints gestionnaires (gestion budgétaire et matérielle) ". A cet égard, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en fixant comme objectif à M. E de " perfectionner sa gestion budgétaire au service des apprentissages et des actions éducatives et culturelles de l'établissement ", M. F aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation du niveau de compétence de l'intéressé en matière de gestion budgétaire.
13. Il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce qu'il soutient, M. E n'a pas toujours respecté les consignes qui lui étaient données. Il ressort également des pièces du dossier que les relations professionnelles entre le requérant et certains membres du personnel du collège Albert Einstein de Magny-les-Hameaux sont malaisées. Dans ces conditions, le principal du collège, qui ne s'est pas fondé sur des faits matériellement inexacts, n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la contribution du requérant à l'activité du service et de ses capacités professionnelles et relationnelles.
14. Le requérant ne conteste pas sérieusement avoir reçu, dès sa prise de poste au collège Albert Einstein de Magny-les-Hameaux, une fiche détaillant les missions d'un adjoint gestionnaire. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en estimant que son " aptitude au dialogue, à la communication et à la négociation avec les partenaires extérieurs est satisfaisante mais reste cependant à améliorer en interne ", le supérieur hiérarchique direct de M. E aurait commis une erreur manifeste d'appréciation. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que le requérant, contrairement à ce qu'il soutient, a omis à plusieurs reprises de communiquer par écrit les consignes à l'agent d'accueil et à l'agent de maintenance, en dépit des rappels du principal du collège. Dans ces circonstances, ce dernier, qui ne s'est pas fondé sur des faits matériellement inexacts, n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de l'aptitude de M. E à l'encadrement.
15. Si l'appréciation générale sur la valeur professionnelle, la manière de servir et la réalisation des objectifs de M. E au titre des années précédentes, et en particulier l'année 2018-2019, a été meilleure en comparaison de celle au titre l'année 2019-2020, cette seule circonstance n'est pas de nature, compte tenu notamment du changement de poste intervenu au 1er septembre 2019 et eu égard à ce qui a été dit précédemment, à établir que le compte rendu de l'entretien professionnel du requérant au titre de l'année 2019-2020 serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. En outre, compte tenu de ce qui a été dit au point 13 du présent jugement, en indiquant que les capacités professionnelles et relationnelles de M. E sont " à acquérir ", le principal du collège n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
16. En se bornant à indiquer que l'attitude " très irrégulière " de M. E " interroge voire a parfois inquiété son chef d'établissement ", M. F n'a pas, contrairement à ce que soutient le requérant, insinué que ce dernier serait " dangereux ". En outre, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'appréciation littérale du principal du collège serait entachée d'une erreur manifeste.
17. En se bornant à constater, dans la rubrique " 4 - Acquis de l'expérience professionnelle ", que M. E " n'a pas souhaité, en cette année 2019/2020, assurer les fonctions d'assistant de prévention ", le principal du collège n'a pas entendu critiquer le choix de l'intéressé.
18. Enfin, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que les objectifs assignés à M. E au titre de l'année 2020-2021 seraient entachés d'une erreur manifeste d'appréciation.
19. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
20. En cinquième lieu, une mesure revêt le caractère d'une sanction disciplinaire déguisée lorsque, tout à la fois, il en résulte une dégradation de la situation professionnelle de l'agent concerné et que la nature des faits qui ont justifié la mesure et l'intention poursuivie par l'administration révèlent une volonté de sanctionner cet agent.
21. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, les décisions attaquées ne révèlent pas, dans les conditions dans lesquelles elles sont intervenues, une volonté de l'administration de sanctionner M. E, notamment en raison des faits ayant justifié qu'un avertissement lui soit infligé le 5 juin 2019 lorsqu'il était affecté au lycée Claude Garamont de Colombes. Par suite, ces décisions ne revêtent pas le caractère de sanctions déguisées.
22. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur, dans sa rédaction applicable au litige : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'évaluation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : / 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; / 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; / 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. / () ".
23. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, de tels faits répétés doivent excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
24. M. E n'apporte aucun élément susceptible de faire présumer l'existence du harcèlement moral allégué. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
25. En sixième lieu, si M. E soutient qu'il a été victime d'une discrimination en raison de son engagement syndical, il n'étaye ses allégations sur aucun élément susceptible de faire présumer l'existence d'une telle atteinte au principe d'égalité de traitement des personnes.
26. En dernier lieu, le détournement de procédure et le détournement de pouvoir allégués ne sont pas établis.
27. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation du compte rendu de son entretien professionnel au titre de l'année 2019-2020 et de la décision du 21 décembre 2020 de la rectrice de l'académie de Versailles.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
28. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de M. E aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
29. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. E demande au titre des frais exposés par lui elle et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée pour information à la rectrice de l'académie de Versailles et au principal du collège Albert Einstein de Magny-les-Hameaux.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juin 2023.
Le magistrat désigné,
signé
N. Connin
La greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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N° 1901371
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N° 1908679
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026