lundi 14 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2102321 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SCP SAID LEHOT WATREMEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 mars 2021 et 22 juin 2022, M. A B, représenté par Me Watremez-Dufour, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier Sud Francilien à lui payer la somme de 48 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis à la suite de sa demande de réintégration sur un poste vacant, cette somme étant assortie des intérêts à compter du 16 mars 2021 et de la capitalisation des intérêts ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision du 3 février 2021 prononçant son licenciement n'est pas motivée ;
- en s'abstenant d'engager une procédure de licenciement dès la réception de sa demande de réintégration anticipée par lettre du 20 janvier 2020 et en attendant le terme de son congé non rémunéré, le centre hospitalier a méconnu les dispositions des articles 23 et 30 du décret du 6 février 1991, entaché la décision d'une erreur manifeste d'appréciation et ainsi commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;
- l'établissement a commis une autre faute en s'abstenant de rechercher un emploi vacant du même grade, voire d'un grade inférieur comme il l'avait demandé ;
- il a subi un préjudice financier et moral dans la mesure où il n'a pas pu percevoir des indemnités de chômage dans l'attente de retrouver un emploi et a été maintenu en situation précaire pendant douze mois sans pouvoir postuler sur un autre emploi ni cotiser et valider des trimestres pour la retraite.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 5 avril et 2 septembre 2022, le centre hospitalier Sud Francilien, représenté par Me Magnaval, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. B la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le centre hospitalier fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 13 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 91-155 du 6 février 1991;
- le décret n° 2011-744 du 27 juin 2011 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gibelin, rapporteur,
- les conclusions de Mme Ghiandoni, rapporteure publique,
- et les observations de Me Safatian, représentant le centre hospitalier Sud Francilien.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, recruté par un contrat à durée indéterminée du 17 janvier 2000 pour exercer les fonctions de chef de garage au sein du centre hospitalier Sud Francilien, a été placé sur sa demande en congés pour convenances personnelles à compter du 1er janvier 2018 pour une durée de trois ans. Il a sollicité par courriers des 20 janvier et 26 octobre 2020 sa réintégration anticipée sur un poste correspondant à son grade ce qui lui a été refusée. Par un courrier du 29 septembre 2020, il a également demandé sa réintégration à l'issue de son congé, le 31 décembre 2020. Par un courrier du 16 décembre 2020, le centre hospitalier, ne disposant pas de poste vacant a mis en œuvre la procédure de licenciement. C'est ainsi que par un courrier du 3 février 2021 prenant effet à l'issue d'un préavis de deux mois le 10 avril 2021, M. B a été licencié et invité à présenter une demande de reclassement. Par un courrier du 10 février 2021, l'intéressé a sollicité son reclassement. Ensuite, il a présenté par lettre du 16 mars 2021 une demande indemnitaire préalable relative aux conditions dans lesquelles il a été licencié. Cette demande a été implicitement rejetée. Enfin, le centre hospitalier a informé M. B, par un courrier du 13 avril 2021, que son reclassement sur un emploi de niveau équivalent était impossible faute d'emploi vacant et a confirmé son licenciement à la date du 10 avril 2021. Le requérant demande au tribunal de condamner le centre hospitalier à indemniser les préjudices qu'il estime avoir subis.
Sur la responsabilité du centre hospitalier :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Enfin, aux termes de l'article 44 du décret du décret du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière : " Lorsque () l'administration décide de licencier un agent, elle lui notifie sa décision par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre précise le ou les motifs du licenciement () ".
3. En l'espèce, la décision du 3 février 2021 par laquelle la directrice des ressources humaines du centre hospitalier Sud Francilien a prononcé son licenciement, à laquelle n'était joint aucun document, ne vise, ni ne cite ni ne mentionne aucun texte. Elle est donc insuffisamment motivée en droit. Une telle irrégularité constitue une faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 21 du décret du 6 février 1991 : " L'agent contractuel pour une durée indéterminée peut solliciter, dans la mesure compatible avec les nécessités du service, un congé non rémunéré pour convenances personnelles, à condition de ne pas avoir bénéficié d'un congé pour création d'entreprise ou d'un congé pour formation professionnelle d'une durée d'au moins six mois dans les six ans qui précèdent sa demande de congé. / Ce congé est accordé pour une durée maximale de trois ans renouvelable dans la limite d'une durée totale de dix années () ". Aux termes de l'article 23 du même décret : " I.-Pour les congés faisant l'objet des articles 19, 21 et 22, l'agent sollicite, au moins trois mois avant le terme du congé, le renouvellement de son congé ou sa demande de réemploi par lettre recommandée avec accusé de réception. / II.-Si l'agent, physiquement apte, a sollicité son réemploi dans le délai mentionné au I, il est réemployé, au terme du congé, dans les conditions définies aux articles 30 et 31. / Si l'agent n'a pas fait connaître sa décision dans le délai mentionné au I, il est présumé renoncer à son emploi. L'administration l'informe sans délai par écrit des conséquences de son absence de réponse. En l'absence de réponse de l'agent dans un délai de quinze jours à compter de la réception de ce courrier, il est mis fin, de plein droit et sans indemnités, au terme du congé, au contrat de l'agent. / III.-L'agent peut demander, dans les mêmes conditions que celles prévues au premier alinéa qu'il soit mis fin au congé avant le terme initialement fixé. Cette demande est adressée à l'administration en respectant un préavis de trois mois au terme duquel il est réemployé dans les conditions définies aux articles 30 et 31. / Toutefois, en cas de motif grave, notamment en cas de diminution des revenus du ménage, les conditions de réemploi définies aux articles 30 et 31 s'appliquent dès réception par l'établissement de la demande de réemploi de l'agent. ". L'article 30 prévoit que : " A l'issue des congés prévus aux titres IV, V et VI, les agents physiquement aptes et qui remplissent toujours les conditions énumérées à l'article 3 sont réemployés sur leur emploi ou occupation précédente dans la mesure permise par le service. Dans le cas contraire, ils sont licenciés et disposent d'une priorité de réemploi dans l'établissement pour exercer des fonctions similaires assorties d'une rémunération équivalente. ".
5. Il résulte de ces dispositions que l'agent en congé non rémunéré peut solliciter qu'il soit mis fin à un tel congé avant le terme initialement fixé, sous réserve du respect d'un préavis de trois mois à l'issue duquel il est soit réemployé sur son emploi précédent ou à défaut sur un emploi similaire assorti d'une rémunération équivalente, soit licencié.
6. Au cas particulier, il résulte de l'instruction que M. B a sollicité qu'il soit mis fin à son congé non rémunéré, dont le terme était initialement fixé au 31 décembre 2020, de manière anticipée par un courrier du 20 janvier 2020 reçu le 27 janvier suivant, sans faire état d'un motif grave susceptible de rendre inapplicable le préavis de trois mois. Dans ces conditions, le centre hospitalier, qui ne pouvait légalement opposer à cette demande la circonstance que son congé n'était pas arrivé à son terme et qui n'a ni réintégré ni licencié M. B au terme du délai de préavis de trois mois, a méconnu les dispositions précitées au point 4 et commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 1er du décret susvisé du 27 juin 2011 : " Le corps des techniciens et techniciens supérieurs hospitaliers est classé dans la catégorie B () ". Aux termes de l'article 2 de ce décret : " Le corps des techniciens et des techniciens supérieurs hospitaliers comprend les trois grades suivants : / 1° Technicien hospitalier ;/ 2° Technicien supérieur hospitalier de 2e classe ; / 3° Technicien supérieur hospitalier de 1re classe () ".
8. En l'espèce, il résulte de l'instruction que M. B, qui avait sollicité par courriers des 20 janvier et 26 octobre 2020 sa réintégration anticipée, et par un courrier du 29 septembre 2020 sa réintégration à l'issue de son congé non rémunéré pour convenances personnelles, a été licencié par la décision du 3 février 2021 au motif de l'absence de réemploi à l'issue de ce congé dans la mesure où le poste qu'il occupait a été pourvu par un agent titulaire de la fonction publique et à défaut de poste vacant correspondant à son grade et à ses compétences. Si le centre hospitalier produit un tableau des postes de technicien supérieur hospitalier en 2020 et 2021, il ressort des pièces du dossier, notamment des bulletins de salaire de M. B, que celui-ci n'avait pas le grade de technicien supérieur hospitalier. Ainsi, le centre hospitalier ne rapporte pas la preuve, qui lui incombe, non seulement que le poste du requérant n'était plus vacant mais également qu'aucun poste correspondant à son grade et M. B était susceptible d'occuper n'était pas vacant à l'issue de son congé. Il est par suite fondé à soutenir qu'en refusant de le réintégrer et en le licenciant par la décision du 3 février 2021 en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 30 du décret du 6 janvier 1991 susvisé, le centre hospitalier a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne le préjudice financier :
9. Toute illégalité commise par l'administration constitue une faute susceptible d'engager sa responsabilité, pour autant qu'il en soit résulté un préjudice direct et certain.
10. En premier lieu, M. B n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité fautive de la décision du 3 février 2021 prononçant son licenciement pour solliciter une indemnité au titre d'un préjudice financier qui résulterait du défaut de perception des indemnités de chômage du mois de février 2020 au mois de février 2021.
11. En second lieu, aux termes de l'article L. 5422-1 du code du travail : " Ont droit à l'allocation d'assurance les travailleurs involontairement privés d'emploi (), aptes au travail et recherchant un emploi qui satisfont à des conditions d'âge et d'activité antérieure. ". Aux termes de l'article L. 5422-2 du même code : " L'allocation d'assurance est accordée pour des durées limitées qui tiennent compte de l'âge des intéressés et de leurs conditions d'activité professionnelle antérieure. Ces durées ne peuvent être inférieures aux durées déterminées par décret en Conseil d'Etat (). Aux termes de l'article L. 5422-3 de ce code : " L'allocation d'assurance est calculée soit en fonction de la rémunération antérieurement perçue dans la limite d'un plafond, soit en fonction de la rémunération ayant servi au calcul des contributions mentionnées aux articles L. 5422-9 et L. 5422-11. / Elle ne peut excéder le montant net de la rémunération antérieurement perçue. / Elle peut comporter un taux dégressif en fonction de l'âge des intéressés et de la durée de l'indemnisation. ". Aux termes de l'article L. 5424-1 du code du travail : " Ont droit à une allocation d'assurance, lorsque leur privation d'emploi est involontaire ou assimilée à une privation involontaire ou en cas de cessation d'un commun accord de leur relation de travail avec leur employeur, et lorsqu'ils satisfont à des conditions d'âge et d'activité antérieure, dans les conditions prévues aux articles L. 5422-2 et L. 5422-3 : () 2° Les agents non titulaires des collectivités territoriales et les agents non statutaires des établissements publics administratifs autres que ceux de l'Etat () ". Il résulte de ces dispositions qu'un agent visé au 2° de l'article L. 5424-1 du code du travail a droit aux allocation d'assurance chômage dès lors qu'apte au travail, il peut être regardé comme ayant été involontairement privé d'emploi et poursuit la recherche d'un emploi.
12. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que l'agent contractuel en congé pour convenances personnelles qui a sollicité sa réintégration dans les conditions et délais prescrits, n'a pu être réintégré dans son emploi précédent ni réemployé sur un emploi similaire assorti d'une rémunération équivalente en l'absence de poste vacant, est maintenu d'office en congé sans rémunération pour convenances personnelles et doit être regardé non seulement comme étant involontairement privé d'emploi mais aussi comme étant à la recherche d'un emploi au sens de l'article L. 5421-1 du code du travail. L'agent peut ainsi s'inscrire comme demandeur d'emploi et bénéficier des allocations pour perte d'emploi auxquelles il peut prétendre, le bénéfice d'une indemnisation chômage étant ouvert dès lors que l'administration est dans l'impossibilité de réemployer l'agent dans les conditions prévues par la réglementation et n'étant pas conditionné au licenciement préalable de l'agent.
13. En l'espèce, dès lors que le centre hospitalier, qui ne pouvait légalement opposer au requérant la circonstance que son congé non rémunéré n'était pas arrivé à son terme, devait se prononcer sur le réemploi de M. B dès l'échéance du délai de préavis de trois mois suivant sa demande de réintégration anticipé reçue le 27 janvier 2020 et n'a opposé à son réemploi l'absence de poste vacant susceptible d'être occupé par l'intéressé que par un courrier du 16 novembre 2020, le requérant est fondé à se prévaloir d'un préjudice au titre du défaut de perception des indemnités de chômage du 27 avril 2020, date du terme du préavis de trois mois, au 16 novembre 2020, date à laquelle son employeur a émis le document lui permettant de bénéficier des indemnités de chômage auxquelles il avait droit. Il y a donc lieu de condamner le centre hospitalier à réparer le préjudice financier constitué par l'absence de perception de l'allocation d'aide au retour à l'emploi du 27 avril 2020 au 16 novembre 2020. Toutefois, l'état de l'instruction ne permettant pas de déterminer précisément le montant de l'indemnité due à M. B à ce titre, il y a lieu de renvoyer ce dernier devant le centre hospitalier pour liquidation de cette indemnité.
En ce qui concerne le préjudice moral :
14. Eu égard à l'incertitude dans laquelle le centre hospitalier a laissé M. B et aux inquiétudes qui en ont résulté, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par le requérant du fait des illégalités fautives relevées aux points 6 et 8 du présent jugement, en condamnant le centre hospitalier Sud Francilien à lui verser une somme de 3 000 euros.
En ce qui concerne les intérêts et leur capitalisation :
15. M. B a droit aux intérêts au taux légal sur les sommes mentionnées aux points 13 et 14 à compter du 22 mars 2021, date de la réception de sa demande indemnitaire préalable.
16. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 19 mars 2021, date d'enregistrement de la requête. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 22 mars 2022, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le centre hospitalier Sud Francilien demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier Sud Francilien le versement à M. B de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier Sud Francilien est condamné à verser à M. B la somme de 3 000 euros au titre de son préjudice moral.
Article 2 : M. B est renvoyé devant le centre hospitalier pour qu'il soit procédé à la liquidation de l'indemnité à laquelle il a droit au titre du préjudice financier constitué par l'absence de perception de l'allocation d'aide au retour à l'emploi du 27 avril 2020 au 16 novembre 2020.
Article 3 : Les sommes fixées aux articles 1er et 2 porteront intérêts au taux légal à compter du 22 mars 2021. Les intérêts échus à la date du 22 mars 2022 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 4 : Le centre hospitalier versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Les conclusions du centre hospitalier Sud Francilien au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre hospitalier Sud Francilien.
Délibéré après l'audience du 24 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Mégret, présidente,
M. Demiguel, premier conseiller,
M. Gibelin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2022.
Le rapporteur,
signé
F. GibelinLa présidente,
signé
S. Mégret
La greffière,
signé
K. Dupré
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026