LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2101989

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2101989

jeudi 8 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2101989
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantSELARL CABANES AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 9 mars, 4 mai et 7 juin 2021, la société Pigeon TP Centre Ile-de-France, représentée par Me Bouliou, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, de sursoir à statuer dans l'attente de l'arrêt de la cour administrative d'appel ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler le titre de recette n° H0008716 émis et rendu exécutoire le 18 décembre 2020 par le centre hospitalier de Plaisir à l'effet de recouvrer la somme de 142 548,44 euros ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Plaisir la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- elle a interjeté appel du jugement du tribunal qui constitue le fondement du titre exécutoire contesté, de sorte qu'il y a lieu de sursoir à statuer dans l'attente de l'arrêt de la cour administrative d'appel à intervenir ;

- à titre subsidiaire, le titre exécutoire attaqué est irrégulier dès lors qu'il n'est pas signé par l'ordonnateur ;

- il est entaché d'une erreur quant à la date du jugement rendu par le tribunal ;

- la créance mise à sa charge par le titre attaqué n'est pas fondée, dès lors que le décompte du marché s'élève en réalité à la somme de 33 068,31 euros en sa faveur.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 20 mai et 4 juin 2021 et 28 avril 2023, le centre hospitalier de Plaisir, représenté par Me Cabanes, conclut au rejet de la requête, et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Pigeon TP Centre Ile-de-France au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête ne relève pas de la compétence du juge administratif ;

- la requête est irrecevable, dès lors que le titre de recette attaqué a été émis pour l'exécution d'un jugement du tribunal administratif, exécutoire de plein droit, et que le tribunal n'a pas vocation à se prononcer sur le bien-fondé de son propre jugement, d'autant que la juridiction d'appel est saisie ;

- l'appel n'a pas d'effet suspensif, et la cour administrative d'appel n'a pas prononcé de sursis à exécution, de sorte que la société requérante ne peut prétendre, à titre principal, au sursis à statuer ;

- les moyens relatifs à la régularité formelle du titre sont inopérants, dès lors que l'appréciation de la régularité formelle de la poursuite relève de la compétence du juge de l'exécution ;

- il produit le bordereau de titres de recette signé ;

- la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté la requête de la société requérante par un arrêt du 16 mars 2023.

Le directeur départemental des finances publiques des Yvelines a présenté des observations, enregistrées le 12 avril 2021.

Par une ordonnance du 2 mai 2023, la clôture de l'instruction a été reportée au 16 mai 2023.

Par un mémoire, enregistré le 4 mai 2023, la société Pigeon TP Centre Ile-de-France déclare se désister de sa requête.

Vu :

- le jugement n° 1404876 du 21 novembre 2019 du tribunal administratif de Versailles ;

- l'arrêt n° 20VE00132 du 16 mars 2023 de la cour administrative d'appel de Versailles ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Caron, première conseillère,

- les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Bernard pour le centre hospitalier de Plaisir.

Considérant ce qui suit :

1. Par un marché conclu le 30 septembre 2004, le centre hospitalier Jean-Martin Charcot, aux droits duquel vient le centre hospitalier de Plaisir, a confié à la société Star, aux droits de laquelle vient la société Pigeon TP Centre Ile-de-France, le lot n° 17 " Aménagements extérieurs " des travaux de construction d'un ensemble immobilier hospitalier situé à Plaisir (Yvelines). Le marché de la société Pigeon TP Centre Ile-de-France a été résilié en mars 2012 et, le 22 août 2013, le centre hospitalier de Plaisir lui a notifié le décompte général du marché, faisant apparaître un solde débiteur pour l'entreprise de 295 467,07 euros toutes taxes comprises (TTC). Par un mémoire en réclamation du 27 septembre 2013, la société Pigeon TP Centre Ile-de-France a contesté ce décompte, et le 16 janvier 2014, le maître de l'ouvrage a rejeté partiellement cette réclamation et a ramené le solde débiteur du décompte général à 157 193,17 euros TTC. Par un jugement rendu le 21 novembre 2019, le tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de la société Pigeon TP Centre Ile-de-France tendant à la condamnation du centre hospitalier de Plaisir à lui verser la somme la somme de 33 068,31 euros TTC au titre du solde du marché. Le 18 décembre 2020, le centre hospitalier de Plaisir a émis à l'encontre de la société Pigeon TP Centre Ile-de-France un titre de recettes n° H0008716 à l'effet de recouvrer la somme de 142 548,44 euros correspondant au solde débiteur du lot n° 17 tel qu'il ressort des motifs du jugement rendu le 21 novembre 2019. La société Pigeon TP Centre Ile-de-France demande l'annulation de ce titre de perception.

Sur les conclusions de la requête :

2. Par un mémoire, enregistré le 4 mai 2023, la société société Pigeon TP Centre Ile-de-France a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de la société Pigeon TP Centre Ile-de-France une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par le centre hospitalier de Plaisir et non compris dans les dépens en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Pigeon TP Centre Ile-de-France.

Article 2 : La société Pigeon TP Centre Ile-de-France versera au centre hospitalier de Plaisir la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Pigeon TP Centre Ile-de-France, au centre hospitalier de Plaisir et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.

Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Grenier, présidente,

Mme Caron, première conseillère,

M. Connin, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.

La rapporteure,

signé

V. Caron

La présidente,

signé

C. Grenier

La greffière,

signé

A. Esteves

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions